Alembert, Jean Le Rond  ; Keith, George  
Eloge De Milord Marechal — Berlin, 1779 [VD18 90543998]

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qu’il avoit recouvré, pour unerenteviagere assèï
modique , & qu’il netoucha pas fort exaclement,
sur-tout les dernieres années de sa vie. Le seul
avantage qn’il recueillit de son rétabliisement »
fut la succession d’un Pair d’Ecoise dont il étoic
l’héritier. Cette succession, qui lui donnoit en-
viron 3oooolivres derevenu , lé mità portée de
satisfaire pendant ià vie & après sa mort ses incli-
nations bienfaisantes , depuis long-tems contra-
riéespar le délabrement de sa fortune. Quant à
sesdignités , on ne parla pointdeles lui rendre ,
& il se soucia peu de les recouvrer. II n’en avoit
besoin , ni pour lui-mème, dont le mérite étoit
au-deisus des titres , ni pour des héritiers qu’il
n’avoit jatnais songé à se donner.

ïouché cependant de l’intérêt vif & tendre que
lui avoient marqué dans cette occasion se-s com-
patriotes (io), & du desirqu’ils témoignoient de
le revoir, il voulutalter finir ses jours avec eux ,
& demanda son congé au Roi de Pruise, qui per-
doitavec peine un homme tel que lui. L’Auteur
de cetEloge étoit alors à Berlin ; il futtémoindes
adieux du grand Prince & du vertueux Milord.
TL'ous deux s’embralserent les larmes aux yeux .*
Souvenez-vous, luiditle Roi ,fi vottsne vousplui-
sez pas en Ecojse , que vous avez ici un mni à qiti
vousmanquerez toujours, & chnt vausferez cejser
les regrets quand vous le vondrez.

Ce mème Prinee lui écrivoit après son départ ;
Si j'étois une Puijsance marithne, sirois votts en-
lever à l'Eçojse : maisje nepuis , mon cher Milord',
vous tendre que les bras de l'amitié ; venez vivre
Ottprès d'elle, vous jetter dansson seitt.

Les sonhaits du Monarque furent bientôtrera»
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