Alembert, Jean Le Rond ; Keith, George
Eloge De Milord Marechal — Berlin, 1779 [VD18 90543998]

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fbn Stuart avoit faits à l’Eglise Romaîne ; par-tout
ailleurs il n’étoit connu que sous le npin.de Cheva»
Iier t]e S. George.

(0 Le Gënéral Keith , frere de Milord Maréchal $
ne l’aVoit pas quifté peadant la guen e d’Ecosse, St
s’embarqua avce lui pour l’Espagne. Milord Marè-
chal , en refusant pour l'ui-mëme le titre de Lieute-
nant-Géne'ral, ne vpulut accepter pour son frere
que celui de Lieutenant-Colonel. Le Roi d’Espagne
lui avoit donné & retr.is à sa disposition des lettres
de Lieutenàris-Géne'raux de les ariüiées, & de tous
les grades inférieurs , avec im plein pouvoir d’en
rempsh - le blanc du nom des personnes dontii feroit
choix. II diilribua tous ces etnplois avant d’arriver
d’Ecosse en Espagne ; & dans cette distribution il
se montra si juste, que personne ne sut niécontent ;
ce qui fait presque autant l’éloge de ses cotnpagnons
d’armes que le sien ; car il etl bien rare de làtisfaire
les prétentioas, quand on se borne à n’êtrc que
juste.

Dâns letemsoùil sollicitoit des secours pour Ie
Prétendant, il avoir passé quelques niois en France «
oiiil s’étoit fait des amis ; peut-étre, après sa jiros»
cription en Ecosse,se seroit-il attaché à cettePuis-
sarice, s’il ne l’avoit trouvée en ce mpniçnt trop
contraire aux déplorables Stuarts : car elle se lioit
alors aveC la Maison d’Hanovre ; 4? ü nt vouloit,
disoit-il , scrvir ni cette maijon , ni Jes AlUJs. Cette
alliance , qui en demeura presque au projet, fut
très passagere , & tout rentra b’entôt dans l’ordre
accoutumé, puisqu’il est d*nr l'ordre que deux !Na->
tions puiffantes & voisines soient ennemies.

(6) Dans l’èxpédition de nq-i, q ni nefut malheu-
reusement qu’en proj-t , Milord Maréchal devoit
avoir à la fois le bâton de Général au noni du Roi
Tacques III , & des lettres de commandement du
Roi d’Espagne sur les troupes que cette Puissance
promettoit d’envoyer en Angleterre.. Ce dernier ri-
tre, qui l’attachoit à un service étranger, le met-
toit a l’abi i du prétendu crime de lèxc-MajeJh! en-
vers le Roi de la grande Bretagne ; mais le pre-
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