Alembert, Jean Le Rond ; Keith, George
Eloge De Milord Marechal — Berlin, 1779 [VD18 90543998]

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cêtte jeune peiTonne ; mais Ji votis ttsez de vor
droits, vqiis me mettsez au défespoir. Je vous aimé
cpmve ie pere le plus tendre , maisje riai pas d'ait-
tresfentimenspour votts... Ne puisje ejpérer de
. 'Doiis mspirer jatnais celui que j’éprouve , lui dit
i’on relpeetable Maïtre ? Non, répondit-elle avec
,toute la naïveté de la jeunesse & de lavertu. Dès
'cet inlhnt Milord ne l’aima plus que comme sa
fille, il luifit faire un mariage honnète; & lors-
qu’il alloit partiren i744pourla guerred’Ecoiiè,
il Jui assuradeux milleécus de renteiur les biens
qui lui restoient enqore dans ce Royaume, quoi-
qu’il n’eh n’eut pas !a jouitrance ( t n ). II savoit
pourtant que le Marcchal Keith, qui vivoit enco-
re, & qui n’avoit pas été comme lui proscrit &
eondamiié , pouvoit rentrer dans ces biens après
sa mort: mais il ne douta pas un moment que
son legs në fût acquitté avec scrupule. Ce trait
de nobtesse & de conffance prouvc l’estime que
Milord Maréchal avoit pour son frere ; & ce
frere la justifia bien. II fut tué, comme l’on sait,
au service du Roi de Pruise , & Milord Maréchal
qui lui iurvécut, écrivoit à Madame Geoisrinsa
digne& ancienne amie: Monfrere niulaijséun
bel Bcritage. II venoit de mettre à contribution
toute la Boheine, à la tête d’unc grande armée j
& je lui ai troiivé soixante & dix ducats.
(13).

Pendant son séjour à Neufchâtel , il avoit
connu & goûté le célebre Jean-Jacques Rousi-
seau, qui obligé de sortir de France , étoit venu
chercher dans ce pays libre un repos qu’il n’y
trouva pas. Forcé bientôt à se séparer de Milord
Maréchal , il en épronva les bontés, mème
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