Oppermann, Charles A. [Hrsg.]
Album pratique de l'art industriel et des beaux-arts — 2.1858

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ALBUM PRATIQUE DE L’ART INDUSTRIEL. — 2* ANNEE. — JUILLET-AOUT 1858.

22

Grille du bols de Boulogne.

( Porte de la Muette. )

Pt. 21.

Le prix de revient de cette grille est moindre que celui de la précé-
dente. Il peut être évalué à 160 fr. pour les parties comprises entre
les montants ornés.

Ces montants portent les armes de la ville de Paris, et sont soutenus
par des contre-forts à scellement, conformes au dessin figuré en
coupe.

Grilles en serrurerie d’ornement.

Pt. 22.

Les six motifs de grillages en fer forgé représentés par la planche 22
sont d’un effet très-satisfaisant en exécution.

Le premier est le grillage du chœur de la nouvelle cathédrale de
Nîmes.

Il rappelle les beaux ouvrages en serrurerie que l’on faisait au dix-
septième et au dix-huitième siècle.

Son prix peut-être de 200 à 250 fr. par mètre qunrré, car l’ouvrage
en est très-délicat.

La fig. 2 représente le grillage d’une baie intérieure du vieux châ-
teau de Stuttgard.

Les rosettes centrales de cette grille sont dorées, et son effet général
est très-riche.

Elle a dû coûter de 300 à 350 fr. par mètre quarré.

La fig. 3 est la grille du chœur de la chapelle du Volto-Santo à
Lucques. Elle est moins coûteuse que la précédente. Les rosettes plus
petites qui relient entre elles les différentes parties quadrilobées dont
elle se compose, sont dorées ainsi que les pointes des flèches qui rem-
plissent les vides restants.

La fig. h est une grille de fenêtre qui a été relevée sur une maison
de Strasbourg. Elle est très-simple, mais d’un bon effet et d’une con-
struction facile. Son prix peut être évalué à 70 ou 80 fr. par mètre
quarré.

La fig. 5 est assimilable à la fig. 2 parce qu’elle renferme plusieurs
détails difficiles à faire venir de forge.

La fig. 6 est un motif courant que Ton peut réaliser à volonté en fonte
ou en fer forgé. Il peut valoir environ 30 fr. par mètre quarré en fonte
et environ 70 fr. en fer forgé.

REVUE DES EXPOSITIONS.

C’est dans les Expositions permanentes ou périodiques que se nourrit
et se développe le plus efficacement le sentiment des beaux arts.

Quelle que soit la forme que revête alors le spectacle : tableau, sta-
tue, gravure, figure ciselée ou moulée, l’enseignement moral est le
même, et le progrès du goût en est la conséquence certaine.

C’est pourquoi Ton ne saurait trop multiplier ces concours et ces
groupements synoptiques où, en peu d’instants, le spectateur est mis
au courant de l’état du mouvement artistique, de la nature des idées
prédominantes, et de la forme préférable pour les exprimer.

Voici quelques renseignements sur les principales Expositions du
présent ou de l’avenir.

Exposition universelle «les Beaux-Arts pour f *50.

Il a été décidé, assure-t-on, qu’une exposition des Beaux-Arts pour
la peinture, la sculpture, la gravure, aurait lieu en 1859. Il est plus que
probable que les œuvres de nos artistes seront placées, comme en 1857,
dans les galeries du palais de l’Industrie, aux Champs-Élysées, les salles
du nouveau Louvre n’étant pas encore terminées. L’ouverture de
l’exposition serait, ajoute-t-on, fixée au mois d’avril, et l’envoi des ou-
vrages au mois de mars.

Exposition «le Dijon.

Les autorités municipales de Dijon n’ont rien négligé pour donner â
cette exposition, consacrée aux produits des arts, de l'industrie et de
l’agriculture, tout le développement et tout l’éclat désirables. Elles
ont eu soin de s’assurer le bienveillant concours des notabilités de la
ville et du Département, et la commission d’exécution (section des

Beaux-Arts), composée de MM. Pérignon, Cugnolet, Joli et Lagier,
s’est acquittée avec un zèle louable du rôle actif qui lui était confié.

Cette exposition présente, au premier coup d’œil, un ensemble des
plus agréables et des plus satisfaisants. La plupart de nos artistes les
plus renommés y sont représentés. Si elle ne renferme pas un grand
nombre d’œuvres capitales, les productions de mauvais aloi, sauf de
bien rares exceptions, en été du moins éliminées avec soin. C’est un
acte de courage et de bon goût dont on doit savoir gré à la commis-
sion, qui a tenu aussi à faire jouir les amateurs étrangers des princi-
pales richesses que renferme le musée de Dijon. Grâce à cette atten-
tion, ces visiteurs peuvent en même temps admirer la salle des
sculptures, celle qui la suit, et surtout la grande salle des Gardes, où
sont placés les tombeaux des ducs de Bourgogne, les statues et les
bustes des hommes illustres de celte province, et plusieurs tableaux
importants.

Voici ce qui a été fait pour les ouvrages des artistes anciens, dont un
catalogue, rédigé il y a quelques années, donne la description détail-
lée. Quant aux œuvres envoyées par les artistes modernes, elles ont été
diposées avec goût dans les différentes salles du musée, où, depuis l’ou-
verture de l’exposition, les artistes et les amis des arts se portent avec
empressement.

Exposition «l’Alençon.

Près de cent cinquante artistes ont concouru â l’exposition d’Alen-
çon, où ont figuré plus de cinq cents tableaux, gravures, aquarelles,
lithographies, statuettes, vitraux et autres objets d’art. Histoire, paysage,
genre, portrait, nature morte, rien n’a manqué à la collection de ta-
bleaux réunis dans cette ville.

Comme tableaux d’histoire, on a remarqué la Démence de Charles FI,
de M. Magaud, et Samson et Dalila, de M. Gislain. La première de ces
toiles figurait à Paris, à l’exposition de 1857 ; la seconde n’avait point
encore été exposée : c’est une œuvre bien faite.

Les paysages étaient assez nombreux; MM. Henri de la Blanchère,
Alfred Foulongne, Georges Bouet, Mozelin, Michelez, Tamisier, Legrip,
ont envoyé d’excellentes choses.

Parmi les toiles de genre, on a cité le Fieux Fagabond, de M. Mo-
nanteuil; la Prière, de Mlle Lecran; Y Aiguiseur philosophe, deM. Paul
Hamon ; deux charmantes toiles de Mlle Eudes de Guimard ; le Séduc-
teur et le Nécromancien, de M. Duveau.

Nous avons à signaler quelques portraits de M. Gislain, et surtout le
portrait d’un ancien magistrat d’Alençon, d’une ressemblance parfaite,
peint par M. Melotte.

Il y aussi de fort jolies choses parmi les tableaux de fleurs et de na-
ture morte, entre autres les Fleurs et Fruits et l'Offrande à la sainte
Fierge, de Mlle de Lonchamps ; le Bouquet de roses et les Fruits sus-
pendus à un mur, de Mme de Saint-Albin; les Dahlias, Poses, Prime-
vères, de Mlle Hertel; le Pensez-y bien et Iq [Pot-au-feu, exposé au
salon de 1857, de M. Paul Hamon, le peintre de nature morte.

Voici quelques-unes des récompenses décernées par le jury : Mé-
dailles d’or, MM. Le Harivel Durocher, à Paris (sculpture) et Richard,
à Alençon (dessins) ; — peinture : médailles d’argent, M. Bouet, à Caen ;
Mlle Eudes de Guimard, à Paris; MM. Paul Hamon, à Batignolles; Ma-
gaud, à Paris; Melotte, à Rouen; Morin, ù Rouen; Mme de Saint-Albin,
à Paris.

M. Langlois (Polyclès), à Sèvres, a obtenu la médaille d’argent pour
ses aquarelles, etM. Monanteuil, la même récompense pour ses dessins
à la mine de plomb.

Des tableaux de MM. Achille Oudinot, Francis Blin et de Mlle Long-
champs ont été achetés pour le musée d’Alençon, et, parmi les œuvres
d’art dont on a fait l’acquisition pour la loterie, nous citerons deux
aquarelles de Mlle Morin, deux dessins de M. Polyclès Langlois; les
Flâneurs, paysage, par M. Oudinot; l'Horticulture, par M. Bédouin;
un paysage de M. Engelhardt; la Fue du Mont Saint-Michel, par
M. Monanteuil; des bronzes de M. Isidore Bonheur; le Nécromancien,
deM. Duveau; la Petite fermière, par Mlle de Guimard; des Terres
cuites, de M. Fourdrin; la Falaise de Dieppe, par M. Bentabole; les
Enfants, par M. Harpignies, et les Bords de la Seine, par M. Des-
jobert.

Exposition «l’Angers.

L’exposition d’Angers, ouverte dans les premiers jours du mois de
juin et close le 30 juin, comprenait l’agriculture, l’horticulture, l’in-
dustrie et les beaux-arts. L’exposition a reçu, pendant un mois, 96,000
visiteurs.

Dans la section des beaux-arts (dessins), on a remarqué quelques
paysages d’une touche très-ferme dus à M. L.-R. Lebiez; un portrait
d’homme de M. Bodignier ; plusieurs autres portraits de M. Laplacet ; des
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