Oppermann, Charles A. [Hrsg.]
Album pratique de l'art industriel et des beaux-arts — 6.1862

Seite: 37
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■L’ART INDUSTRIEL.

Üé ANNÉE. — JUILLET-AOUT 1862.

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renient monumental et riche que par le bon goût de sa composition
et les soins apportés à son exécution matérielle due 4 M. Bücros, Con-
structeur à Paris.

Elle se compose de quatre pilastres en fonte de 0m.70 de largeur qui
comprennent entre eux une porté centrale, cintrée, en fer forgé, de
4ni.40 de largeur, et deux portes latérales de 3”.60. La porte du mi-
lieu a 8m.35 de hauteur totale, et les portes latérales 7 mètres.

La grille courante dont le motif est indiqué dans la partie gauche de
la Planche, a 4"'.10 de hauteur.

Comme main-d’œuvre, cet ouvrage présente de nombreux détails
remarquables, parmi lesquels nous citerons les rinceaux inférieurs du
couronnement de la porte cintrée, qui pèsent 150 kil. et sont forgés
d’une seule pièce; les doubles volutes formant barreaux, les rinceaux
du dessus du soubassement, les chasse-roues (130 kil.) et les consoles
formant contre-forts (700 kil.), qui sont dans le même cas.

Le cintre supérieur a 0m.17 de largeur et 0m.034 d’épaisseur; il est
recouvert d’une forte moulure en fonte et pèse 1100 kil.

Nous publierons aussi par la suite les deux autres portes, dites d’An-
tin et de la Rotonde, qui donnent accès dans le parc, et qui sont éga-
lement remarquables.

Quant au poids de ces différents ouvrages, il peut se décomposer de
la manière suivante :

1° Porte d’entrée.

Quatre pilastres. 2i,0Ô0 kil.

Porte cintrée avec bâti. 4,000

Deux portes latérales. 7,000

2° Grille courante.

Un pilastre. . i . . . . , 357 kil. (293 kil. fer + 04 kil. fonte)

1 mètre de grille. 193 kil. (169 kil. fer + 24 kil. fonte)

La fonte des pilastres de la porte d’entrée peut être estimée à 1 fr.
le kilog. et les fers à 3 fr. environ.

Les pilastres de la grille courante à IL25 le kilog. et le fer de la
grille à lr.30.

En appliquant ces prix élémentaires aux poids énoncés ci-dessus,
on trouve que les pilastres ont coûté 24,000 fr., la porte cintrée
12,000 fr., un pilastre de la grille courante 450 fr., qui a coûté elle-
même 250 fr. le mètre environ.

(Urillc «m fer forgé «lu Scjuaré Louvols.

Par II. Davioud, Architecte de la Ville.

PL. 17.

La grille du square Louvois, le plus beau peut-être de Paris, et au
centre duquel se trouve la remarquable fontaine dont il a été question
dans ce Recueil (Album de VArt Ind. 1859, col 26, PL 16), est d’un
style très-différent de la précédente, et surtout remarquable par sa forme
évasée en corbeille qui, si elle peut présenter des inconvénients pour
le passage sur les trottoirs qui la bordent, n’eh est pas moins irès-
heureuse comme aspect.

Elle a environ 1 mètre de hauteur totale et repose sur un socle de
0”.30 de largeur.

La fig. 1 de la PI. 17 représente d’ailleurs ie motif courant de la
grille, et la fig. 2, une porte vue de l’intérieur du square. Chaque
porte pèse 100 kil. et est revenue toute posée à 4f.50 le kil. Le mètre
courant de grille pèse 95 kil. et revient à 2'.50 le kil.

drille «lu Square «les Innocents.

Par M. Davioud, Architecte de la Ville.

PL. 18.

Le square des Innocents, orné par la fontaine du même nom que
les sculptures de Jean Goujon ont rendu célèbre, est limité, comme
pour la plupart des autres, par une giille en fer forgé dont les motifs
sont indiqués PL 18. Elle a 1m. 10 de hauteur au-dessus d’un socle de
0'".30 de largeur.

Le mode de fermeture des portes est indiqué 6g. 3 et suivantes.
C’est une sorte de fermeture à crémone mise en mouvement par une
poignée. Deux crochets portés par la crémaillère s’abaissent dans des
rainures, ou s’élèvent en même temps, et permettent d’ouvrir ou de fer-
mer la porte.

Chaque porte de cette grille pèse 95 kil. et coûte 3 fr. le kil., le
mètre de grillé pèse 90 kil. et a coûté 2 fr. le kil.

A. Cassagnes.

Ingénieur Civil.

REVUE PHOTOGRAPHIQUE.

©îsservaêion sur S’esanpïcsi «î«a Sulfate «le fies*

en photographie.

Le sulfaté de fer, quoique produisant des effets inférieurs à ceux de
l’acide pyrogallique, comme agent révélateur des épreuves sur collo-
dion, lui est préféré par la plupart des Photographes à cause de la
modicité de son prix. Mais il faut observer que dans maintes occasions
on perd des épreuves au moment même où on les révèle; en effet, il
se produit 4 la surface du liquide des réductions qui s’abattent par
plaques sur la couche de collodion, et un lavage même énergique est
impuissant 4 les enlever.

Le sulfate de fer présente encore un inconvénient, il donne des clichés
gris qui n’acquièrent assez d’intensité, aux grandes lumières, qu’4 la con-
dition de S’empâicr un peu. Cela lient 4 l’état cristallin sous lequel se
trouve réduit 1 argent, et les cristaux sont d’autant plus gros et mieux
formés que le bain de sulfate de fer est plus acide. Cet état de l’argent
convient très-bien pour les positifs directs, mais non pour les clichés
négatifs.

M. Ad. Martin indique le bain révélateur suivant au sulfate de fer
comme n’offrant plus les deux graves inconvénients que nous venons
de signaler : Dans 5Ü0 grammes d’eau, on fait dissoudre 100 grammes
de sulfate de fer; on filtre. On y verse 25 centimètres cubes d’une so-
lution très-limpide d’acétate de plomb 4 10 p. 100; il se forme un
précipité; on le laisse reposer, puis on filtre et l’on ajoute 25 centi-
mètres cubes d’acide acétique, puis enfin 450 centimètres cubes d’eau
contenant 5 centimètres cubes d’éther acétique, et 5 centimètres cubes
d’éther nitrique du commerce. Le liquide résultant de ces mélanges
peut se conserver dans des flacons pendant un temps asseü cbnsidérabie.

Rien de plus aisé 4 comprendre que la réaction qui se manifeste ati
moment où l’on révèle; il se forme par double décomposition du sul-
fate de plomb et de l’acétate de fer qui, rencontrant l’acide sulfurique
libre, donnent de nouveau du sulfate de fer et de l’dcide acétique
libre. La proportion de 10 p. 100 de sulfate de fer peut être modifiée
par chaque opérateur selon l’effet qu il veut obtenir.

L’addition d’étlier acétique a pour but de retarder assez l’apparition
de l’épreuve pour éviter ces réductions dont nous avons parlé plus
haut, et des temps d’arrêt qui viennent de ce que le liquide n’a pas été
versé en nappe assez continue.

Épreuves positives sur verre

obtenues au moyen de For seul.

M. Miers est parvenu 4 remplacer entièrement par un dépôt d’or,
l’argent constituant une épreuve positive sur verre. On conçoit que
par ce procédé les teintes de l’épreuve doivent être beaucoup plus
belles, et qu’un portrait doit gagner considérablement au point de
vue artistique. Voici de quelle manière l’auteur arrive 4 substituer l’or
4 l’argent : il prend un négatif ou un posiLif sur verre présentant de
beaux blancs; il en mouille la .surface, puis la recouvré d’une dissolu-
tion de chlorure d’or d’une teinte jaune clair, répétant l’opération
jusqu’4 ce qu’il ait atteint le maximum d’intensité. Cela fait, la glace
est lavée, égouttée, et plongée dans de l’acide nitrique étendu (1 vol.
acide pour 2 vol. eau) ; le contact est maintenu une à deux minutes.
La glace rincée, égouttée, est recouverte d’ammoniaque pendant une
demi-minute; puis on la repasse 4 l’acide nitrique, etc., et cela trois
ou quatre fois. Cette opération a pour effet de la débarrasser complè-
tement de l’argent qui recouvrait sa surface, et de permettre 4 l’or de
s’y substituer.

En regardant l’épreuve par transparence, on doit reconnaître que
toutes les molécules d’argent ont disparu, et que les ombres les plus
délicates sont alors reproduites par l’or. Il ne reste plus qu’4 sécher
la glace, et 4 rendre 4 l’or sa couleur métallique (ce métal s’étant
précipité d’abord sous la forme d’une poudre noire). Le procédé le plus
simple consiste 4 placer l’épreuve dans une espèce de moufle que l’on
chauffe fortement pendant quelques minutes ; on a soin de laisser en-
suite refroidir l’épreuve lentement pour éviter la rupture du verre.

Inconvénient des Acétates pour la préparation

des papiers positifs.

M. Davanne appelle l’attention des photographes sur les effets dés-
astreux que peuvent causer aux épreuves positives l’acide acétique ou
les acétates (pie les fabricants de papier albuminé ont l’habitude d’in-
troduire dans leur albumine. — L’action fâcheuse, causée par la pré-
sence des composés acétiques dans le papier consiste dans la forma-
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