Oppermann, Charles A. [Hrsg.]
Album pratique de l'art industriel et des beaux-arts — 8.1864

Seite: 23-24
DOI Seite: 10.11588/diglit.26970#0020
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L’ART INDUSTRIEL.

MAI-JUIN 1804.

24

8' ANNEE.

position de la Société française de Photographie en 1864; aucun sta-
tut nouveau n’est apporté à ce règlement, aucun n’est modifié. Nous
ne pouvons donc que renvoyer le lecteur à la rédaction du règlement
de 1863. (/ilbum de VArt Industriel 1863, n° 39, p. 24).

M. Liébert présente un nouvel appareil destiné aux agrandissements
des épreuves positives. Les divers auteurs qui ont traité ce sujet ne
peuvent d’ailleurs revendiquer la priorité d’une idée théorique nou-
velle; ils ne peuvent prétendre qu’à l’invention de dispositions prati-
ques plus parfaites dans le jeu optique de l’appareil, ou à des combi-
naisons plus avantageuses, en un mot à des perfectionnements pure-
ment techniques. Dans son nouvel appareil, M. Liébert supprime
l’emploi du Réflecteur, cause première, selon lui, du retard d’impres-
sion des épreuves, en ce qu’il absorbe les rayons chimiques en grande
proportion. Comme second perfectionnement, l’auteur signale l'em-
ploi d’objectifs de 1/4, 1/6,1/9 grandeur normale. L’avantage pra-
tique de cet appareil est incontestable ; il permet la suppression d’un
local spécial et aussi d’opérer sans interruption, tant que le soleil se
maintient au-dessus de l’horizon.

M. Richard présente un héliostat destiné aux appareils amplifica-
teurs. Cet appareil, comme celui de M. Léon Foucault (voir Album
de l’Art Industriel. 1862, n° 33, col. 32), supporte un miroir de grande
dimension; mais il semble qu’il doit être considéré plutôt comme un
miroir tournant, que comme un héliostat.

Séance du 4 Mars 1864.

M. Régnault (de l’Institut), Président de la Société, occupe le fau-
teuil.

Aucune présentation'importante n’est Inscrite à l’ordre du jour.

M. Morvan s’excuse par une lettre de ne pouvoir présenter dans cette
séance, par des raisons de santé, une série d’épreuves qui permettent
d’apprécier les progrès réalisés par son procédé photo-lithographique.
L’auteur rappelle au Comité que l’exposé complet de son procédé a été
adressé à la Société en Juillet 1863, et il s’inscrit pour participer au
concours du prix fondé par M. le duc de Luynes.

M. le Président rappelle que ce concours sera clos le 1" Avril 1864.

Nous annoncions, dans le numéro Mars-Avril 1863, col. 16, que la
Société française de Photographie avait institué, sous forme de mé-
dailles, des récompenses annuelles destinées aux auteurs des travaux
les plus remarquables. La première distribution de ces médailles devait
avoir lieu au mois de Février 1864; elle a été retardée par les obstacles
matériels inhérents à tout changement de local. Cette solennité est re-
mise à la séance du mois de Juin.

Suivent des réclamations sur lesquelles il serait peu utile d’insis-
ter; M. Van-Monicoven interpelle M. Bertch, au sujet d’une commu-
nication faite par lui sur les appareils amplificateurs, dans la séance du
4 Décembre 1863. M. Bertsch annonce une réponse qui, il l’espère,
terminera la discussion.

M. Poitevin réclame contre M. Placet, qui, on le sait, est l’auteur
d’un nouveau procédé de gravure par voie photographique. Nous
décrirons en détail ce procédé fort ingénieux dans la prochaine
Revue.

M. Paul Perrier décrit, au nom de M. Koch, un appareil stéréo-
scopique perfectionné. L'auteur a eu pour but de fermer, d’un seul
coup, les deux objectifs, et de munir la chambre noire d’un système à
soufflet; il y est arrivé très-simplement en divisant la chambre par
une rainure en caoutchouc, puis en plaçant, en avant des objectifs, un
étui muni d’un volet mobile.

IVoavelle Méthode de préparation du Papier albuminé.

M. Marion a fait une étude approfondie des conditions qui doivent
présider à la préparation du papier albuminé destiné au tirage des
épreuves positives. La pratique avait reconnu que l’albuminage du
papier était souvent une cause nuisible à la réussite de l’épreuve,
soit à cause de la dissolution de l’albumine dans le bain d’argent,
soit par suite de l’inégale distribution de cette matière sur le papier.

M. Marion a fait disparaître ces deux graves inconvénients et, en
outre, son procédé diminue d’une manière notable les frais de tirage
des épreuves positives sur papier albuminé. Pour que l'albumine ne se
dissolve pas dans le bain d’argent au moment de la sensibilisation, il
faut que cette matière soit coagulée d’avance; or, dans cette nouvelle
méthode, l’albuminage et la coagulation se font au même instant.
Ainsi, pendant que l’albumine s’étend en couche régulière à la surface
du papier, la partie précédemment albuminée passe sur une dissolution
saline qui détermine sa coagulation immédiate.

L’auteur ajoute que la sensibilisation du papier peut se faire avec un
bain de nitrate d’argent à 3 ou 5 p. 100 au plus. Il est donc inutile de
chercher à forcer cette dose, puisque l’on peut ainsi réaliser une éco-
nomie qui n’est pas sans importance dans une opération industrielle.

Oliservalions sur le procédé de Tirage des positifs

avec les Sels de fer.

C’est Herschell qui a posé la base fondamentale de tous les pro-
cédés de ce genre. C’est lui qui, le premier, ramena au minimum, à
l’aide de la lumière solaire, les sels de peroxyde de fer, qu’il soumettait
ensuite à l’action du nitrate d’argent.

M. A. Poitevin et d’autres, dernièrement encore M. le docteur
Van Monckoven, utilisèrent diversement cette réaction qui appartient
désormais au domaine public. On ne peut donc prétendre inventer un
procédé nouveau, soit en variant les doses des substances nécessaires,
soit en amplifiant leur liste, soit enfin en modifiant l’ordre des réac-
tions. On ne doit désormais attacher d’importance qu’aux procédés de
ce genre qui auront pour but la suppression définitive des sels d’argent
dans le tirage des épreuves positives.

Virage tics épreuves positives.

M. AViiarton Simpson indique, dans le The Photographie News, une
méthode très-simple et infaillible, selon lui, pour obtenir un virage
excellent et rapide des positifs sur papier.

Les épreuves, lavées au préalable, sont immergées pendant quelques
minutes dans un bain de carbonate de soude (0er.320 pour 30 centigr.
d’eau). Au sortir de cette dissolution, on les laisse égoutter, puis on les
plonge, sans les laver préalablement, dans un bain de chlorure d’or
(0EU)64pour 150 centigr. d’eau). Chaque épreuve possède à sa surface
une dose de liqueur alcaline suffisante pour la garantir de l’acide libre
que pourrait contenir le chlorure d’or et pour laisser un libre cours à
la décomposition qui doit produire le virage. Les bains de virage à
l’acétate de soude et ceux au chlorure de chaux donnent aussi de bons
résultats.

ïnflunteede l'aride l'«rniique hhp le» Raing révélateurs.

L’addition d’acide formique au bain révélateur, recommandée par
M. H. Claudel, comme agent accélérateur, a été l’objet de fréquentes
discussions. Plusieurs expérimentateurs ont fait des essais dont les ré-
sultats différaient de ceux obtenus par l’auteur du procédé. D’autres,
au contraire, ont reconnu à l’acide formique l’avantage signalé par
M. Claudel.

Nous résumerons ainsi la communication faite à ce sujet par
M. Henry Coopéra la Société Photographique de Londres: Dans
certaines conditions, l’acide formique agit comme accélérateur dans
un bain révélateur quelconque ; dans le cas où l’on dispose d’une
lumière interne, le révélateur ordinaire au sel de fer, agit plus vite
que l’acide pyrogallique additionné d’acide formique. Enfin, le révé-
lateur le plus actif est le mélange d’acide formique, de sulfate de fer
et d’une faible proportion d’acide acétique.

Ernest Saint-Edme,

Préparateur de Physique
au Conservatoire des Arts-et-Metiers

Prix «Su Matériel Pliotograiiliique.

Nous publions ci-dessous les différents prix des parties du Matériel
photographique lel qu’on le trouve en fabrication courante dans les
ateliers d’ëbénisterie.

Chambre noiro à soufflet extra plaque.

— plaque.

— 1/2 plaque.

— 1/4-plaque.

Chambre noire à soufflet stéréoscopique 1/4 plaque.

Chambre noire ordinaire stéréoscopique 1/4 plaque.

Chambre noire ordinaire extra plaque.

— plaque.

— 1/2 plaque.

— 1/4 plaque.

Chambre noire pour plaques et collodion, plaque.

— 1/2 plaque. . .

— 1/4 plaque. . .

Châssis positif, 1/1 plaque.

— 1/2 plaque.

— 1/4 plaque.

Pieds à crémaillère en chêne.

— en bois blanc.

Pieds brisés 10 fr., 0f.50, 8r.50. — Boites d’épreuve ordinaire.

Boîte à brômer 24 fr., 18 fr., 13 fr. — Boite d’emballage. . .

Boite à mercure 12 fr., 0 fr., 7 fr, — Bois blanc 14 fr. 10 fr.

— Chêne.. . 16 fr. 13 fr.

Boîte d’épreuve en acajou 5f.50. — Appui-tête articulé.. . .

— Ordinaire.

C. A. OPPERMANN, Directeur,

11, rue des Beaux-Arts, à Paris.
Taris. — Imprimé par E. Thunot et C°, 20, me Racine.

70L00
45 .00
35 .00
22 .00
35 .00
20 .00
40 .00
25 .00
16 .00
12 .00
25 .00
IG .00
12 .00
8 .50

7 .00
5 .50

25 .00*
15.00
2 .00
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8 .00
10 .00

5 .00
2 .00
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