Oppermann, Charles A. [Hrsg.]
Album pratique de l'art industriel et des beaux-arts — 8.1864

Seite: 21-22
DOI Seite: 10.11588/diglit.26970#0019
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L’ART INDUSTRIEL. — 8" ANNÉE, — MAI-JUIN 1864.

Les frises arabes contiennent souvent des inscriptions dont les carac-
tères sont ordinairement accompagnés d’ornements comme ceux que
représente la Fig. 4. Les caractères coufiques sont rectilignes et signa-
ient ordinairement la première époque du Style Arabe. Les caractères
à consoles sont de la seconde époque et d’un style moins pur.

Fig. 5. —Frise.

L’inscription de cette frise est en caractères coufiques; ils sont aussi
ornés. Au-dessus de cette inscription se trouvent des ornements que l'on
rencontre en Orient dans des monuments anciens d’origine grecque.

Fig. 6. — Frise avec inscription (Alger).

Fig. 7. — Frise de la Mosquée Touloun, au Caire.

Nous avons vu plus haut que la mosquée Touloun est une des plus
anciennes du Caire.

Fig. 8. — Frise.

Fig. 9. — Frise.

Fig. 10 et 11. — Frises de la salle des Deux-Sœurs d V Alcazar de Sé-
ville.

Fig. 12. — Frise du vestibule de la Casa-del-Bey, à l'unis.

PANNEAUX.

Feuille 7 (PI. 13).

Fig. 1. — Panneau du pseudo-Mehrab de la Mosquée Abu-Lada ît
Damiette.

Ce fragment se fait remarquer par l’élégance des ornements du mi-
lieu du panneau, qui imitent des fleurs.

Fig. 2. — Disposition des compartiments d’un panneau de la chaire
de la Mosquée Touloun.

Fig. 3, U, 5, 6, 7, 8, 9. — Détails de ce panneau.

La chaire à laquelle appartient ce panneau est en noyer, et les orne-
ments qui décorent les compartiments en ivoire. La manière dont ce
panneau est divisée est fréquemment employée dans le Style Arabe. Les
lettres A, B, C, etc. indiquent les places occupées par chacun des détails.

Fig. 10. — Ornement décorant les Trumeaux intérieurs de la Mos-
quée El-Moyed (Caire).

COUPOLES, DOMES, PLAFONDS ET PENDENTIFS.
Feuille 8 (PL 14).

Fig. 1.— Coupole de la Mosquée de Cordoue.

La forme la plus ordinairement adoptée pour les coupoles, dans le
Style Arabe, est celle d’un ovoïde ou d’une sphère; parfois aussi elles
affectent une forme moins simple, comme celle de la Mosquée de Cor-
doue, qui fut construite par Abdérame Ier au viiT siècle de notre ère.
Elle appartient à la première époque du Style Arabe en Espagne. Les
coupoles sont souvent décorées de pendentifs très-richement ornés,
d’autres fois des ornements peu saillants les remplacent.

Fig. 2. — Ornements de la coupole de la salle des Ambassadeurs de
V Alcazar, à Séville.

Fig. 3. — Pendentifs de la Cuba.

Les dômes reposent ordinairement sur une construction carrée dont
on raccorde les angles au dôme par des pendentifs. La Fig. 3 nous en
offre un exemple.

Fig. A. — Ornements de la voûte de la salle des Deux-Sœurs.

Fig. 5. — Pendentifs.

Ce genre d’ornement a une grande importance dans le Style Arabe.
On le rencontre dans la décoration des voûtes, au-dessus des chapiteaux,
supportant des arcades, ou servant d’appui aux plafonds, etc.

Fig. 6. — Détails de pendentifs.

Fig. 7. — Voûte en pendentifs.

Fig. 8. — Partie du plafond diune chapelle funéraire, à Alger.

Fig. 9. — Dôme de la Mosquée Mir-Akhor, au Caire, construite en
740 de l'Hégire (1360 de J.-C.).

On retrouve dans l’ornementation de ce dôme le lotus, motif si fré
quemment employé dans le Style Arabe, et appliqué à la décoration de-
toutes les parties des monuments.

(La suite au prochain numéro.)

J. C. Destreez.

BOIS DÉCOUPÉS.

Fn|tières et Siambreqn 5 ra s en JSois «léconpé

du Bois de Boulogne,.du Pré Catelan et du Jardin d’Acclimatation.

Pl. I3-i6.

Articles antérieurs. Porches et Détails en bois découpé, Alb. de l’Art Industr.
1859, col. 10, Pl. 9. — Balustrades en bois découpé, Alb. de l'Art lnduslr. 1859,

col. 11,’ Pl. 10.— Cloisons ornées et Panneaux il clncc, Alb. de l’Art Industr. 1800,
col. 2S, Pl. 15-16. — Fenêtres mauresques en bois découpé (Alger, Oran, Constantine)
Alb. de l’Art. Industr. 1862, coi. 20, Pl. 9. — Motifs décoratifs en bois découpé du Bois
de Boulogne, du Pré Catelan et du Jardin d’Acclimatation, Alb. de l’Art. Industr.
1863, col. 44, Pl. 25-26. — Balustrades en bois découpé du Bois de Boulogne, etc.,
Alb. de l’Art Industr., 1804, col. 5, Pl. 3-4.

Les Planches 15 et 16 représentent quelques-uns des principaux mo-
tifs de faîtières et lambrequins en bois découpé du Bois de Boulogne,
du Prc Catelan et du Jardin d’Acclimatation.

Ces divers motifs se répartissent de la manière suivante entre les
trois établissements.

Bois de Boulogne.

Planche 15. — Couronnement du Bureau de l’Exèdre (Fig. 2). —
Faîtière de l’Exèdre (Fig. U). — Lambrequin du Pavillon d’Armenonvillé
(Fig. 6). — Autre motif de Lambrequin (Fig. 8). — Lambrequin du
Pavillon Frontin (Fig. 11). — Lambrequin d’un Chalet-restaurant
(Fig. 12). — Cimaise du Pavillon Frontin (Fig 13 et 14). — Dessus de
Porte de Maison de garde (Fig. 16).

Planche 16. —Lambrequin du Chalet des Iles (Fig. 3 et h). — Faî-
tière de l’Exèdre (Fig. 11).

Pré Catelan.

Planche 15. —Lambrequin du Kiosque (Fig. 1). — Couronnement
du Buffet (Fig. 3). — Faîtière du Théâtre (Fig. 5). — Lambrequin de
la Brasserie (Fig.7). — Faîtière de la porte d’entrée (Fig. 9). — Lam-
brequin du Bureau des Billets (Fig. 10).

Jardin d’Acclimatation.

Planche 15. — Dessus de Porte de la Vacherie (Fig. 15.)

Planche 16. — Lambrequin du Kiosque en bambous (Fig. 1.) —
Lambrequin des Vater closct (Fig. 2). — Lambrequin de la Magnane-
rie (Fig. 5). — Lambrequin de la Ménagerie (Fig. 6). —Faîtière de la
Magnanerie (Fig. 7 et 8).—Lambrequin de la Cage aux perdrix (Fig. 9).
—-Lambrequin de l’Aquarium (Fig 10). — Lambrequin de la serre
(Fig. 11). —Faîtière du Pavillon des Kanguroos (Fig 13). — Couronne-
ment des Bureaux dans l’intérieur des pavillons d’entrée (Fig. 14).

C. A. OPPEliMANN.

Paris. — 1" Mai 1861.

REVUE PHOTOGRAPHIQUE.

Soeîété française «te Plimlngrapliie.

M. Régnault (de l’Institut), étant absent, M. Paul Perrier, vice-
président, occupe le fauteuil.

La séance débute par l’admission de nouveaux membres et par la
présentation d’épreuves.

M. Lièrent, photographe américain, a spécialement étudié l’exploi-
tation des mines d’or en Californie; son album est une collection de
renseignements précieux sur l’état actuel de la métallurgie de l’or
dans cette contrée, aujourd’hui presque entièrement civilisée.

M.Rousset présente une collection des vues des bords si pittores-
ques de la Marne.

M. Burgue, professeur de sciences physiques à Chauny, présente
un appareil à l’aide duquel ou peut effectuer en pleine lumière toutes
les opérations photographiques: c’est une chambre noire à soufflet
dont la partie antérieure, seule, est mobile; l’autre est fixe et fermée
par un verre jaune à travers lequel on suit le développement de l’i-
mage. La glace collodionnée est fixée à une règle verticale et peut
être immergée à volonté, et successivement, dans les quatre cases d’un
tiroir placé au-dessous de l’appareil, et mobile lui-même dans un plan
horizontal. Pour opérer, on verse, dans l’ordre convenable, les bains
nécessaires aux opérations dans les cuvettes du tiroir; la glace collo-
dionnée est d’abord plongée dans le bain d’argent, puis impressionnée.
On avance alors le tiroir d’un cran, et on laisse tomber cette glace dans
le bain révélateur ; on procède ensuite au lavage dans la troisième cu-
velle, et en dernier lieu au fixage.

Nous devons rappeler à nos lecteurs que l’appareil de M. Burgue ne
se distingue de celui construit antérieurement par M. Titos-Albotès que
par l’addition des cuvettes de lavage et de fixage. Or, dans le principe,
M. Titus-Albotès avait muni son appareil des quatre mêmes cuvettes;
mais reconnaissant depuis que les opérations du lavage et du fixage
peuvent, sans inconvénient, être remises au retour de l’excursion, il
n’a conservé que les cuvettes nécessaires aux bains sensibilisateur et
révélateur.

M. Girard donne lecture, au nom du Comité, du règlement de l’Ex-
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