Adresses Aux François — [S.l.], 1795 [VD18 12022373]

Seite: 144
DOI Seite: 10.11588/diglit.27752#0154
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Depuis la chute de Roberspierre , on de-
snandoit de toutes parts le libre exercice du
culte religieux ; vaines demandes que la
Convention refusoit d’entendre. Les iourna-
listes en prouvoient la nécessité ; vains rai-
sonnements que la Convention repoussoit loin
d’elle. Il étoit autorisé par la déclaration des
droits de l’homme , par le texte formel de
la constitution républicaine : les commissai-
res de la Convention Finterdisoient par des
arrêtés tyranniques. L’apostat Grégoire ,
comme s’il eût été pénétré d’un repentir salu-
taire, fit, au mois de janvier , une motion
éloquente & sage en faveur de la religion
catholique, nommément; la Convention ne
l’écouta qu’avec humeur. En haine de Robers-
pierre , elle a renversé l’idole qu’il présen-
toit à nos hommages comme la déelfe de la
raison : mais en haine delà Divinité, c’est:
à la raison seule, disons plutôt à la folie ,
qu’elle vouloit drelser des autels ; & tant
qu’elle s’est ssattée de persécuter impunément,
nous l’avons vue , déposant le masque de la
modération , établir son fystême d’athéisme
par une persécution déclarée, dont ses eom-
missaires étoient les minrstres.

Cependant les réclamations d’un grand

nombre
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