Algarotti, Francesco  
Opere Del Conte Algarotti (Band 2) — Venezia, 1791 [Cicognara Nr. 3-2]

Seite: 6
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dans cette capriere on n a pour guide que îe
gout, dontdl est si disficïle de fixer les loix .
Si s Italie avoit eu dans ces derniers tems
des Princes, tels que le Nord en voit au-
jourd’huy ; notre langue ne seroit plus incer-
taine , et comine autrefiois elle seroit uni-
verselle .

Je suis bien eloigne , Sire , de croire que
f aye vaincu tant de dsificultès . I’ ai tache
d' en surmonter la pius grande partie en re-
cherchant les avis de juges aussi delicats que
ï etoit Cornelie, et aussi severes que V etoit
Quintilius en fiait d'ouvrages d'esprit, et de-
venant moi méme sur mon propre ouvrage
le plus rigide Aristarque. Sans m arrêter aux
decisions de ceux qui jugent a un auteur,
qu' ils ne sauroient lire dans sa langue, j'ai
examinè les remarques qui avoient etè pu-
bliees sur mon livre : j' ai tdchè de profiiter
de tout, et de convertir en suc medicinal le
poison méme de la critique (1). Et c est à

quoi

(1) Trust notyoursels, butyour defects tohnow,
Make use ofev’ryfriend, and ev' ry foe .

'Pope Essay on Criticism,
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