Adresses Aux François — [S.l.], 1795 [VD18 12022373]

Seite: 114
DOI Seite: 10.11588/diglit.27752#0124
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voucîroient que ce qui les précédé perdit san
rang, mais que ce qui les suit restât dans le
sien ; ils voudroient, si je puis m’exprimer
ainii , niveler devant eux , mais non pas
derrière.,.. Et cet pour servir leur sote vanité ,
que le peuple des campagnes s’est rendu si
misérable : cette pensée fait frémir. Ah! (oyons
sages & nous céderons de nous plaindre de
n’être pas égaux ; tâchons d’être heureux ;
le bonheur vaut bien une fantastique égalité.

Qu e dis-je? Ce n’est pas d’égalité qu’il
s’agit à présent : il s’agit de sauver la patrie s
& nous ne la sauverons pas avec une méta-
physique obscure à laquelle nous ne conce-
vons rien que les maux-qu’elle nous a faits *
nous ne la sauverons pas avec toutes ces
chimères qui nous ont si cruellement abusés.
Il faut pour la sauver , il faut la remettre fous
l’égide de notre religion sainte: & dans les
bras de l’autorité légitime. Hâtons - nous de
relever les autels du Dieu de nos pères ; ce
Dieu juste, mais clément, se laidera désar-
mer par nos larmes. Hâtons-nous de rétablir
notre ancien gouvernement. Ce gouverne-
ment éprouvé par quatorze siècles de gloire
& de prospérité 3 arrêtera le cours de nos
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