Adresses Aux François — [S.l.], 1795 [VD18 12022373]

Seite: 111
DOI Seite: 10.11588/diglit.27752#0121
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îoumettant la législation à la censuie d(es
représentants du peuple, en accordant a tous
la faculté de faire ce qu’aucune loi n'a dé-
fendu, elle concilioit les droits de la pro-
priété avec les besoins de l’Etat , la liberté
politique avec la sageiïe des loix, la liberté
civile avec l’ordre social. C’esfc ainsi qu'elle
prenoit sous sa proteélion toutes les person-
nes & tous les biens ; qu’elle mettoit les fonc-
tions judiciaires à l’abri des caprices ou des
erreurs de l’autorité; qu’elle rendoit les minis-
tres de la jusfcice supérieurs à l’influence du
crédit, comme aux passio.ns de la multitude ;
enfin , qu’elle plaçoit la nation à une distance
égale soit du despotisrae , soit de l’anarchie ,
deux sséaux qui n’ont été connus en France
que dans les tems de révolutions. Les rêve-
ries de nos législateurs insensés sont - elles
comparables à cette constitution ss belle ?

Vous dites qu’elle blesse l'égalité en éta-
blissant la distinélion des ordres. . . . Dites,
dites plutôt, qu’au lieu de former Je corps
politique d’une multitude d’individus , sans
organisation & sans lien, qui n’auroient pro-
duit qu’une masse informe , & non pas un
tout régulier, elle la composé de trois ordres
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