Oppermann, Charles A. [Hrsg.]
Album pratique de l'art industriel et des beaux-arts — 4.1860

Seite: 29-30
DOI Seite: 10.11588/diglit.26966#0023
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• V

L’ART INDUSTRIEL. -*i- /j* ANNÉE.

JUILLET-AOUT 1800.

30

Les têtes de marches sont vides pour donner plus de légèreté appa-
rente au travail, et diminuer la dépense. Les tiges verticales de la ba-
lustrade se trouvent fixées à des oreilles ménagées sur chaque marche.
Quand on le peut, il convient de placer une tige verticale, en fer forgé,
dans Taxe du noyau. Cette tige, scellée à la partie inférieure, est ta-
raudée à sa partie supérieure, et traverse un disque en fonte qui re-
couvre le noyau. Elle est saisie par un écrou qui assujettit ainsi les
diverses parties de l’ouvrage.

Chaque marche est striée à sa surface pour empêcher de glisser. Mais,
en prévision des chutes et des conséquences graves qu’elles peuvent
avoir sur des marches en fonte à arêtes vives et saillantes, la disposi-
tion qui consiste à recouvrir chaque marche en bois avec une arête soi-
gneusement arrondie, nous paraît bien préférable. Elle présente en
outre l’avantage d’être plus facile à nettoyer.

Dans tous les ouvrages représentés PL 17, la fonte est livrée à raison
de 60 fr. les cent kilogrammes.

Tôles découpées pour panneaux à jour.

Par M. Caxa.ru, Constructeur à Paris.

pl. ia.

Nous représentons dans la Pl. 18 l’un des nombreux modèles de
l’intéressante industrie créée presque de toutes pièces par M. Calakd.

En perfectionnant la trempe des outils et les appliquant à des presses
à balancier d’une construction spéciale et d’une plus grande dimension
que celles usitées jusqu'alors, M. Calakd a pu remplacer avantageuse-
ment le travail long et pénible du marteau, et exécuter avec une grande
netteté, et sur toute leur largeur, le perforage des plus grandes
feuilles.

Aussi les perforés métalliques ont-ils donné lieu, dans ces dernières
années, à des applications aussi nombreuses et variées, dans l’Art in-
dustriel, telles que celles qui ont été faites aux panneaux ornés, aux
meubles à jour, chaises et fauteuils, lits d’enfants, corbeilles et paniers
de fantaisies, kiosques, écrans, stores, etc.

Le prix des divers perforés métalliques peut varier de 8 fr. à 120 fr.
le mètre carré, suivant la dimension, la forme des trous, et la nature
du métal.

L’épaisseur des tôles peut varier de 0m.00075 à 0m.001, et le prix du
mètre carré de 13 à 15 fr. Un numéro intermédiaire a été récemment
créé pour trous ronds ou longs à volonté; il s’exécute en tôles de
0m.00t à 0m.00150, et coûte de 13 fr. 50 à 21 fr. 50 cent, le mètre
carré.

Le prix du zinc perforé le plus fin, qui ne peut s’exécuter qu’en zinc
n° 8, est de 12 fr. par mètre carré, avec des trous de 0n,.00075 de dia-
mètre.

Le perforage de cuivre comporte deux épaisseurs 0m.00035 et
0m.00050 ; par suite, deux prix : 25 et A0 fr. le mètre carré,

C. A. Oppermann.

Paris.— 1er Juillet 1860.

mosaïques.

IHonaïques en pierre litltogrupliique.

Quelques constructeurs ayant employé dans ces derniers temps un
nouveau système de dallages dans lequel la pierre ordinaire était rem-
placée par la pierre lithographique, nous croyons utile de porter à la
connaissance de nos lecteurs les renseignements que nous avons re-
cueillis sur cette question.

Ce mode n’est assurément pas le plus économique dont on puisse faire
usage, cependant on a trouvé jusqu'ici que la pierre lithographique
coûtait un peu plus cher que les autres, il est vrai, mais qu’elle se
détériorait moins facilement, qu’elle prenait par l’usage un poli d’un
grain plus fin, plus agréable, et qu’elle durait davantage.

Voici, du reste, les prix qui nous ont été communiqués par l'inven-
teur, et qui se rapportent à six dessins analogues à ceux que nous
avons déjà publiés sur le même sujet.

Polissage ordinaire Polissage fin.

N° 1. 11.75. 1A.00 le mètre carré.

N“ 2. 11.75. 1A.00 —

N° 3. 12.75. 15.00 —

N° h. 11.75. 16.00 —

N° 5. 20.00. 22.25 —

N» 6. 12.75. 15.00 —

REVUE PHOTOGRAPHIQUE.

Sfote sur la Plioto-litliograpliie

par le procédé Poitevin et le procédé Garnier-Salmon.

La photographie au charbon, qui n’est pas encore bien connue, pré-
sente l’avantage particulier d’éviter la coloration chocolat que Ton re-
marque sur les épreuves photographiques en général, et d’imiter la
gravure au point de ne pouvoir distinguer nettement l’original de l’é-
preuve qui en a été tirée. Elle a donné naissance à un art nouveau, la
photo-lithographie, qui peut être appelée à jouer dans l’Art industriel
un rôle important.

Les deux principaux procédés employés jusqu’ici, sont ceux de
MM. Poitevin et Garnier-Salmon. Us offrent une grande analogie,
quant aux matières premières employées, mais ils diffèrent essentielle-
ment quant aux résultats et à la manière de les obtenir.

Procédé deM, Poitevin.

La composition employée par M. Poitevin est formée de :

1 vol. de bichromate dépotasse (dissolution concentrée).

1 vol. albumine.

1 vol. eau.

On étend, avec un linge ou un pinceau, cette dissolution sur une
feuille de papier de même grandeur que la gravure à reproduire.

On la fait sécher en l’exposant au-dessus de la flamme d’une lampe à
alcool, et Ton obtient ainsi le papier sensible reproducteur après l’in-
solation.

On l’applique dessus la gravure originale, et après avoir mis ces deux
pièces sous une presse à reproduire les positifs, ou sous un carreau or-
dinaire, on l’expose aux rayons solaires.

Le temps de l’exposition dépend de l’intensité de la lumière du jour,
l’habitude seule peut servir de guide à cet égard.

On tamponne le papier avec de l’encre grasse, on le lave ensuite à
grande eau en le frottant légèrement à l’aide une éponge fine; c’est à
ce moment que l’image apparaît.

Toutes les parties du papier qui ont été exposées à l’action de la lu-
mière, conservent l’encre, qui s’enlève, au contraire, dans les parties
qui n’ont pas été soumises à cette action. Les noirs de la gravure sont
donc reproduits en blancs dans la copie, et vice versâ.

Retirant une seconde épreuve de celle-ci, on a la reproduction exacte
et sans inversion de la gravure.

Voici comment M. Poitevin a appliqué spécialement son procédé à la
photo-lithographie. On enduit la pierre lithographique de la dissolution
et on tire une épreuve, comme nous venons de le dire. Cela fait, on
passe à l’encre grasse et Ton plonge la pierre dans l’acide azotique, les
noirs sont protégés par l’encre, tandis que l’acide, guidé par la sub-
stance protectrice creuse la gravure dans la pierre, et fournit ainsi une
pierre lithographique qui peut servir à un tirage ordinaire.

Procédé Garnier-Salmon.

Le procédé Garnier-Salmon, dont M. Garnier poursuit seul l’appli-
cation, diffère complètement du précédent.

La composition employée consiste en poids égaux de bichromate de
potasse, de sucre et d’albumine en quantité variable.

Le papier se prépare de la même manière que le papier Poitevin.
Comme dans ce dernier procédé, on l’expose également à la lumière en
l’appliquant sur la gravure à reproduire, recouvrant le tout d’un verre
pour protéger et déterminer un contact parfait.

On étend ensuite au blaireau du charbon très-divisé, et, le plus léger
possible, du noir d’ivoire ou du charbon de fusain. Le noir adhère seu-
lement aux parties non impressionnées par la lumière, laissant intactes
celles qui ont subi l’action. Les noirs se trouvent ainsi reproduits en
noirs et les blancs conservent la même couleur. Le point délicat de l’o-
pération réside dans le lavage de l’épreuve de manière à enlever le bi-
chromate de potasse qui imprègne le papier. M. Garnier ne dit pas à
quel tour de main il a recours, mais nous sommes parvenu à en laver
avec de grandes précautions, et nous sommes convaincu que l’expé-
rience peut faire surmonter cette difficulté du procédé Garnier, qui ne
se remarque pas, il est vrai, dans le procédé Poitevin.

Expliquons maintenant les réactions chimiques qui se produisent dans
l’un ou l’autre cas.

Le papier Poitevin est enduit, comme on se le rappelle, de bichro-
mate de potasse et d’albumine, substance qui forme vernis sur le pa-
pier et le rend imperméable à l’encre, la lumière la détruit aux parties
insolées et lui fait perdre cette propriété.

Dans le papier Garnier, le sucre est une substance collante délayée
avec le bichromate: l’action des rayons solaires réduit le sucre en même
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