Toutain, Jules
Recherche des antiquités dans le nord de l'Afrique: Conseils aux archéologues et aux voyageurs — Paris, 1890

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PREMIÈRE PARTIE

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Un secours vicnl de Dieu et une victoire est proche
Annonce la bonne nouvelle «aux croyants, ô Mohammed 1
Ceci a été exécuté par l'honorable Boù Sa'ïd, dans le mois
[de ramadan de l'année 1041. »

Cette année io4i de l'hégire correspond à l'année i632 de notre
ère.

La courte inscription koûfique suivante que j'ai relevée, en 18G0,
sur une plaque de terre cuite dans la mosquée du village de Sidi
Oqba (Sahara; province de Constantine) servira, à défaut d'un
document plus étendu, d'exemple de lecture et de traduction de
l'arabe écrit en caractères koûfiques :

« Ceci est le tombeau de 'Oqba, fils de Nâfé' ; que Dieu lui témoi-
gne de la miséricorde ! »

Rien que la mort de 'Oqba Ben Nâfé' ait eu lieu dans le Ier siècle
de l'hégire, le vu0 siècle de notre ère, rien ne prouve que l'inscrip-
tion koûfique attachée à son tombeau soit contemporaine de cet
événement.

11. Duveyrier.

§ 2. — Monuments.

Le style arabe des monuments de Tunisie et d'Algérie procède
à la fois de traditions locales et de traditions orientales importées.
La construction (blocage, pisé, brique) présente l'emploi varié des
voûtes en coupole sur trompes et sur pendentifs, des voûtes d'a-
rête ou des voûtes en berceau.

L'appareil de ces constructions en Tunisie ou dans l'Algérie cen-
trale et orientale (Alger et Constantine) est peu remarquable, et
ne devient plus soigné qu'à mesure que l'on se rapproche du
Maroc. On en voit un bel exemple au minaret de la mosquée de
Mansourah près de Tlemsen. Comme les édifices arabes sont encore
pour la plupart bien conservés, on peut y étudier l'emploi du bois,
des charpentes apparentes, des faïences, des dallages en marbre,
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