Adresses Aux François — [S.l.], 1795 [VD18 12022373]

Seite: 127
DOI Seite: 10.11588/diglit.27752#0137
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je ne dis pas coupable, mais soupçonné de
tyrannie; & la bonté des Robert, des Louis-
ie-Gros , des Philippe-Auguste , des St. Louis,
des Jean, des Charles V, des Charles VIII ,
des Louis XII, des Henri IV, des Louis XV,
des Louis XVI, de tant de Rois qui méritè-
rent le titre glorieux do bon , de fage , de pire,
du peuple, de bien aime , leur bonté sera célè-
bre à jamais. Louis XIV même, Louis XIV
dont le règne , fécond en prodiges , oppo-
sera toujours l’admiration de la postérité , aux
clameurs de la démocratie, Louis XIV, ce
monarque si jaloux de son autorité, & qui
ne fut cependant alïis sur son trône , qu’après
avoir subjugué la fronde , Louis XIV entraîné
par la clémence naturelle aux Bourbons, fie
grâce à tous les frondeurs. Et n’avons-nous
pas connu samé franche , généreuse , sensi-
ble , trop indulgente peut-être , de ces princes
eue le ciel a conduits dans des terres étran-
gères pour conserver à la France des libé-
rateurs ? La clémence signalera leur retour ;
la clémence est un besom pour leurs cœurs ;

on avança l’heure de l’exécution , parce qu’on savoïc
bien que ce jeune monarque l’auroit révoqué, s’il
eût été un instant livré à lui-même.
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