Adresses Aux François — [S.l.], 1795 [VD18 12022373]

Seite: 121
DOI Seite: 10.11588/diglit.27752#0131
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( î 2 r )

xuffit de leur saire connoître ses besoins»
Livrez-vous à vos sentiments naturels, & vos
cœurs tresfailleront encore au nom d HenriIV".
Rappeliez-vous du moins jusqu’à que! excès
Louis XVI porta son amour envers le peu-
ple. C’est dans le desir de soulager le peu-
ple , qu’il consentit sans répugnance à tous
les sacrïsices qui lui surent proposés ; c’est
dans la crainte de saire couler le sang du
peuple, qu'il endura sans se plaindre, l’usur-
pation de ses droits les plus légitimes, & ce
déluge de souffrances , d’outrages, d'ignomi-
nies , qui inondoit sa tête sacrée. Jusques sur
î’échafaud , il donna au peuple des témoi-
gnages de sa tendresse , & son dernier soupir
fut encore un vœu pour le bonheur de ce
peuple ingrat. Quoi! vous vous êtes jettes ,
en insensés , dans les bras d’un Tvlirabeau ,
d’un Roberspierre, de tous ces vils & cruels
artisants de notre ruine, & vous resuseriez
votre confiance aux frères d’un roi si généreux,
aux petits-fils du bon Henri ! liquides François,
ils ne gémissent que sur nos peines; ils ne
soupirent qu’après le moment qui leur don-
nera la liberté de voler à notre secours; ils met-
tent à profit pour nous les profondes leçons
fie l’infortune, & la seule sélicité qu’ils puiL
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