Oppermann, Charles A. [Hrsg.]
Album pratique de l'art industriel et des beaux-arts — 6.1862

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L’ART INDUSTRIEL — 6' ANNÉE. — JANVIER-FÉVRIER 1802.

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2’ La restauration de l'ancienne Naumachie et de la Pyramide dé-
pendant de la voie des tombeaux;

3° La construction d’un petit pont, à double perron, exécuté en
pierre d’Échaillon (Isère), et briques de Bourgogne.

A° Enfin la construction d’une grille courante en fonte et fer forgé,
avec pilastres ornés sur l’ancien boulevart extérieur, ainsi que l’éta-
blissement de cinq portes monumentales en fonte et fer forgé aux
entrées du parc.

Ces travaux, exécutés sous l’habile direction de MM. Alpiiand, Ingé-
nieur en Chef du service des Promenades et Plantations; Davioud, Ar-
chitecte; Grégoire, Ingénieur ordinaire; Barillet-Deschamps, Jar-
dinier en Chef de la Ville de Paris; Bernadeau, Conducteur des Ponts
et Chaussées, et Flamant, Architecte Inspecteur, ont été poussés avec
la plus grande activité. Ils ont été commencés au mois de Janvier 1861,
et terminés, à l’exception des grilles des entrées principales, le 13 Août
suivant, jour de l’inauguration par S. M. l’Empereur.

La dépense totale a été de 1,190,000 fr. qui se décomposent de la
manière suivante :

1° Travaux de Jardinage.

Terrassements. .270,000 fr.

Égouts, Fontainerie. 135,000

Plantations, Jardinage.. . ISO,000

000,000 fr. ci. . 000,000 fr.

2° Travaux d’Architecture.

Grilles au pourtour du parc et portes d’entrée . 485.0P0 fr.

Restaurations à l’intérienr du parc. 105,000

690,000 fr. ci. . 690,000 fr.

Total. 1,190,000 fr.

A. Cassagnes,
Ingénieur Civil.

CARROSSERIE ARTISTIQUE.

Train Impérial du chemin de fer de l’Est.

PL. 5, 4, 5.

Les PL 3, A et 5 représentent, dans son ensemble et ses principaux
détails, le train Impérial que la Compagnie des chemins de fer de l’Est
a fait construire, il y a quelques années, pour le service de S. M. l’Em-
pereur.

La distribution d’ensemble de ce train correspond à celle d’un ap-
partement complet. Il se compose de six voitures dont l’aménagement
intérieur et la décoration sont parfaitement appropriés à leur desti-
nation particulière.

La voiture qui est en tête, celle de la partie gauche de la PL 3-A,
fig. 1, est un wagon de première classe, dont le plan indique la dis-
tribution, et qui est mis en communication par une passerelle avec la
seconde où se trouve la salle à manger. Elle est réservée aux officiers
qui accompagnent l’Empereur.

La seconde voiture, la salle à manger, est divisée par une cloison
en deux parties, dont l’une est destinée à l’office et l’autre à la salle à
manger proprement dite.

La troisième est le wagon-terrasse, garni sur tout son pourtour par
des banquettes, et, à l’extérieur, par une élégante balustrade dont les
divers motifs sont représentés PL 5.

Viennent ensuite le wagon-salon, la chambre à coucher, et le wagon
à bagages qui termine le train.

Les détails qui figurent sur les PL 3, A, 5 donneront d’ailleurs, par
leur inspection seule, une idée beaucoup plus nette que toutes les
descriptions que l’on pourrait en faire, de la richesse et de l’élégance
de cette construction.

Les coupes du wagon-salon, Fig. 3, A et 5 (PL 3-A); les détails des
lanternes, Fig. 6; des poignées des portières, Fig. 7; de la corniche
supérieure, Fig. 7 ; du wagon-terrasse, PL 5, permettent en outre, par
l’élégance et le bon goût des motifs qe décoration, le fini du travail,
le soin consciencieux de tous les détails, de considérer cet ouvrage
comme l’un des plus remarquables de la Carrosserie moderne.

C’est à ce titre que nous avons cru devoir la présenter à nos lecteurs.
On ne saurait, croyons-nous, mieux fixer les idées du public sur les
progrès réalisés dans ces derniers temps par les arts industriels, qu’en
produisant des exemples qui, comme celui dont il s’agit, les résume

presque tous, dans une œuvre que l’on s’est efforcé de rendre digne
en tous points des augustes personnages auxquels elle est destinée.

APPAREILS A GAZ.

Appareils à gaz.

Par MM. Calamard et Yuadel, fabricants.

PL. G.

L’emploi général de l’éclairage au gaz dans les villes de premier
ordre, et l’installation de petites usines dans les villes secondaires, qui
ont signalé ces dernières années, donnent aux appareils dont il s’agit
une importance toute particulière. Nous avons choisi, parmi les nom-
breux motifs que nous avons en main, ceux qui nous ont semblé réunir
à une certaine élégance dans les lignes d’ensemble un cachet de sim-
plicité et de bon goût malheureusement assez rare dans ces sortes
d’appareils.

Nous les publierons successivement, et nous ouvrons cette nouvelle
série par quelques-uns des appareils extraits des riches collections de
MM. Calamard et Vuadel.

Le n° 227 des appareils Vuadel revient à 1A0 fr., et le n” 208 du
même constructeur à 32 fr.

Voici maintenant les prix des appareils à un seul bec de M. Cala-
mard :

N° 291, 28'.50; n° 293, 23'.50; n° 29A, 19'.75 ; n° 295, 30'.25;n° 296,
25 fr.; n° 297, 31 fr.

ARCHITECTURE.

Histoire générale *le l’Arehiteeture.

Dans la séance de la Société d’Architecture et d’Archéologie de Liver-
pool, tenue à l’Institut Royal de celte ville, M. Samuel Huggins a lu
un mémoire intitulé : Revue historique et critique des différents styles
d'architecture pratiqués depuis l'origine de l’art jusqu’à nos jours.

Ce travail est accompagné de dessins et de tables chronologiques
comprenant :

1° Les grands principes de l’art;

2° Les architectes célèbres;

3° Les grands édifices types de chaque style;

A0 Les événements remarquables qui ont exercé une influence sur
l’architecture.

Cette dernière classe, que l’auteur a trouvée si nombreuse, montre
que si l’histoire de l’architecture n’est pas identique à l’histoire du
monde, elle forme au moins un appendice qui s’est organiquement dé-
veloppé avec elle.

M. S. Huggins commence au style Égyptien dont l’origine se perd
dans la nuit des temps, et remonte au-delà de toute tradition histo-
rique. A ce style appartiennent les plus anciennes constructions élevées
sur la surface du globe, et les pyramides, monuments sublimes, il est
vrai, mais que l’on peut difficilement regarder comme une œuvre d’ar-
chitecture.

Contrairement aux genres suivants qui ont invariablement progressé
dans une partie de leur carrière, l’époque Égyptienne que nous con-
naissons était celle de décadence, car les plus vieilles constructions
nous offrent le style le plus pur et le plus grandiose. Le temple de
Karnac, le plus ancien de tous, est peut-être la plus sublime construc-
tion qui sera jamais élevée par la main de l’homme.

L’Egyptien et Y Assyrien furent l’Adam et FÈve des styles de l’archi-
tecture du monde.

L’Égypte donna à la Grèce quelques-uns de ses éléments les plus
beaux et de ses caractères les plus sublimes, elle esquissa confusé-
ment l’ordre Dorique, tandis que l’Assyrie lui suggéra l’ordre Ionique.

Après avoir décrit le style Assyrien, illustré principalement par des
palais dont les restes ensevelis sous terre nous sont connus depuis peu
d’années, il passe à la Perse, où le style presque identique à celui
d’Assyrie, continua à florir àPasargade et à Persépolis jusqu'à la chute
de la dynastie Achéménienne et la conquête de la Perse par Alexandre
le Grand.

Le style des premiers habitants de la Grèce fut le Pélasgique qui,
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