Oppermann, Charles A. [Hrsg.]
Album pratique de l'art industriel et des beaux-arts — 5.1861

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L’ART INDUSTRIEL. — À'N$fP%PI$FVIER-FÉVRIER 1861.

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L’ART INDUSTRIEL.

ïi° 1. — Janutcr^furtcr 1861.

PL. 1, 2, 3, U, 5, 6.

INTRODUCTION.

LMrf Industriel entre aujourd’hui dans sa 5e année de Publication. Tous les jours il devient plus évident que les véritables
manifestations de l’Art moderne se trouvent surtout dans ces nombreux objets que les progrès de la civilisation générale font
naître chaque jour.

L’Art historique et l’Archéologie se trouvent de plus en plus relégués parmi les faits d’exception et de curiosité. Quelques ama-
teurs riches centralisent seuls l’achat et la vente des produits de l’Art ancien. Pour tous les besoins ordinaires de décoration,
d’ameublement et d’ornementation, l’art se marie à l’industrie, et la multiplication des modèles les plus élégants en fait diminuer
le prix de manière à les mettre à la portée de tous.

Nous continuerons donc à réunir, dans ce recueil, tous les motifs d’ornements usuels que l’Architecte, le Sculpteur, le Fon-
deur, le Modeleur, l’Orfèvre, le Serrurier d’art peuvent avoir à appliquer dans leurs œuvres.

Nous perfectionnerons de plus en plus l’exécution des planches, autant que pourra le permettre la modicité du prix que nous
désirons maintenir, rappelant toujours à nos lecteurs qu’ils veuillent bien ne chercher dans l'Album que de simples croquis
faits à un point de vue purement pratique , et non des planches de luxe dont le prix n’augmenterait pas l’utilité.

G. A. OPPERMANN.

Paris. — 1" Janvier 1861.

SOMMAIRE.

TEXTE. — Introduction. — Projets et Propositions. — 203. Nécessité de
donner aux concours de l’École des Beaux-Arts une Direction plus pratique. — Chro-
nique — Distribution des récompenses et des médailles à l’École des Beaux-Arts.—
Restauration de l’Église Saint-Étienne-dn-Mont. — Achèvement des frontons de l’hô-
pital de la Rihoisière. — Nouveaux candélabres du Boulevard de Sébastopol.— Nou-
veau lac du Bois du Vésinet. — Travaux exécutés dans le parc de Monceaux.—
Promenade» et Plantation». — Square de la tour Saint-Jacques-la-Bouche-
ric(PI. 1-2).— Fontes «l’ornement et Bronze» d’art. — Vases décoratifs en
fonte, Par MM. Barbezat et Durenne, Fondeurs à Paris (PI. 3).— Porcelaine» et
Cristaux. —Vases divers de la collection Julienne en cristal et en orfèvrerie (PI. 4).—
Serrurerie artistique.—Treille enfer forgé de Longjumeau, par M. Maurice Grand,
Architecte (PI. 5 .-Grille et porte de Grand-pré, près Vouziers (Ardennes) (PI. G).—Re-
vue photographique. — Modification du collodion albuminé.— Photo-Zincographie.

planches. — 1-2. Square de la tour Saint-Jacques-la-Boucherie. — 3. Vases
décoratifs en fonte, par MM. Barhezat et Durenne, Fondeurs à Paris. — 4. Vases di-
vers de la collection Jullienne en cristal et en orfèvrerie. — 5. Treille en fer forgé de
Longjumeau, par M. Maurice Grand, Architecte. — Grille et porte de Grandpré, près
Vouziers (Ardennes).

PROJETS ET PROPOSITIONS.

*03 (1). Aéeessité de donner aux concours .

de l'École des Beaux-Arts une Direction plus pratique.

Il est impossible d’assister à l’exposition annuelle des concours qui
ont lieu à l’École des Beaux-Arts sans être frappé de l’esprit absolu-

(1) Pour la série complète des Numéros, voir les Nouvelles Annales de la Construc-
tion, le Portefeuille ecoi oir.ique des Machines et les Nouvelles Annales d’Agriculture.

0 — 23.

ment anti-pratique et anti-moderne qui semble diriger le choix des
sujets.

Ce ne sont que Palais princiers, qu’Ambassades, pour une puissance
de premier ordre, que Théâtres pour une capitale et autres projets fas-
tueux que la plupart des architectes n’auront jamais à traiter dans
tout le cours de leur carrière.

En Peinture, on prescrit des jugements de tribunaux grecs, des
scènes tragiques tirées de Sophocle ou d’Euripide, des épisodes héroï-
; ques de l’histoire romaine, où l’on se plaît à ressusciter les draperies
I conventionnelles et les armures de fantaisie imaginées par l’École de
| David et par les graveurs du temps de Louis XIV. En Sculpture enfin,
ce sont encore et toujours des personnages de l’histoire grecque ou
i romaine qui constituent les bases du programme.

Quand donc renoncera-t-on une bonne fois à ces absurdes et inutiles
pastiches? Quand cessera-t-on d’imposer à notre jeune génération un
ordre d’idées qui ne répond pas à un seul des besoins du siècle?

Et l’on s’étonne de ne trouver dans ces concours aucune œuvre re-
marquable, ou déplore naïvement la décadence de l’Art, et les rapports
des commissions d’examen expriment d'indulgents regrets d’avoir h
remettre les premiers prix à l’année suivante, et à partager des cou-
ronnes secondaires entre ceux « qui se sont le plus rapprochés de l’es-
« prit du programme! »

Est-il étonnant qu’en semant de l’ivraie il ne faille pas s’attendre à
récolter du grain?

Voudra-t-on bien admettre que le premier devoir de l’architecte
est d’être de son temps? — Pourquoi ne met-on pas au concours des
Gares et Stations de chemin de fer, des Mairies et Maisons d’école, des
Halles et Marchés couverts, des Tribunaux et Justices de paix, des

1861. — !
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