Oppermann, Charles A. [Hrsg.]
Album pratique de l'art industriel et des beaux-arts — 10.1866

Seite: 39-40
DOI Seite: 10.11588/diglit.26971#0028
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ALBUM PRATIQUE DE L’ART INDUSTRIEL. — 10e ANNÉE. — SEPTEMBRE-OCTOBRE 186(5.

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dans le bain d’argent, puis on la transporte dans une cuvette conte-
nant de l’eau distillée; pendant ce temps on recouvre et l’on sensibilise
une nouvelle glace ; on lave ensuite à l’eau ordinaire, puis avec de
l’eau légèrement alcaline. La glace est immergée ensuite pendant
peu de temps dans une solution de bromure de potassium à A ou
5 p. 100, et on la recouvre d’albumine préparée, comme il suit: on
prend 1 partie de blanc d’œuf, 2 parties d’eau et 6 à 8 gouttes d’am-
moniaque pour 31”'“’ d’eau; on agite en évitant la formation de
neige et l’on passe à travers la mousseline.

Le temps de pose est le même que pour une glace humide. Le déve-
loppement a lieu avec le mélange de ces deux dissolutions :

| Acide Pyrogallique . .. 0 .516

I Eau. 31

1 Carbonate d’ammoniaque. .. O8'. 129

I Eau. 31

Préparation fin Papier positif à la Gomme-laque.

Le papier qui doit servir au tirage positif, au lieu d’être albuminé
à l’aide des préparations habituelles, est recouvert d’une pré-
paration composée de gomme-laque blanchie dissoute dans une solu-
tion aqueuse de borax. Ainsi préparé, le papier est sensibilisé,
tiré, etc. L’image obtenue dans le châssis-presse est d'une couleur
rouge et conserverait une teinte chocolat, si elle était simplement
fixée à l’hydrosulfite de soude. On peut éviter cet inconvénient en
virant avec un bain d’or. On lui donnera un ton bistre éclatant en la
passant d’abord dans un bain de sulfocyanure d’ammonium pour la
fixer ensuite à l’hyposulfite. La gomme-laque peut aussi être dissoute
dans une solution aqueuse de phosphate de soude. Le papier ainsi
préparé et sensibilisé à la manière ordinaire s’imprime très-prompte-
ment; sa couleur est ou noire ou sépia, et ne change pas notablement
lors du fixage à l’hyposulfite. Les papiers à la gomme-laque dissoute
dans un mélange de borax et de sulfate de soude prennent des colora-
tions très-agréables variant du rouge jusqu’au noir. On peut aussi ob-*
tenir des épreuves d’un ton jaune varié en employant le sulfocyanure
d’ammonium.

Électrotypic.

L’objet de ce procédé est de produire des plaques électrotypes de
dessins prêtes pour l’impression ordinaire comme celles typogra-
phiques, sans recourir au travail du graveur. Sur le côté verni d’un
négatif, on verse une solution de gélatine bichromatée ; après
dessiccation, on insole en présentant à la lumière la /ace non re-
couverte; les rayons fixeront, comme on le sait, les parties bichro-
matées sur lesquelles ils tomberont. On dissoudra alors les parties non
fixées dans l’au chaude, et il restera sur la glace une couche plus ou
moins élevée, selon l’épaisseur des couches partielles de collodion : on
prendra une empreinte à l’aide du plâtre; il sera aisé de remouler en
cire, et ce moule définitif servira à obtenir des reproductions galvano-
plastiques.

Ce procédé, de MM. Desbarats et Leggo, est extrait, en principe,
des travaux de M. Poitevin, et il rappelle, en pratique, la méthode
adoptée par M. Placet.

Grapliotypic.

Sous ce nom, M. Fm Cook indique un procédé de gravure sur
métal, dont on peut tirer parti pouf les études héliographiques.

On prend la meilleure qualité de blanc de Paris, on le broie fine-
ment dans l’eau et on le laisse précipiter, puis on le tamise. On taille
des lames épaisses de zinc ou d’uu autre métal, selon les dimensions
convenables, et le nlanc est projeté sur ces lames à travers une toile
formant crible. Les lames sont ensuite soumises à la presse hydraulique,
puis leur surface est lustrée avec une plaque d’acier parfaitement polie.
Dans cet état, l’épaisseur de la lame de zinc et de la craie comprimée
est à peu près celle d’une planche ordinaire de stéréotypie. On fait
perdre ensuite à la craie sa propriété absorbante en la soumettant à
une forte insolation : dès lors l’encre ne pourra plus ni pénétrer ni s’é-
tendre.

L’encre employée est un mélange de glycérine et de noir de fu-
mée, et, comme elle participe de la nature des vernis, elle reste à la
surface et joue simplement le rôle d’abri pour la craie recouverte par
les traits pendant l’opération du brossage. De même que dans la gra-
vure sur bois, l’artiste fait son dessin à la craie rouge sur la planche et,
avec des pinceaux de crin de différentes dimensions, il grave son des-
sin tel qu’il veut le faire paraître à l’impression, laquelle, comme on le
sait, reproduit à l’envers la surface. On procède, en un mot, comme
pour la gravure sur bois. L’encre, qui est noire, se sèche instantané-
ment dès qu’elle est appliquée sur la planche, de sorte que l’on peut faire
immédiatement des lignes de toute épaisseur qui se croisent. Le dessin

est actuellement prêt à être mis en relief, ce qui se fait avec des bros-
ses de poils de fouine; on durcit en suite la craie en la silicatisant avec
une dissolution siliceuse, et la planche est prête pour le stéréotypeur
qui peut, sans endommager l’original, en faire un nombre quelconque
de clichés.

Evaluation fin Prix fie revient fies Épreuves sur papier.

Voici comment M. Spiller, très-expert en matière photographique,
estime la dépense en argent et en or d’une épreuve sur papier :

L’auteur prend du papier albuminé pur et le sensibilise sur un bain
de nitrate d’argent à 15 p. 100; les épreuves présentaient alors un
terme moyen, quant à la distribution relative des clairs et des ombres.
Après l’exposition, les épreuves furent soigneusement lavées et l’argent
précipité des eaux de lavage par le chlorure de sodium ; on vida les
épreuves dans un bain d’or alcalin et l’on fixa à l’hyposulfite de soude
à 125 gr. de sel pour 1,500 d’eau. Enfin, l’argent fut extraitde ce bain à
l’aide du sulfure de potassium.

L’auteur conclut qu’une grande feuille de papier albuminé exige
l’emploi de 3sr.20 de nitrate d’argent qui, au prix de 5 fr. les 31 gr., re-
présentent 0'.50; mais il n’y a d’utilisée qu’une valeur de 0M0 d’ar-
gent par feuille, le surplus se trouve dans les résidus ou autres produits
dérivant du cours des opérations successives.

Quant à la dépense d’or consommé pendant le virage, elle s’élève
également à O'.IO par feuille. Les autres produits n’atteignent pas,
ensemble, la somme de 0'.05.

SOCIÉTÉ FRANÇAISE DE PHOTOGRAPHIE.

Compte rendu des Séances.

Séance du 6 Juillet 1866.— Présidence de M. V. Régnault, de l’Institut.

M. Anthony expose une modification qu’il a apportée à l’appareil
dont nous avons rendu compte dans un précédent article. Cette modifi-
cation a pour but de permettre à ce laboratoire portatif de servir non-
seulement comme appareil de voyage, mais aussi et à volonté comme
appareil d’atelier. Pour cela, il a suffi de rendre mobile la partie de
l’appareil qui porte la plaque et le bain d’argent, de manière à lui per-
mettre de se séparer entièrement du reste de l’appareil après la sensi-
bilisation et la pose. On emporte alors dans la chambre noire la cu-
vette qui sert de châssis, et l’on développe la plaque à la main, comme
si l’on s’était servi d’un appareil ordinaire.

M. Moitessier fait hommage à la Société d’un ouvrage qu’il vient de
publier sous le titre de : la Photographie appliquée aux recherches
micrographiques.

M. Marie présente une série d’épreuves obtenues par un procédé de
lithophotographie qu’il n’a pas encore publié, mais qu’il déclare ne
pas reposer sur l’emploi de la gélatine bichromatée.

M. Pinel-Peschardière présente un grand nombre de spécimens
de photolithographie, de gravure héliographique sur métal et sur
pierre, et de gravure héliographique pour la ziucographie. Voici quel-
ques renseignements sur ce sujet :

Photolithographie. — Les images formées sur la pierre lithogra-
phique sont exactement dans les conditions de la lithographie ordi-
naire; il n’y a au tirage que l’encre lithographique d’une part et la
pierre acidulée de l’autre : vues, portraits, reproductions de dessins,
de gravures, etc., peuvent être reproduits à l’aide du cliché dans toutes
les dimensions. Lorsque l’image est fixée sur la pierre, elle peut
donner lieu à un tirage facile et au moins aussi nombreux que le dessin
ordinaire ; une de ces lithographies a subi un tirage de 700 à 800 exem-
plaires sans altération.

Gravure photographique en creux. — Les plans, gravures, cartes
géographiques, réduits ou amplifiés, peuvent être transformés en gra-
vure photographique à l’aide d’un cliché; le tirage peut aller jusqu’à
4,000 ou 5,000 exemplaires. Les plans, gravures, cartesgéographiques
dont on possède la gravure, soit sur pierre, soit sur métal, peuvent
être également renouvelés à l’aide d’une épreuve. La ditliculté d’obte-
nir des clichés de grande dimension a fait résoudre cette dernière
question pour obtenir les planches de la même grandeur. La facilité
de retrancher sur la ligure qui doit être gravée des noms, des lignes,
des chiffres, etc., est spécialement importante tant pour les cartes géogra-
phiques que pour les cartes marines.

M. Romain-Talbot présente à la Société des filtres faits avec un

papier chimiquement pur.

Ernest Saint-Edme,

Préparateur de Physique au Conservatoire
des Arts et Métiers.

G. A. OPPERMANN, Directeur, G. A. CASSAGNES, Ingénieur,
11, rue des Beaux-Arts, à Paris. Rédacteur en chef.

Paris.— Imprimé par E. Thunot et C% 26, rue Racine.
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