Toutain, Jules
Recherche des antiquités dans le nord de l'Afrique: Conseils aux archéologues et aux voyageurs — Paris, 1890

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ROMAIN ET BYZANTIN

de morceaux empruntés à la côte, les fragments de sculpture byzan-
tine sont relativement plus rares; celte particularité s'explique
aisément : à celte date le plus grand nombre des églises des pé-
riodes précédentes y existait encore.

lill

' Mm

l'ig. 184. — Chapiteau byzantin Fig. 1SH. — Chapiteau byzantin

à la grande mosquée de Kérouan. à Mahédia.

Dans les édifices militaires, la construction a été poussée avec
une précipitation qui força à employer des méthodes rapides; de
curieuses remarques peuvent être faites à ce propos : repos pour
appuyer les cintres des arcs à
Haïdra (fig. 186), arcs repérés
et reposés après avoir été dé-
molis (Aïn-Tounga), etc.

Les constructions religieuses
ou civiles de la côte sont exé-
cutées on blocage avec enduits
de mortier ou de ciment de
tuileaux, comme à. l'époque
romaine (église de Lâmta) : ce
sont alors presque exclusive-
ment des édifices voûtés dans

lesquels apparaissent quelque- "t^^rf^^^j1y;-l—r
fois des fragments antiques ~~ "**ïS5-

utilisés par les constructeurs Fig. istï.

ou bien encore des morceaux 1,0110 ;i 1:1 °i'i>d°i|e d'Haïdra.

de grand appareil reposés avec

soin et placés avec une certaine recherche (église nommée actuel-
lement « Dar-cl-Kous », au Kef).

Dans les nécropoles, l'emploi delà mosaïque se maintient à celte
époque.
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