Adresses Aux François — [S.l.], 1795 [VD18 12022373]

Seite: 113
DOI Seite: 10.11588/diglit.27752#0123
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réclamer? Les premiers emplois n’ont-iîs pas
été honorés sou cent par des hommes que leur
mérite seu! y avoit élevés? Une distmélioti
sociale qui excite l’émulation, de ceux qui la
désirent , & imposent de nouveaux devoirs
à ceux qui l’ont obtenue, n’est-elîe pas avan-
tageuse à l’Etat ? Quand elle ne donnera plus
de privilèges pécuniaires, fera-t-elle quelque
tort au peuple i N avons.nous pas tous pour
y parvenir, & la proféiüon des armes, &
J’état de la magistrature-, & "beaucoup trop
de charges auxquelles on l’avoit attachée ?
Cette noblesse , en un mot, qui brille sur
la scène du monde, n’est - ce pas du tiers-
état qu’elle est sortie ? Si une classe de citoyens
obtenoit communément les places honorables
& ruineuses, les emplois honnêtes & lucra-
tifs, n’étoient-ils pas réservés à l’autre? Enfin
les divers états de la vie civile ne doivent^
ils pas être mieux remplis , lorsque des sujets
s’y préparent pour ainsi dire depuis l’instànt
de leur naifsance ?

Ces hommes, bonnement orgueilleux
qui jettent un regard d’envie sur ce qui est
au-dessus d’eux , &un regard de complaisance
sur ce qui est au-dessous, voilà ceux qui se
plaignent de l’inégalité des conditions : ils

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