Adresses Aux François — [S.l.], 1795 [VD18 12022373]

Seite: 131
DOI Seite: 10.11588/diglit.27752#0141
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( ÏJÎ )

comme notre ancien gouvernement, purgé
de tous ses abus, amélioré clans son régime*
mais rétabli sur ses bases , e(l le seu! port
oùlevaiiTeau de l’Etat, battu de tant d’ora-
ges, puilîe trouver un réfugié aOsuré.

Je vous l’ai dit dans les adrelses précé-
dentes , & tout homme sensë vous le dira
de même , & une trop longue expérience
en eR là preuve. La constitütion de igqr
ne peut produire que la licence, avec tous
les fléaux qu’elle entraîne ; la république ne
peut produire qu’une succession perpétuelle
de despotisme et d’anarchie, avec les cala-
mités qui en sont la suite. L’une , vicieusë
dans toutes ses parties ; l’autre, inconciliable
avec l’étendue de notre empire &|le caractère
de nos mœurs, toutes deux engendrées au
sein de l’impiété & de la révolte, seraient
également une source intarissable d’agitations
& de désordres, un foyer inextinguible de
guerres civiles & étrangères ; puis après les
guerres les plus sanglantes , après les révo-
lutions les plus désastreuses , il faudrait en«
fin, ou que la France fut rayée du nombre
des empires 5 ou que la cause de la justice

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