Adresses Aux François — [S.l.], 1795 [VD18 12022373]

Seite: 145
DOI Seite: 10.11588/diglit.27752#0155
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nombre de départements l’ont épouvantée ;
elle a craint, pour elle-même, les suites d’une
résistance plus longue : mais toujours hypo-
crite dans sa fausse douceur , elle n’a toléré
qu’un culte illusoire, impraticable. Feignant de
condescendre à nos vœux fortement pronon-
cés , elle s’esl: fait une étude de nous trom-
per par de frivoles apparences. Sous prétexte
d’accorder la même liberté à tous les cultes,
elle les a mis tous dans une égale servitude;
& pour citer encore les termes du rapport
de Boissy, elle a voulu infpirer le mépris de
tous les cultes ; elle a voulu que le culte de la
religion juccombat fous les efforts de la raifort,
fécondée par le gouvernement. A-t-elle r’ouvert
nos temples? A-t-elle rappellé nos palpeurs ?
Nous a-t-elle rendu les biens qui sormoient
la dote de nos églises ? Nous a-t-elle seulement
permis d’assurer à nos ministres une rétribu-
tion nécessaire? Non, non : point d’édifices
destinés au culte ; point de prêtres avoués
parmi nous; point de dotation publique, ni
de revenus certains ; point de temples dédiés
au Seigneur; point de sigues extérieurs pro-
pres à réveiller son idée : un panthéon hono-
rera dans la capitale les crimes des illustres
ennemis de Dieu ; Dieu lui-même n’aura de

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