Adresses Aux François — [S.l.], 1795 [VD18 12022373]

Seite: 132
DOI Seite: 10.11588/diglit.27752#0142
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& de la raison triomphât de l’iniquité et dé
la folie.

Accélérons le moment de son triomphe;
il sera le moment de notre délivrance. Tant
de maux qui nous accablent , nous instrui-
sent allez de nos erreurs: n’attendons pas
pour les reconnoître que la guerre & la fa-
mine ayent dévoré jusqu’au dernier des Fran-
çois. Les gémisscments de la patrie expirante
retentirent au fond de nos cœurs: n’atten-
dons pas pour lui tendre une main secou-
rable , qu’il ne soit plus tems de la sauver.
Helas ! il n’est que trop vrai que la patrie
est expirante, qu’elle périt par nos mains ,
que nous périsFons avec elle. Quelle est donc
cette fureur qui nous pousse à nous enseve-
lir sous ses ruines ?

La voie du salut s’ouvre devant nous ;
les conjonctures aétuelles nous en facilitent
l’entrée. 11 seroït superflu de vous dire que
nos triomphes nous procureroient une paix
honorable & facile, si l’autorité légitime ve-
noit la stipuler. Mais j’appelle votre atten-
tion sur ces faétions rivales qui se sont com-
battues & renversées mutuellement. Elles s©
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