Oppermann, Charles A. [Hrsg.]
Album pratique de l'art industriel et des beaux-arts — 4.1860

Seite: 37-38
DOI Seite: 10.11588/diglit.26966#0027
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37 L’ART INDUSTRIEL. — à’ ANNÉE. — SEPTEMBRE-OCTOBRE 1860. 38

plus souvent ovoïdes, les couleurs sont quelquefois des couleurs au grand
feu rehaussées d'émaux ; mais le plus souvent le fond reste blanc éclatant
pour être couvert de couleurs dégradées, de peintures fines d une grande
délicatesse représentant des fleurs, des oiseaux , etc., plus voisines de
la nature, plus sévères que les décorations du vieux Sèvres. Ch. Lab.

Portes cochères en bois sculpté.

Rue de Grenelle-Saint-Germain 19, rue de Douai 4,
rue Taranne 25, rue Boursaull 6.

PL. 19, 20, 21, 22.

Les pl. 19, 20, 21, 22 représentent quatre portes coehères en bois
sculpté que nous avons distinguées dans divers quartiers de Paris. Bien
que de styles et de caractères différents, par l'harmonie et le bon goût
de leur ensemble aussi bien que par la perfection de leurs détails, ces
ouvrages nous ont paru pouvoir être cités comme des modèles du
genre, et comme de belles applications de la menuiserie artistique à
l'architecture des maisons de ville.

Voici les renseignements que nous avons pu nous procurer sur
chacun d’eux.

Porte de la rue de Grenelle-Saint-Germain n° 19.

Cette porte a été exécutée d’après les dessins de M. Sibf.rt, architecte, et se trouve
en parfaite harmonie avec la belle façade de la maison dont elle constitue un des plus
remarquables détails.

Elle est en chcne sculpté, et les grilles sont en fer forgé et en fonte d’ornement.

Son prix total, par estimation, peut être évalué à 1,200 fr. au moins ; car elle est
très-soigneusement finie dans toutes ses parties.

Porte de la rue de Douai n° 4.

Surface de 20 mètres à 30 fr.


OOO'.OO

Sculpture. — Motif du milieu.

50‘.00


Motifs des côtés.

00.00


Traverse d’imposte.

100 .00


2 coquilles et quadrilles.

120 .00


2 grilles d’imposte.

100 .00


2 marteaux.

50 .00



480f.00 ....

480.00

Ferronnerie.— 4 équerres à pivots.

00.00


1 fléau et accessoires.

100 .00


2 boutons dorés.

10.00


Serrure et verroux.

40.00



210r. 00 . . . .

210.00

Total.

L290L00

Porte de la rue Taranne n°

25.


Grands vantaux. — 2 montants de 4m.70 ....

9“.40


2 montants de 3m.40.

6 .80


4 traverses de im.30.

5 .20



21”.40 à 8 f.

171'.20

1 traverse circulaire.

1”.90 à 10 f.

00.80

Petits vantaux. — 4 montants de 2”.80.

11”.20


8 traverses de 1 rnètre. . . .

8 .00



19'".20 à 5 f.

96 .00

Moulures formant cadre. — 1".50 XI.

6”. 00


0 .80 X f.

32 .00


0 .40 X 1.

1 .00


0 .90 X <0.

9 .00


3 .00 X 2.

0 .00


0 .80 X 2.

1 .00 .


0 .80 X 1.

3 .20



59“.40 à 5'.50.

320.10

Sculpture des motifs des deux grands panneaux .


80.00

2 motifs de la frise à 100 fr.


200 .00

2 motifs dans l’imposte à 20 fr.


40.00



40 .00

4 équerres à pivots à 30 fr.


120.00

4 paumelles doubles à boules à 30 fr.


120 .00

2 paumelles doubles à boules à 20 fr.


40 .00

Espagnolettes et accessoires.


50 .00


.... *

25 .00

Total.

T,3C9'.70~

Porte de la rue Boursault n

« G.


Grands vantaux. — 4 montants de 1“.30 chacun.

15“.60


4 montants de 0“.80 chacun.

5 .20


4 montants de 1”.00 chacun.

5 .20



20”.00 à 8 fr.

208'.00

Petits vantaux. —- 4 montants de 2m.80 chacun.

H-.20


4 mentants de 0n,.80 chacun.

3 .20


8 montants de 1“.00 chacun.

8”.00



22”.40 à 5 fr.

112 .00

Total à reporter. .

320e. 00

Report. 320'.00

Sculpture-moulure formant cadre. — 0”.80 X 4 • • 3”.20

1 .20 X 4 . . 4 .80

0 .70 X 4 . . 2 .80

8 .90 X 1 • 8 .60

14m.40 à 5r.50. 79.20

2 parties cintrées à 1S fr. 30.00

2 panneaux table saillante de 1 ”‘.44 à 20 fr. 28 .80

2 panneaux table saillante de lm.92 à 20 fr. 38 .40

Moulures de faces. 30.00

2 panneaux en fonte pour l’imposte... 40 .00

2 poignées à 10 fr. 20.00

4 équerres à pivots. 120.00

4 paumelles à boules. 120.00

2 paumelles doubles à boules. .. 40.00

Espagnolettes et accessoires. 50.00

Serrure. 25.00

Total._94l'4if

REVUE PHOTOGRAPHIQUE.

Agrandissement des épreuves positives

Appareil tVoodward.

M. WoonwARD a importé récemment d’Amérique un appareil auquel
il donne le nom de chambre solaire et à l’aide duquel on pourra dés-
ormais donner aux épreuves positives telle grandeur que l’on voudra.
Voici en quoi consiste cet appareil :

K

M’

MM' est une boîte en bois noir que l’on dispose près d’une fenêtre,
dans la chambre où l’on opère; le miroir A, qui est en dehors, peut
prendre toutes les inclinaisons au moyen d’un bouton K placé sur la
boîte, c’est un réflecteur projetant les rayons solaires sur une grosse
lentille plan-convexe B qui les concentre sur l’épreuve négative de
l’objet à agrandir tirée par les procédés ordinaires, et placée dans un
cadre mobile au moyen d’un p:gnon H disposé sur la partie antérieure
de l’appareil ; O est un objectif ordinaire muni de ses deux lentilles E
et E'. La lentille B a un rayon de courbure tel que son foyer principal
tombe au centre optique même de la lentille E'. Cela posé, on voit que
l’épreuve négative C devient un objet lumineux dont on peut faire va-
rier à volonté la distance au foyer principal de la lentille E, celie-cien
crée donc une image réelle, agrandie sur un écran disposé dans la
chambre sur un système de rails, de manière que l’on puisse le mettre
au point; ce qui est facile et précis puisqu’on voit l’image se dessiner
sur l’écran.

11 est à remarquer que dans cet appareil le foyer de la lentille éclai-
rante B tombe sur le centre optique de la lentille E', ce qui fait que
les rayons lumineux sortent tous de l’objectif et contribuent par con-
séquent tous à la formation de l’image. Ce résultat ne peut être atteint
dans les autres appareils, parce que plus on veut agrandir l’image,
plus on intercepte de rayons et par suite moins l’image est nette et
pure.

M. Woodward vient donc de rendre un grand service à la Photogra-
phie; nous avons pu voir opérer avec son appareil, chez MM. Mayer
et Pierson, et nous y avons admiré une belle collection de portraits de
différentes dimensions. Nous avons pu nous convaincre alors de la pu-
reté des épreuves ainsi obtenues, dans leur détail et dans leur en-
semble.

Nous croyons devoir noter ici, qu’en 1851, l’un de nos plus habiles
opticiens, M. Duboscq, présenta à l’Exposition de Londres un appareil
devant servir à projeter sur un écran placé dans une chambre noire les
images agrandies d’objets transparents ou d’épreuves photographiques;
en 1855 il présenta à l’Exposition universelle une collection d’épreuves
représentant des objets microscopiques agrandis. Mais M. Dcboscq
n’appliqua jamais ses appareils qu’aux projections qu’il a coutume de
faire dans les cours publics, ou aux recherches scientifiques.

On voit, par ce que nous disions, qu’il y a déjà quelque temps que
l’on connaît en France le moyen d’obtenir des projections agrandies sur

ÉBÉNISTERIE ET SCULPTURE SUR BOIS.
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