Oppermann, Charles A. [Hrsg.]
Album pratique de l'art industriel et des beaux-arts — 10.1866

Seite: 29-30
DOI Seite: 10.11588/diglit.26971#0023
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29

ALBUM PRATIQUE DE L’ART INDUSTRIEL. — 10» ANNÉE.

JUILLET-AOUT 1866.

30

Balustrades en peuplier de 0m.020 d’épaisseur, portant lambrequins,
droites ou rampantes :

9. Sur 0m.85 de haut, le mètre courant 13r.25

19.

— 0

.85





Il .25

41.

— 0

.85





8 .75

42.

— 0

.85





14.25

Les prix ci-dessus des balustrades comprennent leur montage; lors-
qu’elles seront fournies sans cet ouvrage, elles seront diminuées par ce
fait de 0'.50 par mètre courant.

Les mêmes, sans lambrequins, réduites à 0"“.70 de hauteur seront
diminuées de lf.25 par mètre courant.

Consoles pour Balcons et Toitures.

Pt. 24.

t. Console d’assemblage, chevron en chêne de 0m.100, le reste en sapin de

0m.075, de 0“.70 sur 1 mètre de saillie, plus les scellements. 18U>0

2. Console d’assemblage, chevron en chêne de 0”',100, le reste sapin 0”,075,

de 0,n.75 sur 1 mètre de saillie, plus les scellements.18 .00

3. Console sapin 0"’.075 de 0“.45 sur 0n,.60 de saillie. 5 .50

4. Console sapin 0m.075 avec culot découpé des quatre faces, de 0m.50 sur

0".60 de saillie. 7 .00

5. Console rampante sapin 0'".054. 4 .00

6. Console rampante sapin 0m.054. 3 .00

7. Console-lien sapin 0".075, de 0“.45 sur 0”‘ 00 de saillie, plus le scelle-

ment. 3.50

8. Console sapin 0n,.075, de 0m.57 sur 0“.50 de saillie. 7 .00

9. Console sapin 0n,.075 avec culot découpé des quatre faces, de 0“.50 sur

0”.GO de saillie. 8.50

10. Console sapin 0-.075, avec assemblages et culots découpés des quatre

faces, de 0m.85 sur 0™.72 de saillie.. 18 .00

11. Console d’assemblage, chevron chêne 0“.100, le reste sapin 0"'.075 avec

panneau embrevé 0”.020, de0“.80sur 1 mètre de saillie, plus les scel-
lements. 17 .00

12. Console-lien sapin O"--.075, de 0'".75 sur 0m.03 de saillie, plus le scellement. 7.00

13. Console sapin 0”'.075, de 0m 85 sur 0"'.72 de saillie. li .00

14. Console rampante sapin 0.n,054. 4 .25

15. Console sapin 0”.075, avec culot découpé des quatre faces, de 0”'.85 sur

0'".72 de saillie... 13 .00

10. Console rampante, sapin 0"'.054. 3 .75

L. Anquetin.

REVUE PHOTOGRAPHIQUE.

neutralisation du haiu de nitrate d’argent par la Craie

C’est un procédé très-répandu en photographie depuis quelque
temps que de neutraliser le bain d’argent par la craie. On considère, en
général, comme des faits acquis, d’une part, que le carbonate de chaux
neutralise, toujours l’acide; et d’autre part, que ce corps n’exerce sur
les baius d’argent aucune action fâcheuse : ce sont deux erreurs.

En cherchant à neutraliser ainsi un bain neuf qui avait été trop forte-
ment acidulé, M. Vogel s’aperçut que l’addition de cet agent déterminait
une précipitation d’iodure d’argent; le bain n’avait cependant pas été
saturé d’iodure. L’auteur pensa alors que cette précipitation devait
provenir de ce que la présence de la chaux dans le bain diminuait la
force alcaline de l’oxyde d’argent. On sait, en effet, que les bains peu
chargés en argent ne dissolvent pas l’iodure de la même façon que
ceux qui renferment une grande quantité de ce métal.

Afin d’établir nettement ce point, M. Yogee prit une solution d’ar-
gent de la teneur de 8 p. 100; en prenant AO centimètres cubes, il y
ajouta 08r.070 de craie. Après vingt-quatre heures de repos, la liqueur
ne marquait que 2 p. 100 d’argent. Le carbonate de chaux élimine
donc les sels d’argent qui forment le bain d’argent; le carbonate de
baryte agit de même. Le carbonate de soude est le véritable agent
neutralisateur.

Tirage îles Positifs à TAlbuminatc «l’argent.

Ce procédé se recommande par les avantages suivants :

Pour obtenir une épreuve positive, on n’a pas besoin d’une forte
quantité de chlorure d’argent, et l’on peut diminuer proportionnelle-
ment le nitrate d’argent; car l’albumine contenant déjà, dans sa com-
position même, un peu de chlorure soluble, et formant, d’autre part,
avec le nitrate d’argent un composé sensible, il suffit d’albuminer le
papier sans y ajouter de chlorure, et de le sensibiliser au bain de
nitrate d’argent.

Le bain de nitrate peut, dans ces conditions, être employé à un titre
très-bas; néanmoins, seul, il ne donne pas de bons résultats; il doit
être additionné d’un nitrate à base alcaline. M. Schnauss, l’auteur de
ce procédé, indique cette formule ;

Eau. 500 grammes

Nitrate de potasse. 32 —

Nitrate de magnésie. 32 —

Nitrate d’argent. 9 —

Quoique ce procédé soit économique, M. Delessert n’en est pas
très-satisfait; selon lui, les épreuves manquent de vigueur et d’effet.
Il substitue à la formule de M. Schnauss un bain de nitrate double
d’argent et d’ammoniaque à 15 p. 100 : les épreuves viennent immé-
diatement avec plus de vigueur. Mais le papier, ainsi sensibilisé, sèche
mal; il est huileux, et les gouttes rie nitrate qui restent adhérentes au
papier occasionnent des taches locales. Eu résumé, M. Delessert
pense, et cela avec raison, qu’il ne faut pas chercher l’économie en
matière photographique.

Coloration «les Épreuves sur Papier

au moyen de la lumière polarisée.

M. de la Blanchère publie cette méthode, dont le but est, non d’im-
primer sur une photographie les couleurs de la lumière polarisée, mais
simplement de faire apparaître ces nuances pour l’observateur qui
placera l’épreuve dans les conditions indiquées.

Des plaques de mica, d’épaisseur convenable, et placées dans des
positions déterminées d’après celle du plan de polarisation, sont fixées
au moyen de colle de poisson derrière la photographie, après avoir
été découpées d’après les contours du sujet. Chaque lame fournit une
teinte plate appropriée à la partie de l’épreuve photographique der-
rière laquelle elle se trouve. Lorsqu’on regarde cette épreuve à travers
un analyseur, en faisant tourner ce dernier autour de l’axe du tube
qui le renferme, les teintes varient en intensité, disparaissent, pour être
être ensuite remplacées par les nuances complémentaires. On obtient
ainsi des effets de couleurs qui sont assez curieux.

Photographie sur Soie.

M. H. Cooper recommande pour ce genre d’épreuves le procédé
suivant :

On prend 68r.50 de chlorure d’ammonium et A grammes de mousse
d’Islande; on les traite par 600 grammes d’eau bouillante; on laisse
refroidir à peu près; on immerge alors la soie pendant quinze minutes.
On sensibilise dans un bain d’argent à lsr.30 de nitrate d’argent pour
30 centimètres cubes d’eau distillée. Cette opération dure seize mi-
nutes. Après dessiccation, on impressionne fortement; on lave à plu-
sieurs reprises et l’on vire avec ce bain :

Eau.. 600 grammes

Acétate de soude. 3*.50

Chlorure d’or. 0L25

Craie. une petite quantité

On fixe à l’hyposulfite, 120 grammes de sel pour 500 d’eau.

Tirage «les positifs an Fcrroso-acétatc «le fer.

Tel est le nom que M. M. A. Gaudin donne au produit qu’il utilise
pour constituer une nouvelle méthode de tirage des positifs qui, si elle
n’est encore maintenant que curieuse, est appelée à un rôle important
en photographie. L’auteur revient au tirage des épreuves sur papier au
nitrate d’argent; il y a bien des années que ce procédé est abandonné,
et cela parce que les épreuves au nitrate d’argent possèdent une pro-
priété singulière qui n’est tolérable que pour les grandes épreuves;
elles sont en général dans l’épaisseur du papier. II doit en être
ainsi, car l’action de la lumière s’effectuant sans aucune coloration,
il s’ensuit que les parties répondant aux noirs les plus intenses sont
toujours perméables à la lumière, et cet effet est souvent cause que
le revers du papier prend une teinte uniforme très-marquée qui pro-
vient de cet éparpillement de la lumière distribuée après la formation
de l’image latente à la première surface du papier. Si l’on agite de
manière à ne déposer le nitrate qu’à la surface du papier, tout change,
on oblient des images fortes et pures, et douées d’un relief surprenant.

M. Gaudin recourt donc à un papier albuminé imperméable ; le
bain de nitrate est légèrement acidulé par l’acide nitrique ; on étale le
liquide sur ce papier en opérant très-rapidement, comme si l’on coilo-
dionnait une glace; la feuille, ainsi sensibilisée, est abandonnée à
sécher dans un endroit obscur. Le temps de pose est très-court, 10
à 20 secondes, selon la force de la lumière. Le bain révélateur est
le proto-acétate de fer à la gélatine, dans lequel on ajoute de temps à
autre un peu de nitrate d’argent acide; l’action révélatrice est instan-
tanée ; c’est un véritable virage à l'argent. Plus de bain de tixage ni de
virage, on lave à l’eau ordinaire.

Ce serait donc, on le voit, un grand progrès, si M. Gaudin arrivait à
constituer ce procédé de manière à le rendre pratique.
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