Toutain, Jules
Recherche des antiquités dans le nord de l'Afrique: Conseils aux archéologues et aux voyageurs — Paris, 1890

Seite: 84
Zitierlink: i
http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/afrique1890/0092
Lizenz: Creative Commons - Namensnennung - Weitergabe unter gleichen Bedingungen
0.5
1 cm
facsimile
84

PUNIQUE ET NÉOPUNIQUE

chaud (flg. /|4). L'autel du bas-relief qui occupe la face latérale de
la stèle de Teima présente la même particularité.

Les principaux objets du culte étaient le cône sacré, image de
la divinité, le caducée, qui est le plus souvent dressé sur le sol et
muni d'une base, enfin de grands candélabres. On les trouve réunis
sur une stèle de Lilybée publiée dans le Corpus iriser, semiiicarum
(fig. 45). Nous ne connaissons ces différents objets que par des
représentations ; on n'en a pas encore retrouvé.

Fig. 4fi. Figurines de tsrre cuite. Fig. 47.

Les objets de métal, et plus particulièrement de bronze, devaient
être très répandus en Afrique. L'habileté des Phéniciens à tra-
vailler le métal était proverbiale. Les inscriptions nous attestent
l'importance de ce métier à Carthage. Malheureusement, on n'a
retrouvé que de bien rares débris du travail des orfèvres cartha-
ginois. Ce pays a subi trop de catastrophes. Le bronze étant un
objet de commerce, était réduit en morceaux et transformé en lin-
gots ou en monnaies. Le peu que l'on possède a été trouvé dans
des sépultures qui n'avaient pas été violées. C'est en dehors de l'A-
frique qu'on a le plus de chances de recueillir des spécimens de
l'industrie carthaginoise, spécialement en Italie, où leurs mar-
loading ...