Oppermann, Charles A. [Hrsg.]
Album pratique de l'art industriel et des beaux-arts — 6.1862

Seite: 17
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17 L’ART INDUSTRIEL. — 6“ ANNEE. — MARS-AVRIL 1862. 18

tt° 32. — ültnr0=2U)ril 1862.

PL. 7, 8, 9, 10.

sommaire.

TEXTE. — Projets et Propositions. — 250. Création de promenades publi-
que par lots concédés à des particuliers, à charge de plantation et d’entretien. —
Chronique des Beaux-Arts. — Extrait du Rapport présenté au Sénat et au Corps
législatif par le Ministre des travaux publics sur lasitualion de la France, pendant
l’année 186t. — Achèvement du boulevard de la Reine Hortence. — Travaux du
Palais de l’Exposition à Londres. — Etoénistorie et Sculpture sur Bois. —
Buffets en chêne sculpté, par M. Ribailler, à Paris. PI. 7-8. — Bois découpes. —
Fenêtres mauresquesen bois découpé (Alger, Cran, Constantinc) (PI. 9). — Peinture
décorative. — Peintures au ponsif pour la décoration des appartements en Italie
(P). 10). — Bévue photographique.—■ La photographie à l’Exposition universelle
de 1862. — Note sur l’état actuel de la photographie en Amérique. —Observations
de M. Manuel Fry, sur la photographie instantanée. — Appareil Laurent servant de
chambre noire pour la photographie en campagne. — Laboratoire portatif de M. Poitri-
neau. — Persistance d’activité acquise par certaines substances impressionnées par
la lumière.

peaxciies.— 7-8. Buffet en chêne sculpté, parM. Ribailler, à Paris. — 9. Fe-
nêtres en bois découpé (Alger, Oran, Constantine). — 10. Peintures au ponsif pour la
décoration des appartements en Italie.

PROJETS ET PROPOSITIONS.

*50 (1). Création de Promenades publiques

par lots concédés à des particuliers, à charge de plantation et d’entretien.

Dans les villes dont les ressources municipales sont limitées on pour-
rait créer, très-économiquement, des promenades publiques, telles que
Squares, Jardins Plantations aux abords des portes ou des principaux
monuments, par le système suivant que nous soumettons à l’examen
des ingénieurs de la voirie urbaine :

Les terrains désignés pour .être plantés de fleurs ou d’arbustes, se-
raient divisés par lots, et concédés gratuitement aux particuliers qui
„ en feraient la demande.

Chacun pourrait, en dehors de quelques plantations réglementaires,
cultiver dans sa propriété les fleurs, arbustes, ou arbres fruitiers qu’il
lui plairait d'y faire venir, et les produits de son terrain seraient sa pro-
priété exclusive.

On aurait aussi le droit d’établir, dans chaque lot, des bancs, des
kiosques, des chalets en bois découpé, etc., à une certaine distance
de la façade.

La seule condition faite par la Ville, serait qu’il ne pourrait être établi
aucun mur de séparation, mais seulement des clôtures à claire-voie, en
fer, ou des haies à hauteur d’appui.

Les concessions seraient d’ailleurs d’une durée limitée, par périodes
décennales, ou à perpétuité, mais toujours révocables après un délai
d’un an, dans le cas de mauvaise plantation ou de mauvais entretien.

L’entrepreneur ordinaire des promenades municipales pourrait
offrir son concours à ceux des particuliers qui n’auraient pas assez de
pratique pour les travaux d’installation de ce genre.

Le public profiterait ainsi, sans frais pour la municipalité, du bon
aspect qu’auraient les divers lots concédés à la propriété privée.

C. A. Oppermann.

Paris. — I" Mars 1862.

CHRONIQUE DES BEAUX-ARTS.

EXTRAIT

tlu Rapport présenté au Sénat et au Corps législatif

par le Ministre des Travaux publics, sur la situation de la France
pendant l’année 1861.

Beaux-Arts.

Des travaux de peinture importants ont été commandés ou exécutés
dans le cours de l’année 1861 : on doit citer notamment la décoration

(1) Pour la série complète des numéros, voir les Nouvelles Annales de la Construc-
tion, le Portefeuille économique des Machines et les Nouvelles Annales d’Agriculture.

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de la salle des assises de la Cour Impériale de Bordeaux,- à Paris, celle
des chapelles de Sainte-Catherine A Saint-Gervais, de Saint-Charles-
Borromée et des saints Anges à Saint-Sulpice, et de Sainte-Madeleine à
Saint-Louis en-l’Ile ; la bataille de l’Alma et la bataille de Solférino,
tableaux destinés aux galeries historiques de Versailles.

L’exposition des œuvres des artistes vivants qui a eu lieu au Palais de
l’Industrie adonné la preuve du développement toujours croissant de
l’étude des arts dans notre pays. Celte exposition a été l’occasion pour
l’État d’acquisitions nombreuses de peintures et de sculptures qui vien-
dront prendre place dans les musées du Luxembourg, de Versailles et
des départements.

Parmi les commandes de sculpture, plusieurs ont été faites dans le
but de terminer la décoration de la cour du Louvre. En outre, des sta-
tues ont été élevées aux hommes célèbres de la France, et l’Administra-
tion a commandé pour Versailles les bustes des généraux morts sur le
champ de bataille pendant la dernière guerre d’Italie. L’entrevue des
deux souverains à Villafranca, qui a mis fin à celte guerre, sera per-
pétuée par une médaille qui s’achève en ce moment. D’un autre côté,
en vue d’une classification plus rationnelle, le Musée des Médailles,
précédemment existant à l’Hôtel des Monnaies, a été transféré à la Bi-
bliothèque Impériale, et des armes anciennes que conservait cet éta-
blissement sont venues augmenter les collections du Musée d’Artillerie.

Enfin, une acquisition importante a été faite pour le compte de l’État,
au moyen d’un crédit spécial de h,800,000 francs voté par le Corps lé-
gislatif. Les collections du Musée Gampana de Rome, si célèbres dans
le monde des arts pour les bijoux anciens, les bronzes, les marbres et
surtout les vases étrusques et grecs qui les composent, enrichiront et
compléteront nos musées.

Le Ministère d’Élat s’est occupé activement du transport et du clas-
sement de ces collections, aujourd’hui déposées au Palais de l’Industrie,
où le public sera prochainement admis à les visiter.

Monuments Historiques.

Les églises de Paray-le-Monial, de Châteauneuf, de Bois-Sainte-Ma-
rie, de Noyon, ont reçu les dernières réparations qu’exigeait leur situa-
tion, naguère si alarmante.

L’année 1861 a vu également commencer les importantes restaura-
lionsde l’église Saint-Sernin de Toulouse,de Sainte-Croix de Bordeaux,
du Grand et du Petit-Andelys; d’autres travaux, qui ont pour objet de
rendre à l’étude de l’art les plus beaux spécimens de notre architecture
nationale, les églises de Notre-Dame de Laon, de Saint-Nazaire de Car-
cassonne, de laTrinité à Caen, de Boulogne-sur-Seine, de Saint-Benoît-
sur-Loire, delà Sainte-Chapelle, le château de Pierrefonds, les mu-
railles de Carcassonne, l’amphithéâtre de Nîmes, le temple d’Auguste
et de Livie à Vienne, l’hôtel de Cluny à Paris, l’église de Luxeuil, ont
été poursuivis avec la plus grande activité.

Projet de rétablissement de la grande manufacture de meubles des Go-
belins. — On a parlé dans ces derniers jours, d’un projet que nous
nous empressons de signaler à nos lecteurs, parce qu’il intéresse au
plus haut degré un grand nombre d’artistes industriels. Il s’agirait, dit-
on, du rétablissement, aux Gobelins, de la grande manufacture de
meubles créée par Louis XIV et Colbert, sous la direction du peintre
Lebrun.

Nous parlons de ce projet sous toutes réserves, mais en tout cas,
nous ne pourrions qu’applaudir à la création d’ateliers-modèles, qui
permettraient aux ouvriers de se perfectionner, et seraient comme un
musée dans lequel on recueillerait les meilleurs types d’ameublement
qui comprend, comme on sait, les diverses branches de l’Art industriel.

Outre le perfectionnement du bon goût et de l’élégance des œuvres
de nos artistes qui sont un des apanages de l'industrie française,
une semblable institution aurait encore pour avantage de faire contre-
poids à l’école normale industrielle, fondée récemment à Soulh-
Kensinglon (Angleterre), dont les ressources sont déjà puissantes, et
dont l’influence se fait déjà sentir dans chaque branche de l’industrie
anglaise.

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