Adresses Aux François — [S.l.], 1795 [VD18 12022373]

Seite: 137
DOI Seite: 10.11588/diglit.27752#0147
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rite paternelle de notre roi , pour courber
la tête sous le sceptre tyrannique de ses
aiïassins ? . . . . Quel mot ai-je prononcé ? Les
asfaiblis d’un roi qui ne vivoit que pour son
peuple, qui est mort pour son peuple, qui
règneroit encore , s'il eût moins aimé son
peuple. Et nous avons pu souffrir cet hor-
rible attentat! & nous obéissons encore aux
tyrans , aux exécrables tyrans qui ont im-
primé sur la France cet opprobre ineffaçable !
Et nos désastres & leurs forfaits ne nous don-
neront pas le courage de secouer les deshono-
rantes chaînes où ils nous tiennent captifs!
Nous avons donc perdu tout le soin de no*
tre gloire : il est donc éteint sans retour cet
antique amour de nos rois qui fit si long-
tems nos délices , qui nous dirigea si long-
tems dans le chemin de l’honneur, qui si
long-tems nous rendit célèbres parmi toutes
les nations. ... Je me trompe : ce sentiment
sublime n’est pas éteint, il ne peut pas l’être:
il étoit samé , il étoit la vie des François.
Descendons dans nos cœurs,, nous l’y trou-
verons encore. Le tourbillon de la révolte
en a obscurci la ssamme , il ne la pas étouf-
sée. Qu’elle reprenne enfin sa vivacité & son
«clat : elle nous éclairera sur toutes nos
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