Oppermann, Charles A. [Hrsg.]
Album pratique de l'art industriel et des beaux-arts — 6.1862

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L’ART INDUSTRIEL. — 6' ANNEE. — NOVEMBRE-DÉCEMBRE 1802.

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R° 36. — ttoiicmbrc^Pccnnbrc 1862.

PL. 23, 2h, 25, 26.

ROIHIIIAIRE.

TEXTE. — Projets et Propositions. — 272. Plantation d'arbres et de fleurs
dans les cours et aux abords des stations des chemins de fer. — Chronique des
Beaux-Arts. — Statue du comte Regnaud de Saint-Jean d’Angély. — Décoration
de la place du Trône. — Travaux du Louvre. — Fouilles à Pompeï. — Travaux
diocésains. — Église anglicane du Boulevard Malesherbes. — Églises SaintGer-
main-l’Auxerrois. — Saint-Étienne-du-Mont. — Saint-Nicolas-du-Chardonnet. —
Saint-ltoch. — Académie des Beaux-Arts. — Prix d’Architecture. — Prix de
Peinture. — Prix de Gravure en taille-douce. — Promenades et Plantations. —
Travaux delà place du Château-d’Eau. — Travaux projetés à Montmartre. — Jardin
des Plantes. — Bois de Yinccnncs. — Parc de Monceaux. — Ébénisterie et Sculp-
ture sur bois. — Canapé style Louis XV et Console style Louis XVI, par M. Guic-
hard, à Paris (PI. 23-24). — Serrurerie artistique. — Balcons en fer forgé
style Louis XIII et Louis XIV, et Dessus de porle exécutés à Paris (PL 25-20). —
Kevue Photographique. — Alcolènc ou Collodion sans éther. — Développement
des épreuves dites instantanées. — Procédé de tirage des positifs de M. Blanquart-

ÉVRARD.

planches. — 23-24. Canapé style Louis XV et Console style Louis XVI, par
JL Goilmard, à Paris. — 25-26. Balcons en fer forgé, style Louis XIII, et Dessus
de porte exécutés à Paris.

PROJETS ET PROPOSITIONS.

(1). Plantations d’arbres et de fleurs dans les cours

et aux abords des Stations des chemins de fer.

Ce serait une intéressante étude à faire que celle des espèces d’ar-
bres les mieux appropriées, dans chaque pays, à la plantation et à la
décoration des abords des stations de chemins de fer. Là, en effet, les
beaux arbres, ou les arbustes décoratifs auraient une double utilité:
ils serviraient d’ombre ou d’abri, en cas de piuie ou de soleil. En se-
cond lion, comme l’affluence du public est toujours plus grande dans
ces points que partout ailleurs, en mettant à chaque espèce d’arbres
desétiquettesen tôle vernie indiquant leur nom usuel, leur nom scientifi-
que, leur provenance (adresse de l’horticulteur, du pépiniériste ou du
propriétaire) avec la date de leur plantation, on fournirait au public
une collection raisonnée des meilleurs modèles, et l’on pourrait en
retirer un profit réel au point de vue du progrès agricole ou industriel.

Nous nous occupons, en ce moment même, de réaliser ce genre de
plantations sur la ligne d’Ancône à Bologne (Italie) et sur les lignes
de Lisbonne à Madrid, et de Lisbonne à Porto (Portugal).

Nous publierons, après quelques années d’expérience, les espèces
plantées dans chaque localité (avec indication du terrain et de l’expo-
sition), ainsi que les résultats obtenus. Si quelques-uns de nos lecteurs
se trouvaient à même de faire des applications du même genre, nous
leur serions très-reconnaissants de vouloir bien nous en faire part pour
compléter ce travail.

C. A. Oppermann.

Paris. — 1" Novembre 1862.

CHRONIQUE DES BEAUX-ARTS.

Statue du Comte Regnaud de Saint-Jcan-d’ Angély. — On vient d’ex-
poser aux Champs-Élysées, en avant du pavillon Morel, la statue pé-
destre du Comte Regnaud de Saint-Jean-d’Angély, père du Maréchal
de ce nom, qui doit décorer une des places de Saint-Fargeau, sa ville
natale. Cette statue, posée sur un piédestal provisoire, est en bronze,
et représente le Comte en costume de cérémonie, avec le frac
brodé, la culotte, les souliers à boucles et le petit manteau de cour.
Trois volumes placés derrière lui, et sur lesquels on lit: Code civil.
indiquent qu’il a été l’un des coopérateurs de cette grande œuvre.

Le piédestal de cette statue n’est que provisoire, mais il est bien

(1) Pour la série complète des numéros, voir les Nouvelles Annales de la Construc-
tion, le Portefeuille économique des Machines et les Nouvelles Annales d'Agriculture.

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vivement à espérer que celui qui le remplacera ne présentera pas celte
série de troncs de pyramide superposés, avec moulures et corniches
hors de toute proportion rationnelle.

Décoration de la place du Trône. — On a commencé, depuis quel-
ques jours, de grands travaux décoratifs sur la place du Trône, pour la
cérémonie d’inauguration du nouveau Boulevard du Prince-Eugène. De
chaque côlé du rond-point seront construites des estrades pour les per-
sonnes invitées, et au milieu, à l’endroit du pylône que l’on vient de
démolir, s’élèvera un décor représentant un Arc-de-triomphc commé-
moratif des campagnes de Crimée et d'Italie. Si le style de ce monument
provisoire est jugé satisfaisant, il sera, dit-on, exécuté définitivement,
et servira de pendant à l’arc-de-triomphe de l’Étoile.

Les colonnes qui existent aujourd’hui sur cette place en compléteront
naturellement la décoration. Elles ont été construites, ainsi que les pa-
villons de l’ancienne barrière, par l’architecte Ledoux, en 1788. De
1842 à 1845, on y a ajouté quelques ornements, et elles ont été sur-
montées des statues de Louis IX, par AI. Eïex, et de Philippe-Auguste,
par M. Dumont.

Travaux du Louvre. — Extérieurs. — Toutes les niches qui existent
au rez-de-chaussée des façades de la cour du Louvre, sont toutes occu -
pées, maintenant, par des statues, dont quelques-unes ne sont que provi-
soires il est vrai ; tels sont les six sujets de la fraction gauche de la façade
orientale, qui sont en plâtre, et dont l’exécution en marbre n’est pas
encore arrêtée. Parmi ces modèles, on distingue la personnification de
Y Odyssée qui fait pendant â la Poésie lyrique; puis une statue de
femme entourée de coffrets gothiques, tenant un vase de style Re-
naissance; c’est le Génie de l’orfèvrerie. A droite, du même côté, une
très-belle statue de la Force, exécutée en marbre, se trouve depuis
longtemps à pied d’œuvre. L’artiste ne s’est pas assez préoccupé des
dimensions de la niche qui lui était réservée, et il l’a faite trop large
pour qu’elle puisse y entrer.

Travaux intérieurs. — On poursuit activement les travaux intérieurs
qui ont pour but de loger le Musée Campana, de donner â l’Ecole
française un autre local, de terminer la galerie qui s’étend â gauche du
pavillon Denon, enfin d’excaver les dessous de l’ancienne galerie des An-
tiques. Mais il est facile de se rendre compte des difficultés à vaincre
pour mener à bien des entreprises faites dans de pareilles conditions.
On ne peut travailler lâ comme sur un chantier ordinaire. Pour les
caves à creuser sous la galerie des Antiques, il faut sortir les terres et
enlrer les matériaux par une fenêtre du rez-de-chaussée; pour les amé-
nagements de la future galerie Campana, où l’on remplace les poêles
par un calorifère, et les murailles nues par des vitrines, on est obligé de
descendre lesdécombres par une croisée du premier étage, près du jar-
din de l’Infante, et de faire arriver les matériaux de construction par la
même voie.

Les mêmes difficultés n’existent pas pour la galerie gauche du pa-
villon Denon; mais les rosaces, les guirlandes et les rinceaux qu’il a
fallu rechercher dans la masse ont nécessité un travail très-long; celte
galerie sera néanmoins très-prochainement terminée. Quant à l’em-
placement destiné à recevoir l’École française, il ne sera pas prêt avant
l’année prochaine. Les principales toiles de cette collection sont logées,
en attendant, dans une partie de la galerie chalcographique.

Fouilles à Pompeï. — L’organisation du Musée de Naples est en ce
moment l’objet de grandes améliorations. Ou range la galerie des
fresques antiques dans l’ordre chronologique, en commençant par Ju-
piter. Une moitié est déjà achevée et l’on va commencer l’autre.

A Pompeï, les fouilles se poursuivent avec activité sous la direction d’un
nouvel entrepreneur piémontais. On enlève les anciens amas de ma-
tières volcaniques, jetés autour de la ville, du côté de la mer, et on les
transporte, par un petit chemin de fer, dans les champs, au delà de l’am-
phithéâtre. Dans les fouilles que l’on a pratiquées récemment dans une
maison, dans le voisinage du Casino de Signor dell’ Aquila, on a dé-
couvert un triclinium, avec trois murs richement décorés, et trois belles
peintures. La première de ces peintures représente la construction de
Troie par Neptune et Apollon; la seconde, un Hercule ivre, avec de

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