Adresses Aux François — [S.l.], 1795 [VD18 12022373]

Seite: 126
DOI Seite: 10.11588/diglit.27752#0136
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san empire, & ne veut pour sujets que clés
athées. A ces dissérents caractères , je recon-
nois des tyrans dans l’Assemblée Constituante*
dans la première législature , dans la Con-
vention Nationale. Mais nos Rois, à qui la
douceur de leur gouvernement concilroit
tous les cœurs : nos Rois qui se transmettoient
la bienfaisance comme une vertu héréditaire ÿ
& dont lame sensibîe fut toujours émue au
récit des malheurs du peuple, les traiter de
tyrans ! C’est un blasphême digne de soule-
ver contre ses auteurs l’indignation des Fran-
çois. Ouvrons l'histoire ; ion témoignage est
plus sûr que les insolentes déclamations de
nos démagogues. Parmi trente-trois souve*
rains que la descendance d’Hugue - Capet
nous a donnés , il en est un à qui l’histoire
reproche une excessive dureté : encore n’est-
ce pas sur le peuple que le bras de Louis XI
s’appesantissoit. Il en est un que l’histoire
accuse d’un a été defanatisme dont elle rougit :
encore la St. Barthélemi ne ssétriroit pas nos
saites , fi l’on n’eût pas abusé de la jeunesse
de Charles IX. ( t) Aucun autre ne fut jamais,

(i) Tous les histo riens rapportent qu’après avoir
grraché à Charles IX, l’ordre de la St. Barthélemi?
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