Toutain, Jules
Recherche des antiquités dans le nord de l'Afrique: Conseils aux archéologues et aux voyageurs — Paris, 1890

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allumer du l'en au pied de la pierre, en prenant bien garde de ne
pas brûler l'estampage, ou même le détacher et le rouler entre
deux feuilles de papier à estampage sèches, qui feront l'office de
papier-buvard ; en arrivant le soir à l'étape, on achèvera de
sécher l'estampage auprès du feu ; mais ces deux procédés ne sont
que des pis-aller. On aura toujours tout avantage à attendre, pour
emporter un estampage, qu'il soit entièrement sec ; car alors on
peut le rouler ou le plier sans inconvénient. Il est préférable de
le rouler : on l'introduira ensuite soit dans un tube de fer blanc,
soit dans un tube de carton qui le protégeront contre les acci-
dents.

On peut aisément se faire fabriquer un tube de fer blanc de
celte sorte. On aura soin de le fermer par en bas et par en haut,
cela va sans dire ; on pourra aussi, et ceci est un détail qui a son
importance, faire souder à la partie supérieure et au-dessus du
couvercle, une boite en fer blanc de même diamètre où l'on mettra
l'éponge, et au besoin même de l'eau, si l'on doit traverser un
pays aride. De la sorte on aura toujours avec soi son papier, la
brosse, qui peut trouver place dans le corps du tube, l'éponge et
de l'eau.

Dans le cas où les inscriptions seront très endommagées, on
devra, si on a le temps, faire deux estampages du même texte.

Le papier à estampage devra être, ainsi qu'il a été dit, d'épais-
seur moyenne ; le papier Joseph est beaucoup trop faible. On peut
recommander le papier vergé d'Arches (i fr. 60 les 25 feuilles),
chez tous les grands papetiers. Un estampage fait sur un tel papier
peut se plier, se rouler et s'envoyer par la poste. R. Cagnat.

Ce procédé d'estampage a l'eau est applicable aux bas-reliefs ou
aux dessins en creux quand les saillies de la pierre ne sont pas
trop considérables; mais il faudra, pour estamper des documents
de cette sorte, superposer plusieurs feuilles de papier. Lorsque
l'estampage sera bien sec, on le recouvrira d'une dizaine d'épais-
seurs de feuilles du même papier qu'on mouillera avec de l'eau
faiblement additionnée de colle de farine ou d'amidon et on lais-
sera de nouveau sécher. Le tout sera détaché asec précaution, et
badigeonné intérieurement et extérieurement avec un vernis gras
fait d'une partie de cire et de résine dissoute dans cinq parties
d'essence de térébenthine (au bain-marie) ou une partie de cire
dans cinq parties d'huile ordinaire, — procédé moins recomman-
dable, mais dont on trouve les éléments plus aisément; — on évi-
tera l'excès de vernis gras. On pourra de ces estampages tirer
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