Oppermann, Charles A. [Hrsg.]
Album pratique de l'art industriel et des beaux-arts — 3.1859

Seite: 45-46
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ALBUM DE L’ART INDUSTRIEL.

S E P T EM R R E - 0 G T 0 B R E 1859.

3* ANNEE

4G

«ne manche de 11 50 de longueur et une lance de 0m.012 d’orifice,
sont indiqués dans le tableau suivant :

CHARGE

en mètre
mesurée
au manomètre.

DÉBIT

par

seconde.

AMPLITUDE

du

jet.


lit.

m.

3

0.54

5.25

8

0.88

10.50

13

1.15

12.00

15

1.25

12.25

En portant à 21m.25 la longueur de la manche, l’amplitude des jets
a été réduite, avec les mêmes pressions, à 5 mètres, 9m.25, 10m.80 et
1 lm.25

On a adopté le chiffre de 0m.012 pour l’orifice des lances, parce que
dans les bois, avant l’amélioration du système de distribution, lorsque
les pressions variaient généralement de 8 R15 mètres, c’était le diamètre
qui donnait la meilleure division de l’eau pour l’arrosage des routes.
Avec une moindre pression, un orifice plus petit donnerait un moindre
débit, mais une meilleure division; pour les pressions supérieures, on
pourrait augmenter le diamètre en obtenant encore un bon répandage ;
mais la nécessité d’avoir un modèle uniforme pouvant s’adapter indis-
tinctement sur tous les points, a fait adopter le diamètre de 0m.012
comme une moyenne satisfaisant à toutes les pressions que présente la
canalisation du bois.

La dépense de l’arrosage à la lance s’élève à 55,000 fr., ainsi ré-
partis :

Intérêt et entretien des bouches en plus. 13,800'

Entretien et renouvellement des manches et lances. G,200

Six mois d’une demi-journée de 120 cantonniers. 35,000

Total. 55,000'

L’expérience a démontré qu’il fallait 120 cantonniers pour arroser
les 54,000 mètres carrés de chaussée du bois, soit 4,500 mètres pour
chacun. En cinq heures, un cantonnier fait trois arrosages de la chaus-
sée et un des trottoirs, qui ne pouvaient être arrosés dans le système
des tonnes; c’est, en ayant égard aux trottoirs, comme s’il arrosait
trois fois 5,000 mètres carrés de chaussée.

L’arrosage d’un mètre carré de chaussée coûte donc par jour

55,000

Ï2ÔX5 000x180 = °’00051- Une lance> en tenant compte du temps
perdu produit par le passage des voitures et les déplacements, débite
un litre par seconde, soit 18,000 litres par cinq heures; elle répand

18,000

par conséquent par métré carré ——— = 3\6, quantité égale a celle

5,000

donnée par l’arrosage à la tonne, mais répandue en cinq heures au
lieu de sept. Le prix trouvé pour l’arrosage à la tonne étant de 0L0022,
il y a dès lors économie de plus du quart à arroser à la lance, indé-
pendamment des autres avantages de ce système.

Arrosage sur sels déliquescents. — Pour déterminer ce qui est relatif à
l’arrosage des routes, on doit indiquer un autre mode, qui a été expé-
rimenté au bois, d’après les conseils de M. Codsté, régisseur de la ma-
nufacture des tabacs de Dieppe, et ancien élève de l’école Poly-
technique. Ce procédé consiste à répandre sur les chaussées un sel
déliquescent.

Les essais ont porté sur le chlorure de magnésium, et surtout sur le
chlorure de calcium, qui peut être fabriqué à raison de 4 fr. à 15 fr.
les 100 kilog., suivant le procédé. Ce sel est fortement calciné pour lui
faire perdre le plus d’eau possible; il est amorphe par petits morceaux
qu’on pulvérise grossièrement. On en répand la poussière à la volée
sur la chaussée, à peu près comme on sème un champ. En admettant
le prix de4r.00 les 100 kiiog. de sel employé, le répandage de 1/4 de
kilog. par mètre carré coûte 0f.01. Sur l’avenue de l’Impératrice, où
les principales expériences ont été faites, l’usure de la chaussée, par
suite de l’activité de la circulation, a forcé d’enlever les détritus tous
les huit jours, en sorte que l’entretien de l’humidité de la chaussée a

l’eau sur l’avenue de l’Impératrice, par contre sur d’autres points du
bois où les mêmes expériences ont été renouvelées, un répandage de
1 /4 de kilog. a parfaitement résisté pendant plus de deux mois, ce qui
donnerait une économie notable sur l’emploi de l’eau.

Le procédé de M. Cousté donne une dépense qui croit avec la fré-
quentation des routes, tandis que les arrosages ordinaires en sont
presque indépendants. L’emploi du sel, avantageux en cas de fréquen-
tation faible ou moyenne, présente de plus l’avantage de laisser les
chaussées sans boue ni poussière, ce qu’on obtient difficilement avec la
lance , et même avec les tonnes.

Le calcul démontre que, sur les 113 hectares de pelouse, la dé-
pense est de 240 fr. par hectare environ, et porte les frais de l’arro-
sage à 670 fr.

La dépense de l’arrosage de l’hectare de chaussée, main-d’œuvre,
eau et frais de conduites compris, s’élève, d’après les mêmes bases et
les données précédentes, à 1,800 fr.

Ces prix, du reste, varieraient sensiblement si l’on arrosait seule-
ment les pelouses ou seulement les routes, parce que la dépense d’é-
tablissement de conduites est loin d’être en rapport avec le volume
d’eau écoulé.

La dépense totale pour la canalisation du bois, y compris celle des
conduites d’amenée placées sur des routes où elles font un service pu-
blic, et dont les frais d’établissement ont été imputés sur la distribution
générale des eaux, s’est élevée 4 1,520,000 fr.

Le nombre des robinets d’arrêts est de 385.

Celui des bouches de 1,600.

La longueur des conduites de 60,200 mètres, ce qui porte le prix du
mètre courant de canalisation à 22L97.

CHAPITRE V.

LACS, PIÈCES D’EAU, RUISSEAUX ET CASCADES.

Lacs, Pièces d'eau et Ruisseaux. — Les deux lacs de la partie centrale
du Bois de Boulogne ont été exécutés de 1853 à 1854, lors des pre-
miers travaux d’embellissements de cette promenade ; les déblais pro-
venant de leur creusement ont servi à niveler leurs abords, à élever le
monticule du rond Morlemart, et à combler d’anciennes allées droites
supprimées. Les terres étaient très-impropres à la végétation, aussi
a-t-il fallu faire postérieurement des travaux importants de drainage,
d’enlèvement et d’apport d’une couche de terre végétale sur les points
où elles étaient déposées.

Le petit lac a une surface de 30,000 mètres; creusé dans un sol peu
perméable, il a toujours bien tenu les eaux. Legrand lac d’une super-
ficie totale de 190,000 mètres, y compris deux îles d’une surface de
80,100 mètres carrés, a laissé échapper les eaux lorsqu’on a voulu l’em-
plir avant tout étanchement.

Moyen employé pour arrêter les filtrations. — Pour arrêter les filtra-
tions, on a utilisé les plaquettes calcaires provenant du creusement du
lac, et qui ont servi 4 faire des perrés maçonnés sur ses talus jusqu’au
niveau de l’eau; le fond a reçu un radier en béton de OMO d’épais-
seur, bien pilonné et recouvert d’un enduit en mortier de 0m.03; le
mortier a été formé de trois parties de sable provenant du bois, et
d’une partie de chaux hydraulique artificielle éteinte en pâte; le béton
était composé de deux parties de ce mortier et de trois de cailloux
siliceux pris dans les carrières du bois.

Le prix de l’étanchement du grand lac est revenu à 230,700 fr., soit
2'.Q9 par mètre carré d’enduit et ou de perré.

Les lacs ayant été creusés sur un sol en pente, leurs berges varient,
pour le petit lac de 0n\20 4 4 mètres de hauteur maximum ; pour le
grand, les berges de 6 mètres de hauteur au point haut pris des cas-
cades, s’abaissent de manière 4 se trouver en contre haut du sol natu-
rel à l’extrémité nord.

Alimentation des lacs.—Les deux lacs sont alimentés par les eaux
forcées venant de Chaillot; le grand reçoit en outre, comme nous
l’avons déjà dit, un volume de 8,000 mètres d’eau environ, provenant
du canal de l’Ourcq. Le trop plein du petit lac formant d’ailleurs une
cascade de 6 mètres de hauteur se déverse dans le grand.

coûte par jour et par mètre carré —— = 0f.00143.

Le répandage do l’eau coule à la lance. 0'.00051

Auquel on doit ajouter la valeur de l’eau, de 0'.05 le mètre
cube, soit 0'.0035 X 0f.05. 0 .000175

Total. 0'.000085

L’emploi du sel coûte donc un peu plus du double de l’emploi de

Ruisseau de la mare aux Riches. — Pour donner un écoulement aux
eaux de cette dernière pièce d’eau, on a exécuté, en 1855, le ruisseau
qui part de l’extrémité inférieure du grand lac qui, serpentant sous
bois, forme la petite cascade de la mare aux Biches, et vient se déver-
ser dans le réservoir de la grande cascade. Ce ruisseau, creusé sur une
porlion de son parcours dans le sable, a été étanché au moyen d’un
corroi en glaise dans les parties qui perdaient l’eau. Ce mode d’étan-
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