Toutain, Jules
Recherche des antiquités dans le nord de l'Afrique: Conseils aux archéologues et aux voyageurs — Paris, 1890

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72 PUNIQUE ET NÉOPUNÎQUË

nerfs, dans toutes le&Mireclions. Tantôt au contraire, à part un ou
deux caractères, qui sont jetés en dehors de la ligne, les lettres
sont ratatinées et réduites à n'être plus que de simples virgules;
elles se ressemblent au point de se confondre les unes avec les
autres et rendent la lecture de ces inscriptions très incertaine.

On reconnaît sans peine, en examinant avec attention ces deux
catégories d'inscriptions, qu'on est en présence d'un même alphabet
et on peut suivre les transformations successives qui l'ont amené à
ce dernier degré d'altération.

On trouvera plus loin (p. 77) le tableau de l'alphabet néo-pu-
nique.

Les Ieltres les plus caractéris-
tiques de cel alphabet sont Valef

X, le /":, qui a la forme d'un»' ren-
versé f\, le lamcd l'n et le t

ici/ . Ces lettres permettent de
reconnaître à première vue les
inscriptions néo-puniques. En
voici un spécimen (fig. 29).

o.x r\os /Xii) //o)'/

Fig. 20. — Stèle héo-pûnîque

« Au seigneur Baal Hammon, parce qu'il a entendu
leur voix et les a bénis, les citoyens de Maktar.
Au temps de nos seigneurs Arisam, fils de Massivân,
et Iasuktan, fils de Massigrân. »

Les inscriptions néopuniques sont beaucoup plus répandues et
plus variées que les inscriptions puniques; elles se ressentent des
habitudes de l'épigraphie latine; les formules se rapprochent
beaucoup de celles des inscriptions latines; l'onomastique mèm
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