Oppermann, Charles A. [Hrsg.]
Album pratique de l'art industriel et des beaux-arts — 5.1861

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L’ART INDUSTRIEL. — 5' ANNEE. — MAI-JUIN 1861.

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Sans altérer en rien le caractère de l’édifice, on a reporté, comme on
sait, son chevet à l’alignement de la nouvelle voie de communication.

ÉBÉNISTERIE ET SCULPTURE SUR BOIS.

Krande armoire à glaces «le la ('imi)iiiijiiiic Jioi'nlc,

3, rue de Choiseul, à Paris.

Pt. II.

L’armoire à glaces de la Compagnie Florale est, par le bon goût de
sa décoration, l’élégance de ses formes, le fini de ses détails, un des
motifs d’ébénisterie sculptée les plus riches et les mieux étudiés que
nous ayons rencontrés.

Ce meuble a une hauteur totale de 2m.960 sur 4m.30 de largeur. Il
se compose de trois panneaux de lœ.45 de largeur. Chaque panneau
comprend, à la partie inférieure, et sur une hauteur de 1 mètre, quatre
tiroirs et deux glaces de (R 35 de largeur sur R.60 de hauteur. Chaque
glace est logée dans un riche cadre en bois garni de filets et de guir-
landes sculptées avec art. Un tableau et une corniche qui supporte un
élégant médaillon central, et quatre amours soutenant des guirlandes
de fleurs complètent très-heureusement, par leurs fines sculptures, la
décoration de l’ensemble.

ARCHITECTURE DÉCORATIVE.

Devanture «l’un magasin «le mode*,

27, rue Richelieu, à Paris.

Pt. 12.

Pour faire suite aux types de devantures et boutiques appartenant
à divers corps d’état que nous avons déjà présentés à nos lecteurs,
nous avons figuré PI. 12 celui d’un magasin de modes qui nous a paru
réunir à une grande simplicité une élégance suffisante, dans la plupart
des cas, pour le genre de commerce auquel ces constructions doivent
être affectées.

Cette devanture a 5 mètres de largeur sur 4i».50 de hauteur totale.

Ses autres dimensions, les saillies des diverses moulures ainsi que
leurs profils, se trouvent indiqués en détail dans la fig. 2.

Le style général de l’ouvrage est, comme on le voit, excessivement
sobre. Toutefois, cette simplicité de décoration est très-heureusement
relevée par le petit fronton posé sur consoles qui surmonte la porte
d’entrée. Les denticules qui décorent la partie inférieure de la corniche
sont aussi d’un bon effet en exécution.

SERRURERIE ARTISTIQUE.

Drille «le pourtour «le l’église Sainte-Clotilde, à Paris.

Par M. Maurice GRAND, Constructeur.

Pt, 15, ûg. 1.

La PI. 13, fig. 1, indique la grille en fer forgé qui entoure l’église
Sainte-Clotilde, à Paris. Cet ouvrage, comme tous ceux de M. Grand
que nous avons déjà publiés, se distingue par un style original, élé
gant et parfaitement en harmonie avec sa destination. La grille dont il
s’agit est divisée en grands panneaux de 0m.90 de largeur. Chacun
d’eux est divisé en trois autres par deux petits montants espacés de
0“.30 entre eux et des montants principaux.

La traverse supérieure qui relie les diverses parties de l’ouvrage est à
une hauteur de 1 mètre du sol. La hauteur totale de la grille étant de
lra.30.

Elle pèse 30 kilogrammes par mètre superficiel et coûte 2'.20 par ki-
logramme.

Balcon en fer forgé exécuté à Meudon.

Fig. 2.

Le balcon en fer forgé exécuté à Meudon, représenté PL 13, fig. 2,
est du même constructeur. Il se compose de courbes simples, dont
l’heureuse combinaison donne à l’ouvrage un cachet essentiellement
original, mais d’un goût assez pur et d’une apparence riche.

Ce balcon pèse 25 kilogrammes par mètre superficiel, il coûte l‘.20
par kilogramme.

Ancrages en fer forgé «le «Hvcrses constructions

de Paris.

1>L. 14.

Par la symétrie avec laquelle ils peuvent être répartis sur le nu des
murs qu’ils sont destinés à relier autant que par la variété de leurs
formes, les ancrages en fer forgé sont devenus pour les constructeurs
un élément précieux de décoration.

Nous avons indiqué PI. 14 un tableau synoptique des principales
fôrmes le plus souvent appliquées dans les diverses constructions de
Paris.

Ainsi qu’on le voit sur la planche, elles peuvent se rattacher à trois
types principaux :

Le plus simple est l’ancrage n° 1, qui se compose d’une simple barre
traversant la tête du tirant noyé dans la maçonnerie.

Le second, celui du n° 2, se compose toujours d’une tige verticale
contre laquelle viennent s’assembler deux portions de courbes symé-
triques, destinées à répartir sur une plus grande surface les pressions
que ces pièces peuvent avoir à supporter.

Le troisième, celui du n° 3, est l’ancrage précédent avec deux courbes
symétriques par rapport à deux axes verticaux et horizontaux.

Quelquefois les courbes se raccordent de chaque côté de la barre
verticale, l’une à droite à la partie supérieure, l’autre à gauche et à la
partie inférieure, elles forment alors l’ancrage en S à une ou à deux
branches. Mais ces formes sont assez peu usitées maintenant, les plus
courantes et sans contredit les plus gracieuses se rattachent toutes
aux types des nos 2 et 3.

Quanta l’ornementation dont ces pièces peuvent être l’objet, elle va-
rie à l’infini. Nous donnons seulement, pour chaque forme, les spéci-
mens qui nous ont semblé les plus remarquables. Celles des n°‘ 6
(Asile Impérial deVincennes) et 7 dérivées du second type dont nous
avons parlé, et celles des ff” 8, 9, 10, 11 qui se rapportent à diverses
constructions de caractères différents, font parfaitement sentir com-
bien peut varier ce mode de décoration. La fig. 5 donne pour ainsi
dire une limite supérieure de la richesse du genre. Nous l’avons vue
appliquée très-heureusement dans une des riches constructions élevées
récemment dans Paris.

REVUE PHOTOGRAPHIQUE.

Quatrième exposition «le la Société française

de Photographie.

Nous arrivons quelquefois un peu tard pour les nouvelles, cela tient
naturellement à la distance forcée qui sépare nos Revues; nous annon-
çons donc aujourd’hui un fait accompli ; En ce moment, la Société fran-
çaise de Photographie ouvre sa quatrième exposition publique des
œuvres appartenant à toutes les branches de cet art. Elle y a invité
tous les photographes français et étrangers, qu’ils soient ou non mem-
bres de la Société. Ouverte le 1er Mai, l’exposition fermera le 15 Juillet.
Toutes les œuvres exposées ont dû être admises par un Jury composé
de MM. le Comte O. Aguado, Bayard, Bertsch, Cousin, E. Delessert,

| Davanne, L. Foucault, Hulot, Jean Renaud, Léon delà Borde, Fer-
dinand de Lasteviue, Lemaître, Péligot, Ravaisson, Robert, Ré-
gnault, Balard, Paul Mêsier, Mailand.

Le Jury a adopté une décision très-favorable au progrès de l’art
photographique, il a décrété l’élimination de toute épreuve coloriée ou
recherchée de manière à modifier le travail photographique. Chez
plusieurs photographes, on remarque des épreuves coloriées qui ne
sont absolument que de la peinture; ils pensent ainsi séduire le public,
sans réfléchir qu’il est complètement impossible de reconnaître le
mérite de l’épreuve photographique ainsi déguisée par le talent du
peintre. Grâce à la mesure prise par le Jury de l’exposition, on pourra
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