Toutain, Jules
Recherche des antiquités dans le nord de l'Afrique: Conseils aux archéologues et aux voyageurs — Paris, 1890

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ROMAIN ET BYZANTIN

rence extérieure d'une inscription. Tout dépend de l'habileté du
graveur et des ressources dont il disposait. On devra donc être très
réservé dans les conclusions que l'on pourrait tirer de l'aspect
d'une inscription, surtout si c'est une inscription votive ou funé-
raire ; car alors il n'y a plus aucun critérium. Un texte convenable-
ment gravé peut être d'une époque relativement basse si l'on s'est
adressé à un bon faiseur d'ex-voto ou d'épitaphe ; tandis qu'une
inscription de bonne époque peut être très mal écrite, si elle l'a
été, dans une petite ville de l'intérieur, où les ouvriers étaient
maladroits et ignorants.

Pour compléter ce qui vient d'être dit sur l'écriture épigraphique
employée sur les monuments d'Afrique, il convient d'ajouter quel-
ques observations relativement à certaines lettres et à certains
signes d'écriture.

i° Lettres.

A. — La forme À; se trouve déjà à l'époque de Commode ;

La forme X est fréquente à partir du n° siècle;

On trouve aussi A, et ; mais il n'y a aucune conséquence à tirer
de cette altération de l'A monumental. On le constate à toutes les
époques, même au n° siècle : dans le discours de l'empereur Ha-
drien à Lambèse (fig. 70), la plupart des A ne sont pas barrés.

D'autres affectent la forme À où la baste droite de la lettre dé-
passe la ligne, tandis que la barre horizontale est légèrement rele-
vée vers la droite.

C. — La forme (f ou (T, est sinon propre à l'Afrique, au moins
très fréquente dans le pays à partir du ne siècle. Dans les textes
mal gravés, le G est souvent fait ainsi : (x, ce qui permet de le dis-
tinguer du C.

D. — On trouve parfois, sur les inscriptions funéraires surtout,
la forme 0 .

E. — La lettre E est souvent écrite sur les monuments par deux
barres verticales juxtaposées : II, ce qui est la forme de l'E dans
l'écriture cursive. Ex. : FIILIX, PARIINTI.

F. — On rencontre fréquemment la forme : f, avec une queue
légèrement inclinée vers la gauche et se prolongeant au-dessous de
la ligne. On devra plus d'une fois à cette particularité de pouvoir
distinguer sur une pierre un F d'un E quand celui-ci sera un peu
effacé ou endommagé par le bas.
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