Alembert, Jean Le Rond ; Keith, George
Eloge De Milord Marechal — Berlin, 1779 [VD18 90543998]

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tessè qui faisoit tant appréhender à Philippe V
d’employer dans cette guerre Milord Marécha!,
dut lui paroitre d’autant plus étrange, que l’an-
née précédente il avoit été nommé par ce mëme
roi, pour servir comme Officier général dans
une cxpédition contre les Maures. Mais peut-
ètre la Cour d’Espagne étoit - elle perfuadée ,
qu’un Chrétien , orchodoxe ou non, qui péric
dans un guerre contre les infideles, obtient,
s’ii est néceilàire, !e parden de ses erreurs , en
acquérant le palme du martyre.

Qiioi qu’il en soit, cette guerre contre l’Em-
pereur, qui fuc très-ccurte, étant finie, ?dilord
Maréchal vivoit tranquiile & heureux dans le
Royaume de Valence, olt il trouvoit, dstbit-il,
ds bons aniis, à commencer par le soleil, lorsqu’il
apprit que ion frere le Maréchal Keith , qui
ctoit entré au service de la Russie , avoit été
dangercusement blessè au siege d’Oczacow. II
vola au secours de ce frere qu’il aimoit tendre-
ment, fit plus dc mille lieues pour l’aller cher-
cher, le trouva disputant aux Chirurgiens l’am-
putation de iacuisse, lui sauva cette amputation,
l’amena à Paris, de-là à Barège dont les eaux
le guérirent, & repartit ensuite pour sa chere
Espagne.

En 1744, la France, alors en guerre avec
l’Angleterre, tenta de nouveau de faire passer en
Ecossè le Prétendant, représenté par le Prince
Edouard son fils ( 6 ) ; entreprise que cette Puis-
sance ahandonua bientôt, faute de moyens suffi-
sans pour y réussir ( 7 ). Ce Prince, réduit à son
eourage pour unique ressource , dit à Milord
Maréchal en Pembrasssant : Je n'ai besoin que àe

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