Oppermann, Charles A. [Hrsg.]
Album pratique de l'art industriel et des beaux-arts — 5.1861

Seite: 39
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L’ART 1 INDUSTRIEL. — 5‘ ANNEE. — SEPTEMBRE-OCTOBRE 18(31.

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33. Cheminée Louis XIV de lra.55 de largeur sur r .05 de hauteur,
250 francs.

34. Cheminée Louis XV de 1”'.75 de largeur sur lm.10 de hauteur,
500 francs.

ÉBÉNISTERIE.

Parquets et Bordures de III. ItimiT et O-, à Paris.

Pi.. 21-22.

Les divers motifs de parquets et de bordures exécutés par M. Ruchet
et C‘c, qui sont figurés dans les Pl. 21, 22, peuvent être en sapin, en
chêne, ou en bois divers; ils peuvent aussi être massifs ou plaqués.

Nous allons indiquer, pour chacun d’eux, les prix variables, suivant
les circonstances dans lesquelles ils doivent être établis :

1° Parquets. — Les frises de parquets massifs, en sapin ont 0m.10 de
largeur et 0m.025 d’épaisseur. Les panneaux carrés ont 0m.50 de côté et
0m.025 d’épaisseur. Celui qui est indiqué sous le n° 201 coûte 5f.50
par mètre superficiel.

Les parquets massifs en chêne ont des frises de 0”.10 de largeur et
0m.26 et les panneaux carrés ont 0“'.50 de côté sur 0m.026 d’épaisseur.
Les n"s 207,208 et 213 coûtent respectivement 6'.50, 6f.75 et 10 francs
le mètre superficiel.

Les frises des parquets massifs en chêne ont 0“.10 de largeur sur
0m26 d'épaisseur et les panneaux carrés ont 0m.50 de côté et 0m.026
d’épaisseur.

Les n“ 222, 226,230, 233 et 234, qui appartiennent à cette catégorie,
coûtent 10, 15, 20, 14 et 35 francs le mètre superficiel.

Tous les modèles de parquets peuvent se faire en placage. Les pan-
neaux carrés ont 0m.50 de côté et 0m.028 d’épaisseur totale, 0m.007 de
placage.

Le parquet plaqué représenté sous le n" 241 coûte 8 francs le mètre
superficiel.

2° Bordures. — Les bordures se mesurent par les angles extérieurs
et se règlent au mètre courant.

Leur largeur est comptée 0".50 au maximum avec les deux frises
d’encadrement. Voici du reste les prix respectifs, par mètre courant, de
celles qui sont indiquées Pl. 22 :

Numéros 250. . .


Numéros 257. . .




252. . .

. . 9



258. . .



253. . .



259. . .

. . 20

_

254. . .




260. . .




255. . .




261. . .




256. . .




262. . .


REVUE PHOTOGRAPHIQUE.

Polyconograiiltc «le voyagé «le II. J . Duboscq.

Dans les voyages, on regrette souvent de ne pouvoir emporter avec
soi des souvenirs matériels des points de vue ou des monuments qui
ont excité l’intérêt ou l’admiration : fût-on peintre même, il arrive le
plus souvent que le temps manque pour exécuter une simple es-
quisse. C’est alors que l’on reconnaît un des premiers avantages de la
photographie, qui permet d’obtenir très-rapidement, et avec la plus
grande fidélité, les moindres détails d’un point de vue. Mais beaucoup
de personnes hésitent à s’embarrasser d’un matériel photographique.

M. J. Dijboscq, qui a déjà rendu des services importants à la photo-
graphie, vient d’inventer un appareil destiné à simplifier le plus possible
les opérations, et spécialement à obtenir des vues photographiques
pendant un voyage; il l’a nommé, en conséquence, le Polyconographe
de voyage.

Cet appareil se compose essentiellement de trois parties : la chambre
noire,le porte-glace, le trépied ou support-, le croquis ci-dessous le repré-
sente pendant une opération.

La chambre noire a la forme d’une lunette composée de deux cônes
réunis par leurs bases; à la base du cône antérieur est un verre dépoli,
sur lequel se dessine l’image de l’objet que l’on regarde; au sommet
de l’autre est une lentille convexe servant d’oculaire, tandis qu’à celui
du cône antérieur se trouve un système de deux lentilles achroma-
tiques qui constitue l’objectif.

Le porte-glace est un grand cadre, dans le fond duquel on a dis-

posé, dans l’ombre du laboratoire, la glace collodionnée et sensibili-
sée. La face antérieure de ce cadre est complexe dans sa disposition :
on voit en P une série de cinq rangées de trappes doubles, dont les
coulisses fonctionnent en sens inverse l’une de l’autre ; sur la cou-
lisse supérieure se visse le cône antérieur de la lunette. Chaque rangée
est partagée en trois parties par des écrans noirs verticaux, et le
mouvement inverse des coulisses a pour effet de faire occuper ces trois
cases à la lunette, en même temps que de découvrir à mesure la partie
de la glace collodionnée qui lui correspond; de cette manière on peut
placer trois vues par rangée et par suite quinze vues sur la glace en-
tière. La distance de l’objectif au verre dépoli dans la lunette repré-
sente exactement l’épaisseur de la chambre noire ; si donc l’objectif est
au point, par rapport au verre dépoli, il le sera aussi par rapport à la
glace collodionnée.

Le trépied porte à ses deux pieds de devant deux crochets, sur les-
quels on fixe le cadre pendant l’opération; ce mode de suspension est
bien plus stable que celui adopté pour les appareils ordinaires. Sur la
coulisse supérieure du porte-glace se trouvent deux vis, dans lesquelles
s’engage la lunette par deux fentes à baïonnettes, quand on veut la
mettre au point.

Voici maintenant comment on opère ; on cherche, la lunette complète
à la main, le paysage à reproduire; on la fixe au porte-glace, et l’on se
met au point; on sépare l’objectif, et on le fixe à la coulisse supérieure
de la première rangée, le cadre reposant sur les pieds des supports,
on fait alors fonctionner les coulisses, et, posant à la manière ordinaire,
on tire le nombre d’épreuves que l’on veut, sans autre travail que le
jeu des coulisses dont on amène successivement des crans étiquetés 1,
2, 3, à des arrêts qui les maintiennent durant la pose. La plaque garnie
de ses quinze épreuves peut rester indéfiniment dans son cadre sans
s’altérer. De même que l’on a sensibilisé la glace dans le laboratoire
avant de partir, on révèle, et fon fixe au retour. On tire ensuite des posi-
tifs à la manière ordinaire, où l’on agrandit par le procédé de M. J.
Duboscq, décrit dans une précédente Revue (.Art. Ind. 1861, col. 14).
Dans le cas où un amateur ne voudrait avoir aucune opération à effec-
tuer, rien de plus simple que de faire sensibiliser une glace avant son
départ, et de la renvoyer révéler et fixer à son retour par le photo-
graphe. L’appareil complet est éminemment portatif, le cadre se place
dans une gibecière que l’on met en sautoir, la chambre noire se met
dans sa poche, le trépied sert de canne.

C’est donc un problème intéressant qui vient d’être résolu par M. J.
Duboscq; les artistes et les amateurs trouvent souvent un très-grand
intérêt à photographier les paysages et les monuments, ils ont ainsi des
modèles exacts qu’ils peuvent transformer en tableaux d’art tout à leur
aise dans leurs ateliers; et, certainement, ils auraient plus souvent re-
cours à la photographie, si l’emploi leur en était facilité.

Ernest Saint-Edme.

G.-A. OPPERMANN, Directeur,

11, rue des Beaux-Arts, à Paris.

Paris. — Imprimé par E. Thunot et C% rue Racine, 26.
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