Oppermann, Charles A. [Hrsg.]
Album pratique de l'art industriel et des beaux-arts — 3.1859

Seite: 17-18
Zitierlink: i
http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/album_pratique1859/0017
Lizenz: Creative Commons - Namensnennung - Weitergabe unter gleichen Bedingungen
0.5
1 cm
facsimile
17

ALBUM DE L’ART INDUSTRIEL. — 3e ANNÉE. — MAI-JUIN 1 859.

18

\V 3. — ütrti=Juin 1859.

VL. 11, 12, 13, l'i.

Sommaire.

TEXTE. — Projets et propositions utiles. —98. Remplacement (le l’Obé-
lisque de Lougsor par un monument à la Concorde, et translation de l’Obélisque au
Jardin des Plantes. — notes et Documents. —Modèles de chaises en fer, de fau-
teuils et de tabourets (système Tronchon ). — Candélabres de la gare de Strasbourg,
du pont de la Concorde, et de la Piazza Grande, à Livourne. — Vases décoratifs en
marbre, en porcelaine et en poterie, de Florence et de Rome. — Consoles et clefs de
voûte de différents styles. — De la décoration des murs. — La Photographie appliquée
aux arts industriels. — Chronique des Beaux-Arts. — Translation de peintures
murales à Gênes. — Construction d’une nouvelle église à Cologne. — Inauguration des
travaux exécutés à l’église de Saint-Symphorien (Versailles). —Fouilles exécutées à
Byrsa (Carthage).

plahciies. — il. Chaises en fer. — 12. Candélabres. — 13. Vases décoratifs. —■
14. Consoles et modillons.

PROJETS ET PROPOSITIONS UTILES.

08 (1). Remplacement de l'Obélisque de Itouqgor

PAR UN MONUMENT A LA CONCORDE,
et translation de Vobèlisque au Jardin des Plantes.

Il existe dans un grand nombre de villes, et surtout en Italie, des
monuments qui ne sont ni des obélisques, ni des colonnes, ni des sta-
tues, et qui cependant décorent avantageusement les places publiques,
parce qu’elles sont en harmonie avec le style et l’ordonnance générale
des monuments qui les entourent.

Une des choses les plus choquantes et les plus anormales qui existent
dans Paris, dans cette capitale du goût et de la raison, c’est l'élévation,
au milieu d’une place de style moderne, d’un monument-égyptien, d’un
bloc de pierre détérioré, d’une sorte d’énigme dont le mot n’est pro-
bablement que d’un intérêt très-secondaire en proportion de la place
d’honneur qu’on lui accorde.

Nous voudrions qu’au centre de la place de la Concorde, au lieu de
cette laide et maigre aiguille en granit qui la dépare, on élevât un mo-
nument du plus beau marbre, avec grilles et balustrades en bronze
doré, avec statues et symboles qui soient en harmonie avec le goût
éminemment Français de tous les monuments qui l’entourent.

Au-dessus d’un soubassement quadrangulaire à pans coupés, percé
de quatre arcades dans l’axe des quatre chaussées qui convergent au
centre de la place, on trouverait un premier étage octogonal, garni de
riches balcons en bronze doré, pour l’usage des cérémonies publiques.
Des statues ou des trophées décoreraient les niches des angles.

Au-dessus s’élèverait un étage circulaire, également muni de bal-
cons; mais ceux-ci moins saillants et en marbre, rappelant, avec un
profil plus élancé toutefois, les balustres du pont de la Concorde, et des
palais du Garde-Meuble et du ministère de la Marine.

Au-dessus de ce deuxième étage s’en élèverait un troisième, com-
posé de huit colonneltes corinthiennes en marbre, supportant un dôme
en bronze doré orné d’écailles, comme le socle de la statue de la
colonne Vendôme.

Enfin, au-dessus de ce dôme, et debout sur son sommet, se trouve-
rait sept statues en bronze doré ou en verre fondu, se tenant par la
main comme les trois grâces de Jean Goujon, et représentant l’union
des six principales nations civilisées du globe : la France, l’Angle-
terre, les États-Unis, la Prusse, la Russie et Y Italie.

Mais que faire de l’obélisque, dira-t-on? Voici notre opinion sous
toutes réserves.

L’obélisque est venu à sa place actuelle par la Seine, on pourrait lui
faire simplement reprendre et continuer le chemin déjà commencé, et
opérerait sa translation au Jardin des Plantes, où il sera mieux placé,
avec les antiquités de toute nature du Muséum, et auprès des Ibis et

(1) Pour la suite des Numéros, voir les Nouvelles Annales de la Construction, le
Portefeuille économique des machines et les Nouvelles Annales d’Agriculture.

0 — H.

deslchneumons naturels qui s’y trouvent, qu’au milieu de la plus belle
place du monde, entouré de palais et de monuments d’un style tout
différent.

C. A. Oppermann.

Paris. — 1er Mai 1859.

NOTES ET DOCUMENTS.

Modèles «le chaises cil fer,

de fauteuils et de tabourets (système Tronchon).

I‘L. 11.

L’usage des chaises et fauteuils en fer tend à se répandre de plus
en plus dans les promenades publiques et dans les parcs ou jardins
des particuliers.

La PL 11 représente les modèles les plus courants de ce genre- de
meubles que fabrique la maison Tronchon, fournisseur du bois de
Boulogne et des Ghamps-Élysées à Paris.

La fig. 1 représente un tabouret d’un genre fort simple, et cependant
ne manquant pas de grâce.

Les fig. 2, 3, k reproduisent divers modèles de chaises plus ou moins
ornementés.

La fig. 5 représente une chaise simple par son dessin d’ensemble,
mais riche par ses détails.

Les fig. 6 et 7 fournissent deux modèles de fauteuils diversement
ornementés et très-élégants.

Enfin, la fig. 8 représente une chaise riche d'ornements et s’assortis-
sant avec le fauteuil de la fig. 6.

Pour préserver de l’oxydation ces chaises et fauteuils métalliques,
on les enduit d’une couche de vernis jaunâtre, orné de cercles bruns
fondus, qui les rend aussi plus agréables à la vue, en leur donnant
l’aspect de meubles en bambou, dont la légèreté rappelle en effet celle
du fer, mais qui lui seraient infiniment inférieurs au point de vue de la
solidité et de la durée.

£an«léllabres «1» I» Gare «1® Strasliourg,

du pont de la Concorde, et la Piazza Grande, à Livourne.

PL. 12.

Nous avons déjà publié deux modèles de candélabres et becs de
gaz (lra année, PI. 20; 2” année, PI. 25). Nous continuons cette collec-
tion par la publication de ces trois modèles d’un genre approprié aux
emplacements qu’ils décorent.

Le candélabre du pont de la concorde est le plus ornementé des
trois modèles que nous donnons; peut-être pourrait-on lui reprocher
un peu de lourdeur dans la base.

Le candélabre de la Piazza Grande, à Livourne (Italie) offre des
formes plus sveltes et plus élancées. Tous les details en sont d’un goût
très-pur.

Enfin, le candélabre de la gare de l’Est, à Paris, est d’un aspect
agréable, tout en ne présentant que des formes très-simples et sans or-
nements de détail.

■Vases iléroratifs en marbre ,

en porcelaine et en poterie, de Florence et de Rome.

PL. 13.

La PI. 13 représente quatre types de vases décoratifs dont les
formes générales sont assez élégantes et peuvent convenir pour la
garniture de niches, de piédestaux isolés, de dessus de consoles, etc.

La fig. 1 représente un vase en marbre blanc qui décore l’escalier de
l’hôtel du Nord, à Florence. La ville de Florence est tout spécialement
riche en beaux vases de tous les genres et de toutes les substances.

1859. — 3
loading ...