Alembert, Jean Le Rond  ; Keith, George  
Eloge De Milord Marechal — Berlin, 1779 [VD18 90543998]

Seite: 61
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-, des. —— II rr.e paroît qu’il vous sert pôur vo'sre
jj argent

On pourroit sormer un recueil très-intéressant &
très-curieux cies dits mc'morabUt de Fréderiç 5 dons
rious venons rie rapporter un exemple j & sur-tous
cieb excellentes reparties qu'il a faites est riiverses
occasions- Nous en citerions phrsielirs, si rie très-
graves personnages n’y étoient pas intéresse's. Nous
iious contenterous rie rappeller ce qu’il riit sur Je
champ rie bataille rie Lissa , après cette journée nié-
morable , où en mOîns de deux hetires de cornbat j
il dissipa l’armée enuemie, prit l’artillerie, le ba-
gage , les rirapeaux , &c., & fit -, tant le jour ménie
cie la viâoire que les suivans, plus de cinquante
mille prisonnieis. Les Autrichiens avoient eu, quel-
ques semaines auparavant, & en son abseace , des
avantages conside'rables , qui mettoient ce Prince
dans le plus grand danger. Je croit, lui riitundeiês
Officiers, dans l’instant oùla bataille rie Lissa venoit
de finir , <2»? ies GJnJraux enncniis ne tiennant pas en
te monient Aes propos 'aujji avàntageux qki ceux quils
Je permettoient il y a quime jours Jur Votre Majesle.
Je leur pardonne , répondit le lloi, lei JottiJes qu ils
tmt pu dire, ensavcur de cellé qu i!t viennent de saire.
Ce Prince pouvoit se permettie de parler ainsi ,
après les marques de courage qu’il avoit données au
moment oii il alloit livrer cette bataiile si hasardeu-
se & si décisive. On Iili représenta que l’armèe enne-
nrie e'toit donble de la iienne : Je le Jais, réponriit-
ll , nzais il ne rne rcfle plus ts autre resscurce que dé
vaincre oü de périr ; je les attaquerai , sussent-ilt Jur les
clochers de Brejlau, Un Roi quis’exprime rie la iorte,i
la tete d’une armée qu’il comniande rJdlement eit
personne, uiérite d’étre viâorienx; aussi Fréderic le
fnt-il au-rielà meme de ses espérancess

(19) Milord Maréchalaimoitprincipalementdans
lès ouvrages de Volraire ce ton de plaisanterie fine
& noble avec lequel il apprécie tontes les sottises
liumaines. En génèral il lisoit avec plaisir, sur-tout
rians sa vieillesse , c’est-à-dii e clans l’âge oii l’onne
chache plus qu’â s’amuser j les ouvrages oU cet
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