Oppermann, Charles A. [Hrsg.]
Album pratique de l'art industriel et des beaux-arts — 8.1864

Seite: 45-46
DOI Seite: 10.11588/diglit.26970#0031
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L’A UT INDUSTRIEL. — $• ANNICK. — NOVEMBRE-DÉCEMBRE 186,4.

/j 6

kilog. 0'.65 (la fonte seule). —Prix du mèlre courant 19'.50.— Prix du
mètre assemblé 38 fr. (compris fers, goujons, etc.)

Fig. 10. — Balcon — Poids du mètre courant 21lt;50. — Prix du
kilog. 0r,65 (fonte seule). — Prix du mètre courant IA fr. — Prix du
mètre assemblé (tout compris) 35 fr-

Fig. 11. —Balcon. —Poids du mètre courant 15L50. — Prix du
kilog. 0'.65 — Prix du mètre courant 10'. 10. — Prix du mètre assem-
blé 32 fr.

Fig. 12. — Balcon. —- Poids du mètre courant 22LA0. — Prix du
kilog. 0'.65 — Prix du mètre courant 1 A'.OO. — Prix du mètre assem-
blé 38 fr.

Les prix et les poids qui précèdent correspondent aux pièces entières,
chaque pièce peut d’ailleurs être décomposée suivant commande.

C. A. Ôpperman^.

Paris, 1" novembre 1864.

ARCHITECTURE DÉCORATIVE.

r

Etndc générale sur le Style Arabe.

Par M. J. C. Destreez. (5* article.)

Pr,. 27, 28

Articles anterieurs. — Étude sur le Style Arabe, par M. J. C. Destreez (l" article),
Alb.'ite l'Art induit. 1864, col. 5, PI. 5 0. — 2' aiticle, Alb. de l'An Industr., 18G4,
coi. Il, PI. 7-8, — 3' article. Alt), de l'Art Industr., col. 20, PI. 11-12-13-14. — 4'ar-
ticle. Alb. de l’Art Industr., col. 33, PI. 21-22-23-24.

Après avoir décrit, aussi succinctement que possible, dans les arti-
cles précédents, les divers détails de l’Architecture Arabe, nous nous
proposons de donner dans les Pi. 27-28 une idée de la décoration que
l’on rencontre dans l’intérieur de ces édifices.

DÉCORATION INTÉRIEURE. — MEUBLES.

PU. 27.

Fig. 1. — Partie de la Grille qui entoure le Tombeau de Kalaoun
(au Caire).

Fig. 2. — Détail de la partie supérieure de la même grille.

Celte grille est remarquable autant par son bon goût que par sa
richesse. Elle est composée d’un grand nombre de compartiments
alternativement ornés des trois motifs que représente la Fig. 1. Le
motif de la Fig. 2 règne dans toute la longueur.

Fig. 3. — Fauteuil du Sultan Kaibaoun.

Fig. b. — Détail d,'un panneau du thème fauteuil.

Les Arabes font rarement usage de sièges élevés; cependant ils ont
des bancs, des fauteuils et des divans sur lesquels ils se tiennent accrou-
pis comme sur les tapis.

Fig. 5. ■— Siège chez un barbier (au Cajre).

Ce siège est divisé en stalles, il est remarquable par sa forme et son
ornementation très-riche.

Fig. 6. — Petite table servant à poser la cafetière.

DÉCORATION INTÉRIEURE.—CHAIRE.— LANTERNES.—FONTAINE, CtC.

Pl. 28.

Fig. 1. — Grande lanterne du sanctuaire de la Mosquée Hassan
(au Caire).

Fig. 2. — Détail des Panneaux à jour.

Les ornements A, B, C sont répétés dïius la partie supérieure, comme
le montre la Fig. 1.

Fig. 3. — Plan de la Lanterne.

A. Les petites lampes ;

B. Les lampes suspendues.

Fig. U. — Plan du récipient de l’huile qui s’écoule des lampes.

Fig. 5. — Coupe de ce récipient.

Cette grande lanterne est très-richement ornée ; le même principe
d’ornementation ordinaire aux Arabes a été employé ici ; elle est divisée
en compartiments ornés d’une manière symétrique. On reconnaît parmi
les détails quelques ornements que nous avons déjà rencontrés ailleurs.

Fig. 6. — Partie supérieure de la Chaire à prêcher de la Mosquée
Barrauk.

Les fleurs de lotus sont, dans cette chaire, l’un des principaux orne-
ments caractéristiques. Les colonnes sont aussi remarquables.

Fig. 7 et 8. — Fuses décoratifs divers.

Nous terminerons, dans une des livraisons suivanles, ce cfue nous
avons à dire pour compléter celte étude résumée, par la publication
des plans d’ensemhie de divers monuments ou habitations arabes, et
des coupes qui en fassent bien comprendre la distribution et les traits
les plus caractéristiques.

J. C. Destreez.

REVUE PHOTOGRAPHIQUE.

Emploi du Cliromaleilmiïiîedle Potasse et il’Am mosssaque

en Photographie.

Chacun connaît la réaction photochimique du bichromate de po-
tasse, une des premières découvertes de la photographie. Al. Kopp
appelle en ce moment l’attention sur les différents effets de coloration
que l’on pourrait utiliser pour le tirage des positifs, en se fondant sur les
réactions des bichromates alcalins sur certains sels métalliques.

De tous les sels dont l’oxyde de chrome forme l’élément positif, cet
expérimentateur recommandé surtout le chromate double de potasse et.
d’ammoniaque à l’état de pureté absolue, ainsi qu’on l’obtient aisé-
ment. Ce sel n’attaque alors nullement la cellulose, condilion essen-
tielle pour l’obtention de bonnes épreuves posiiives. Le papier, enduit
de la dissolution chromique, est primitivement jaune, mais il reprend
peu à peu la teinte orangée caractéristique du papier teint au bichromate
de potasse, et, comme ce dernier, il conserve longtemps son activité.

Sous l’influence de la lumière, le sel double perd de l’ammoniaque
et devient acide; l’acide chromique se réduit alors eu oxydant par-
tiellement la cellulose, et devient du bioxyde de chrome dont la teinte
brune dessiné l’image sur le fond du papier qui, lui, redevient blanc
après le lavage de l’épreuve. Cette réaction étant parfaitement connue,
voici les applications nouvelles que M. Kopp en déduit:

Le composé brun, dont la formule chimique est Crû2, est d’une alté-
rabilité facile (sous l’influence de l’air humide, sa nuance pâlit, et, au
bout de peu de temps, l’épreuve ne présente plus que la teinte vert
clair très-faible de l’hydrate d’oxyde de chrome. Il est possible, non-
seulement de combattre cette altération, mais encore d’obtenir des
effets de virage â teintes variables. Il suffira de soumettre le papier, im-
pressionné et préalablement lavé, à l’action de solutions de seis métal-
liques capables de former des chromâtes insolubles (même dans un
liquide faiblement acide) et fortement colorés: tels sont les chromâtes
de plomb, de bismuth, d’argent, de mercure. Si l’on fait usage du
nitrate de mercure parfaitement neutre, l’image obtenue est d'un brun
rouge et vigoureux ; il se forme alors du chromate de mercure. Un sel
de plomb ou de bismuth donne une teinte jaune; l’image est cra-
moisie avec les sels d’argent. Une fois l’image fixée â l’état de chro-
ma te insoluble, on lave de manière à détruire toute trace de sel solu-
ble dans les blancs de l’épreuve; alors on pourra, en l’exposant aux
émanations d’hydrogène sulfuré, transformer en impression noire les
colorations précédentes.

Rien n’empêche de substituer au papier une toile ou une étoffe quel-
conque; alors ces réactions deviennent la source d’une nouvelle mé-
thode d’impression sur tissus par voie photographique.

Procédé de développement parie Saccliarosulfate de fer.

Voici comment s’exprime, au sujet de ce procédé, le rédacteur du
Photographie News;

« Dans une récente excursion à Londres, M. Law est venu nous
visiter, cl nous montrer quelques clichés obtenus par son procédé,
pour que nous puissions nous faire une idée des qualités qu’ils possè-
dent au tirage. Nous devons dire que ces clichés sont d’une supériorité
remarquable; examinés par transparence, ils paraissent d’une teinte
noir verdâtre ou olive foncé, et leur intensité est suffisante pour donner
des épreuves positives brillantes dans lesquelles la douceur, le modelé
se conservent parfaitement. »

Voici maintenant l’analyse de ce procédé de développement.

Le bois employé parM Law est ainsi composé :

g.r-

Protosulfate de fer. 186.60

Sulfate d’ammoniaque. 31.10

Sucre candi . ... .. 3110

On dissout chacun de ces corps dans une quantité d’eau suffisante
pour fournir une solution saturée, puis on mélange les trois liquides et
on laisse cristalliser le tout : les cristaux sont du sàccharosulfate de fer.
On en dissout alors 2Br,5 dans 31",10 d'eau, et l’on ajoute 3°-c,8 d’acide
acétique cristailisable et 2S',2 d’acide citrique. La dissolution, qui est
aiors d’une nuance citron un peu claire se conserve très-bien.

On remarque que les cristaux fournis en second lieu par la cristalli-
sation des eaux mères, après l’enlèvement des premiers, ont plus que
ceux-ci le caractère amorphe, l’odeur et l’aspect des matières sucrées,
et réussissent d’une manière encore plus satisfaisante.
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