Oppermann, Charles A. [Hrsg.]
Album pratique de l'art industriel et des beaux-arts — 10.1866

Seite: 49-50
DOI Seite: 10.11588/diglit.26971#0033
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ALBUM PRATIQUE DE L’ART INDUSTRIEL. - 10- ANNÉE. - NOVEMBRE-DÉCEMBRE 1866.

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VERRES ET CRISTAUX.

MOSAÏQUE.

Verres » Vitres-mousseline.

Par M. Gugnon fds, fabricant à Paris.

Pl. 51-32.

Les planches 31-32 représentent quelques-uns des modèles des
verres-mousseline fabriqués par M. Gugnon fils.

La partie teintée correspond 5 la partie à jour des dessins dits trans-
parents; — mais tous peuvent se faire sur fond mat ou sur fond trans-
parent.

Le prix des modèles dont il s’agit est de 5 francs le mètre carré pour
chacun d’eux.

GRAVURE.

Gravures mates sur Cristal et sur Verre.

Le procédé chimique à l’aide duquel on produit ces sortes de gra-
vures a été publié tout récemment dans une note de MW. Tessié du
Mothay et Ch. R. Maréchal (de liletz).

La dissolution aqueuse d’acide fluorhydrique produit sur le cristal et
sur le verre des morsures brillantes, alors que l’acide fluorhydrique
gazeux forme un dépoli mat et adhérent.

En effet, l’acide fluorhydrique dilué donne, soit avec le silicium et
le métal du cristal, soit avec le silicium et le métal alcalino-terrcux
du verre, des fluosilicates de plomb et de calcium solubles dans la
liqueur où ils prennent naissance, tandis que l’acide fluorhydrique
gazeux forme du fluorure de silicium volatil et des fluorures
de plomb et de calcium insolubles dans le milieu où ils s’en-
gendrent.

La gravure mate produite par la réaction de l’acide gazeux sur le
cristal et sur le verre est, quoi qu’il en soit, un dépoli strié et d’épais-
seur inégale, car l’eau engendrée par cette réaction, s’acidulant peu
à peu au contact de l’acide gazeux, s’accumule en gouttelettes inégales
et redissout partiellement et inégalement aussi les fluorures de plomb
et de calcium formés.

La production des gravures mates par les vapeurs de l’acide fluorhy-
drique étant donc par le fait industriellement impraticable, les au-
teurs ont cherché, pour arriver à produire pratiquement cette sorte de
gravure, si dans un bain où se dégagerait l’acide fluorhydrique à l’état
naissant au contact de l’acide silicique, du cristal et du verre, il n’y
aurait pas formation de fluorures de silicium et, partant, de fluorures
de plomb et de calcium.

Pour obtenir l’acide fluorhydrique ù l’état naissant, ils ont eu re-
cours à la réaction qu’exercent les dissolutions aqueuses des acides
hydrochlorique et acétique sur les fluorures de métaux alcalins.

Il résulte de ces expériences :

1° que si à 1000 grammes d’eau, par exemple, on ajoute 250 grammes
de fluorhydrate de fluorure de potassium bien cristallisé et 250 gram-
mes d’acide hydrochlorique du commerce, on obtient un bain où le
cristal et le verre se dépolissent rapidement, mais que le dépoli ainsi
formé n’est ni assez épais ni assez régulier;

2° que pour rendre les fluorures de plomb ou de calcium peu ou
point solubles dans ce bain, et partant pour obtenir des dépolis épais
et uniformes, il faut ajouter au bain de sulfate de potasse, jusqu’à quasi-
saturation de la liqueur, c’est-à-dire 140 grammes environ;

3° enfin, que le sulfate d’ammoniaque, ainsi que l’oxalate de potasse
et quelques chlorures avides d’eau, tels que chlorure de zinc, par
exemple, peuvent remplacer le sulfate de potasse pour rendre insolu-
bles dans le bain les fluorures de plomb et de calcium.

Depuis plus d’une année les usines de Bacaral, de Saint-Louis et du
Fort, à Metz, remplacent, en grande partie, les anciennes méthodes de
dépolissage et de gravure du cristal et du verre par les réactions ci-
dessus. Dans ces usines, l’acide fluorhydrique, d’un emploi insalubre
tend de plus en plus à disparaître pour faire place à des sels d’un usage
inoffensif et d’un maniement facile.

I.c Sllcxorc.

Dallage. Mosaïque. Escaliers. Pierres polies.

Rien jusqu’ici n’a remplacé comme dallage le granit et le marbre.

L’asphalte est ramolli par la chaleur, et il se fend par 1 action du
froid. L’élément agglutinalif s’en évapore sans cesse, et il ne reste
plus, après peu de temps, qu’un résidu charbonneux.

Les ciments calcaires se détériorent aux alternatives de sécheresse et
d'humidité ; ils ne font jamais corps, d’ailleurs, avec le lit de béton sur
lequel on les étend, et ils sont ainsi exposés à se détruire facilement
au choc.

Le Silexore en chasse avec énergie les sables ou cailloux mélangés à
sa pfite,qui s’attache avec force au fond sur lequel elle est étendue. La
chaleur ni le froid ne l’affectent; sa dureté égale celle du granit.

Pouvant présenter toutes les couleurs, il devient, comme dallage, un
élément décoratif.

De couleur blanche, il a l’éclat de la porcelaine et reçoit le poli du
marbre.

11 peut faire les plus riches escaliers, bien meilleur marché que ceux
de marbre et certainement plus solides.

Carton pour toiture.

Le Silexore, liquide ou en pâte, s’associe avec tous les tissus et avec
le papier.

Pour nous en tenir à ce qui regarde directement l’industrie de la
construction, nous ne mentionnerons ici que le carton pour toiture.

Le carton, de nature végétale, pénétré de Silexore, matière miné-
rale, présente un composé qui possède les qualités particulières de ces
deux matières : souplesse, légèreté, solidité, ininflammabilité.

Cloué sur des voliges, puis recouvert de pâte de Silexore, ce carton
est inaltérable aux agents atmosphériques.

Il est surtout utile dans les pays chauds, parce que sa solidité aug-
mente en raison de l’élévation de la température.

Mais son avantage essentiel c’est d’être absolument ininflammable,
et de mettre l’édifice qu’il couvre à l’abri des incendies voisins.

Sa préparation et sa mise en place sont faciles pour tout le monde.

A l’aide de gabarits et au moyen de la peinture au Silexore, on
forme, sur la couverture, l’imitation indestructible de tous les genres
de toitures, de toutes les couleurs et de tous les dessins. Le prix de re-
vient et les frais de pose ne rendent pas son emploi plus coûteux que
celui des autres toitures.

J. Charpentier.

GALVANOPLASTIE.

Les Progrès «le rÛIccti’o-cliimic appliquè-c aux. Art»

et à l'Industrie.

GALVANOPLASTIE.

(1e' Article.)

Chacun peut apprécier maintenant de quelle importance est le rôle
industriel et artistique de la galvanoplastie, soit à l’état massif, soit à
l’état de simple couche superficielle.

L’histoire de cette grande industrie physique se trouve plus ou
moins exactement tracée dans les nombreux traités de Physique qui ont
paru depuis sa création ; nous devons donc éviter d’y revenir.

Le but de ce travail est d'indiquer certains détails pratiques qui
sont de nature à intéresser ceux qui s’occupent de l’art galvanoplas-
tique, et de leur exposer des faits essentiellement nouveaux que
M. Henri Bouilhet, un des directeurs de la maison Christoffle et C‘%
a consignés dans le mémoire qu’il a lu cette année devant la Société
d'Encouragement.

Nous présentons donc un certain nombre de notes détachées, dont
l’ensemble constituera un chapitre additionnel à l’histoire actuelle de
la galvanoplastie.

1866. — 7
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