Oppermann, Charles A. [Hrsg.]
Album pratique de l'art industriel et des beaux-arts — 8.1864

Seite: 07-08
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L’ART INDUSTRIEL. — 8“ ANNEE.

JANVIER-FÉVRIER 1864.

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Nous retrouvons ici des ornements signalés dans la Fig. 1. Le sommet
du fût est également orné de moulures.

Fig. 6. — Chapiteau, vu de côté, de la Cour des Lions.

L’archivolte est séparée du chapiteau par une sorte de console à
pendentifs, dont nous avons parlé plus haut, sur laquelle repose l’arc
de l’ogive.

Fig. 7. — Base d’une colonne des bains de Kefala, près Palerme.

Fig. 8. — Chapiteau de la même colonne.

L’ornementation est ici de beaucoup inférieure à celle de l’Alhambra.
On reconnaît, dans la forme générale de ces ornements grossiers, l’in-
fluence de ces œuvres antiques.

Fig. 9.— Chapiteau tiré d’une construction Normande du XlIP siècle
à Palerme.

Dans leurs constructions les Normands imitèrent l’Architecture arabe
qu’ils avaient sous les yeux. Le chapiteau dessiné, Fig. 9, en offre un
exemple.

Fig. 10.— Base d'une colonne à l’intérieur de la mosquée El-Mouaïed
{Caire).

Fig. 11. — Chapiteau de la même colonne.

Cet édifice est d’une grande richesse d’ornementation. Les colonnes
que le dessin représente sont en marbre de diverses couleurs; elles
sont ou des copies ou des restes de monuments anciens. Les con-
structions arabes en Orient présentent souvent cette particularité, et les
emprunts faits à des ruines antiques ainsi que les inspirations puisées
aux sources des styles Grec, Romain et Byzantin sont les motifs de la
différence que nous trouverons dans les fragments provenant de ce
pays et ceux de l’architecture dite mauresque.

Fig. 12.—■ Chapiteau du sanctuaire de la mosquée Touloun [Caire).

Cette mosquée est un type pur de l’architecture arabe en Égypte
pendant la première époque. Elle fut bâtie par un chrétien par ordre
du sultan Ahmed-bén-Touloun.

Le chapiteau de la Fig. 22 rappelle le style Byzantin.

Feuille n° 2 {PI. 6). — Arcades.

Fig. 1. — Arcades de la grande salle de l’Alcazar de Séville.

Les arcades arabes présentent une grande variété de formes, elles
sont souvent, comme dans la Fig. 1, une demi-circonférence dont le
centre est de beaucoup supérieur au niveau des chapiteaux; elles se
terminent verticalement et se réunissent à ceux-ci comme nous l’avons
vu PI. 1, Fig. 1. Les colonnes, bases et chapiteaux sont visiblement inspirés
par l’architecture Romaine que les Maures rencontrèrent dans le pays.

Fig. 2. — Salle des ambassadeurs [Alcazar).

La forme des arcades est différente des précédentes, ma,is les orne-
ments qui les accompagnent sont semblables à ceux de la ligure pré-
cédente. Les causes sont aussi des inspirations des œuvres romaines.

Fig. 3. — Arcades de la Cour des Lions {Alhambra).

Les arcades de l’Alhambra sont à peu près semblables à celles de la
grande salle de l’Alcazar (Fig. 1), mais les découpures et l’ornementa-
tion en général en sont plus riches et surtout d’un goût plus pur.

Fig. h. — Arcades de la grande façade devant le sanctuaire de la
mosquée de Cordoue.

Les arcades sont d’une forme très-originale et caractérisent bien le
Style Mauresque. Les colonnes inférieures n’ont pas de base, mais leurs
chapiteaux et les colonnes supérieures sont, comme celles de l’Alcazar
de Séville, empruntés au Style Gréco-Romain.

Fig. 5.— Arcade à Alger.

Fig. 6. — Arcade à Alger.

Les édifices arabes de l’Algérie ne présentent pas l’élégance et le
goût que l’on trouve dans l’Espagne et l’Orient.

La forme des arcades des Fig. 5 et 6 est capricieuse, nous ne les
donnons que comme types de l’architecture algérienne.

Fig. 7. — Arcade du Moristan (hôpital) de Kalaoun (Caire).

Les arcades en ogive sont nombreuses dans le style arabe, surtout
en Orient; cependant on en voit dans presque tous les monuments qui
leur sont dus. Celle de la Fig. 7 est remarquable par ses proportions
élégantes. Elle est tirée d’un des plus beaux monuments du Caire,
construit en 683 de l’hégire par Melec-el-Mansour-Kalaoun.

J. C. Destreez.

(ta suite au prochain numéro.)

REVUE DES EXPOSITIONS.

rectement, quoiqu’il ait été jusqu’à présent le moins fécond en résultats
pratiques : le Concours d’Architecture.

L’Académie semble toutefois s’être laissé entraîner un peu plus cette
année par le mouvement moderne, et à en juger par son programme,
elle a fait, dans la voie pratique et d’une exécution possible, un pas
qu’il importe de signaler, sans toutefois approuver sans réserves son
choix comparé surtout aux études d’ensemble (Villa pour un souverain
et Palais avec ses dépendances pour le gouverneur de l’Algérie) qui
étaient demandées les années précédentes.

Il s’agissait de la conslruction d’un escalier monumental, et voici à
ce sujet les principaux paragraphes du programme :

Il s’agit de donner le plan de a l’escalier principal du palais d’un

souverain.Cet escalier doit se présenter sous les dehors les plus

imposants et les plus somptueux. Conçu dans de larges proportions,
décoré de nombreux objets d’art et revêtu des marbres les plus riches,
il offrira l’alliance de la magnificence et de la majesté. Au rez-de-
chaussée, il sera précédé d’un vestibule, précédé lui-même d’une des-
cente à couvert sous laquelle cinq voitures au moins pourront à la
fois laisser descendre les invités; à proximité serait située une grande
salle basse où se tiendrait la livrée.

« Au premier étage, l’escalier donnerait accès à une salle des gardes,
précédant les salons, les galeries de réception et la chapelle du pa-
lais. »

L’ensemble des projets présentés pour ce concours était intéressant;
un certain nombre de plans indiquaient quelques qualités sérieuses chez
leurs auteurs, notamment celui de M. Brune.

Les prix obtenus ont été :

1er grand prix, à M. Emmanuel Brune, né à Paris, le 30 Octobre
1838, élève de M. Questel :

1" second grand prix, à M. Louis Noguet, né à Paris, le 19 Octobre
1835, élève de MM. Garnaud et Questel.

2“ second grand prix, à M. Napoléon-Eugène Rigault, né à Paris,
le 26 Février 1841, élève de MM. Lebas et Lesueur.

Prix de Peinture.

Ce que nous disions tout à l’heure des conditions pratiques du pro-
gramme des concours d’architecture n’est malheureusement pas beaucoup
plus applicable au programme du concours de peinture. Cette année
encore on a choisi un sujet biblique, cent fois traité et presque totale-
ment dépourvu d’intérêt. A tant de scènes contemporaines, bien capa-
bles de tenter l’imagination des jeunes peintres, on a préféré un des
sujets les plus émouvants, il est vrai, mais les plus banals, de l’Ancien
Testament : « Joseph se faisant reconnaître par ses frères ».

Aussi sent-on moins, à l’inspection de ces toiles, ces différences tran-
chées provoquées par la foi, la naïveté, ou la vigueur qui animaient les
concurrents d’une autre époque.

Le concours était cependant passable au point de vue de l’exécution
matérielle. Beaucoup de rectitude et d’habileté, mais peu d’originalité;
en général peu d’initiative, peu de tempérament.

Dix élèves ont concouru ; ce sont : MM. Bourgeois, Montchablon,
Girard, Humbert, Leloir, Lévy, Leyrraud, Maillard, Dupuis et
Tiiirion.

Prix de Sculpture.

Les élèves avaient à traiter cette année un bas-relief (encore un sujet
antique), la mort de Nisus et d’EüRYALE, dont voici le programme en
peu de mots :

« Surpris dans la forêt de Laurente par des cavaliers Rutules, Nisus
et Euryale essayent de fuir; mais Euryale, le plus faible et le plus
jeune, est fait prisonnier.

Nisus revient sur ses pas en tuant plusieurs ennemis à coups de jave-
lots. Yolscens, Chef des Rutules, veut venger sur le captif la mort de
ses guerriers, et Nisus, qui pouvait se sauver, sort du bois en poussant
ce cri :

Me, me, ndsum quifeci; in me convertite ferrum.

Ce sujet que le mouvement général et les connaissances en sculpture
hippique qu’il exigeait rendait surtout difficile, à cependant été traité
d’une manière relativement satisfaisante par les huit concurrents qui
avaient pris part à ce concours :

MM. Roux, Delaplanciie, Nadaud, Bourgeois, Delloye, Nathan,
Croisy, Barrias.

(oiiriiurH de l’Cleole des Beaux>Ai'tg.

Prix d’Architecture.

Nous commencerons le compte rendu de l’ensemble de l’exposition
des concours des prix de Rome par celui qui nous intéresse le plus di-

C. A. OPPERMANN, Directeur,

11, rue des Beaux-Arts, à Paris.

Paris.—Imprimé par E. Tiiünot et C", 26, rue Racine.
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