Toutain, Jules
Recherche des antiquités dans le nord de l'Afrique: Conseils aux archéologues et aux voyageurs — Paris, 1890

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PREMIÈRE PARTIE

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colonnes, el ceux, ménagés dans les substructions des thermes,
dont les dispositions peuvent avoir le plus grand intérêt, ceux
d'Oudena par exemple.

Les Romains ont aussi pratiqué de nombreux puits, ou bien
creusés à de grandes profondeurs en travers des couches de roche,
ou bien encore dans des soulèvements qui comprennent des couches
de compacité différente, comme à Henchir Cheifa (fig. uy), où la
couche tendre et perméable a été
évidée assez largement pour for-
mer un grand réservoir.

L'alimentation de ces réservoirs
était, nous l'avons dit, faite quel-
quefois au moyen d'aqueducs
(souterrains ou sur arcades). Il en
reste de nombreux vestiges en
Afrique. On peut citer le grand
aqueduc de Carlhage qui menait
dans cette ville les eaux du Zaghouan et du Djougar. Cet aqueduc,
plusieurs fois remanié, est construit, tantôt en grands blocs, lantôt
en pisé revêtu de pierres de taille calcaires ou gréseuses, tantôt
en moellons. L'aqueduc de Bône (fig. 120), est un exemple inté-
ressant de construction en briques et blocage avec revêtement des
tympans en opus reticulatum. Les aqueducs étaient quelquefois
souterrains, comme l'aqueduc de Dougga; dans ce cas, des puits

Fig. 119.
Coupe des puits ù Benchir Cheifa.
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