Oppermann, Charles A. [Hrsg.]
Album pratique de l'art industriel et des beaux-arts — 6.1862

Seite: 41
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Al L’ART INDUSTRIEL. — 6" ANNÉE. — SEPTEMBRE-OCTOBRE 1802. A2

Vl° 35. — âcptcmbri-Qctobrc 1862.

PL. 19, 20 , 21, 22.

SOMMAIRE.

TKXTE. — Projets et Propositions. — 26G. Création d’Écoles françaises des
Beaux-Arts à Nuremberg, Munich, Prague, Dresde, Vienne et Berlin. — Chronique
«les Beimx-.irts. — Reconstruction de la Fontaine de Mêdicis. — Travaux d’en-
tretien du Cimetière du Père Laehaise. —Restauration de la façade Nord de l’Eglise
de la Madeleine. — Boulevard Beaujon.— Boulevard Monceaux.— ltois «lécou-
pés. — Bureau de Station de la Compagnie générale des omnibus, exécuté place de
la Concorde, à Paris, par MM. Noisette, Architecte, et Renard, Constructeur
(PI. 19-20). — Mosaïque. — Mosaïques Mauresques en lave fusible (PI. 21). —
Orfèvrerie. — Vases divers en cristal et en orfèvrerie (PI. 22). — Teinture. — Uti-
lisation des résidus des usines à gaz et leur application à la Teinture. — Revue
photographique. — I.a Photographie à l’Exposition de Londres.

pï.asches, — 19-20. Bureau de Station de la Compagnie générale des omnibus,
exécuté Place de la Concorde, à Paris.— 21. Mosaïques Mauresques en lave fusible.
— 22. Vases divers en cristal et en orfèvrerie.

PROJETS ET PROPOSITIONS,

366 (1). Création d’Écolc» françaises des Beaux-Arts

à Nuremberg, Munich, Prague, Dresde, Vienne et Berlin.

Lorsque l’on voit le mauvais goût qui règne dans le plus grand
nombre des constructions modernes, la lourdeur des ensembles, aussi
bien que la sécheresse et la banalité des détails, on ne saurait trop in-
sister sur tous les moyens possibles d’introduire des éléments nouveaux
dans l’architecture contemporaine, par l’étude raisonnée des styles de
toutes les époques antérieures.

La pratique exclusive des monuments grecs et romains a fait plus de
mal que de bien à l’art des constructions et aux beaux-arts en général.

L’Allemagne, la Saxe, l’Autriche, la Prusse, le Tyrol sont, pour ainsi
dire, entièrement inconnus aux architectes français, anglais, italiens et
espagnols. Et cependant, dans les constructions anciennes, surtout et
dans certains édifices actuels, il y a d’innombrables sujets d’explo-
ration à se proposer. Établir dans les principales villes d’Allemagne
des écoles des Beaux-Arts, sur le modèle de l’École unique de Rome,
serait le moyen le plus certain de faire sortir les jeunes architectes de
cette routine absurde qui paralyse leur goût et leur imagination.

A Nuremberg ils trouveraient la collection la plus nombreuse de
toutes les formes de l’ancien art allemand : les maisons à pignons
sculptés, à tourelles, à statuettes ; les fontaines à grilles historiées, les
bornes même des rues, les chaînes des places, les lanternes, les détails
des portes et fenêtres, leur donneraient des sujets de croquis et de
variantes pittoresques.

A Munich, le roi Louis, le roi architecte, a fait naître proportionnel-
lement autant de constructions nouvelles que le règne de Napoléon III
en a vu surgir dans l’ancien Paris.

A Prague, en Bohême, on se croirait, à chaque tournant de rue, clans
un décor d’Opéra : ce sont des proportions d’une hardiesse et d’une
finesse tout à fait singulières, des ornements à combinaisons inatten-
dues, des accessoires d’un imprévu charmant.

Enfin, Vienne et Berlin, les deux capitales de l’Europe germanique,
peuvent, à un point de vue plus moderne, donner tout autant de bons
renseignements aux architectes qui les étudieraient avec discernement.
La Yictoria-Strasse de Berlin est certainement plus belle que la rue de
Rivoli. Les faubourgs de Vienne, qui constituent la ville nouvelle
(Josefs-stadt et les quartiers opposés) ne le cèdent en rien aux plus
beaux quartiers de Paris.

Ainsi, pourquoi le gouvernement, ou même une Société libre des
beaux-arts, ne prendraient-ils pas l’initiative de la création de semblables
écoles? Quand les élèves devraient payer leur pension, il y en aurait
encore beaucoup qui y trouveraient avantage et agrément.

C. A. Oppermann.

Paris. — 1" Septembre 18G2.

(1) Pour la série complète des numéros, voir les Nouvelles Annales de la Construc-
tion, le Portefeuille économique des Machines et les Nouvelles Annales d’Agriculture.

O — 35

CHRONIQUE DES BEAUX-ARTS.

Reconstruction de la Fontaine de Mèdicis. — La reconstruction de la
fontaine de Médicis, reportée de quelques mètres en avant dans l’allée
des Platanes du jardin du Luxembourg, avance rapidement. Déposée
avec le plus grand soin, chacune des pierres qui composent ce gracieux
monument est successivement remise à sa place, et l’œuvre de Jacques
de Brosse sera conservée dans son intégrité première.

On achève en ce moment la rue d’isolement du Jardin du Luxem-
bourg. Elle débouche dans la rue de Vaugirard, derrière le Théâtre de
l'Odéon, et aboutit à la petite place projetée au point de jonction du
Boulevard Sébastopol et de la rue Soutllot. Elle sera continuée ulté-
rieurement, ainsi que nous l’avons dit, jusqu’au point de rencontre des
rues Mouffetard et du Fer-à-Moulin, et établira ainsi une communica-
tion facile entre l’Odéon et l’ancienne barrière d’Italie.

Travaux d'entretien du Cimetière du Père Laehaise. — L’entretien et
la décoration de tous les cimetières de Paris, adjugés autrefois à des en-
trepreneurs pour un certain nombre d’années, sont depuis quelque
temps attribués à l’Administration des Promenades et Plantations qui
y fait exécuter d’importantes améliorations. Au Père Laehaise entre
autres, la grande avenue de face a été garnie d’un solide macadam,
avec bordures de pavés, et des trottoirs y ont été ménagés de cha-
que côté. L’avenue des sycomores, celle des acacias et les deux allées
de tilleuls vont être pavées à neuf. Dans la grande corbeille de la
pelouse, les fleurs sont entretenues avec le plus grand soin, et au
pied des arbres on ameublit le sol pour le rendre plus perméable.

En outre, toutes les pentes seront adoucies ou divisées en terrasses,
les bosquets seront élagués, et les ronces soigneusement arrachées.

Restauration de la façade Nord de l’Église de la Madeleine. — L’église
de la Madeleine est l’objet de réparations assez importantes : on refait
l’escalier de la façade du Nord, détérioré par les infiltrations des eaux
pluviales qui ont déjà nécessité, il y a quelque temps, le même travail
sur la façade du Sud. Une réparation plus considérable y est en outre
devenue nécessaire par suite des tassements qui se manifestent par
une lézarde qui sillonne le linteau de la porte, le fronton couvert, et se
continue jusqu’au faîte.

Boulevard Beaujon. — Le Boulevard Beaujon, qui doit déboucher en
face la rue de Rouen prolongée, absorbe en passant l’avenue de Mu-
nich, que borde l’abattoir du Roule. Pour raccorder la voie nouvelle
à l’ancienne avenue, on baisse le niveau de celle-ci après en avoir coupé
les arbres.

Ce boulevard, l’une des douze grandes artères du rond-point de l’É-
toile, forme provisoirement deux grands tronçons. Le premier, de
l’arc de triomphe à la rue du Faubourg-du-Roule, est complètement
achevé, et presque entièrement bordé de maisons sur le côté gauche.
Mais les constructions ne s’élèvent pas aussi rapidement sur la seconde
partie, de la rue de Courcelles à la rue de Miromesnil, à cause de la
difficulté des communications qui existera sur ce point tant que la la-
cune ne sera pas comblée entre ces deux tronçons, et qu’il n’y aura pas
de débouché sur le boulevard Maleshcrbes.

Boulevard Monceaux. — Le boulevard de Monceaux, qui rayonne
aussi du rond-point de l’Étoile, est beaucoup plus favorisé que le pré-
cédent. U est percé d’un bout à l'autre, et presque entièrement bordé
d’hôtels dont l’un est occupé par l’Ambassade du Brésil; c’est une des
voies les plus remarquables de Paris.

BOIS DÉCOUPÉS

Bureau rte Station «le la Compagnie g»‘« «les omnibus

exécuté Place de la Concorde, à Paris,

Par MM. Noisette, Architecte, et Renaud, Constructeur.

Pl. 19-20.

Articles antérieurs.— Pavillon de garde du square de la tour Saint-Jacques-la-Bou-
cherie, Album de l’Art industriel 1860, col. 7, PI. 11-12, — Chalet exécuté à Saint-

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