Algarotti, Francesco  
Opere Del Conte Algarotti (Band 2) — Venezia, 1791 [Cicognara Nr. 3-2]

Seite: 390
DOI Seite: 10.11588/diglit.28021#0398
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il n’ en veut point ni à la composition de
la lumiere , ni à la difserente refrangibili-
té , ni à l’immutabilité de la couleur ; et
ensin qu’ il n’ attaque point un sisteme ,
fruit de trente années de meditation et
d’ experiences du plus grand philosophe ,
qui ait jamais été . Ii s’agit seulement de
sÇavoir , quel est le nombre des couleurs,
qui composent la lumiere . Monsieur New-
ton en distingue sept principaies, sçavoir
le rouge, l’orangè, le jaune , le verd , le
bleu, l’indigo, et le violçt. Monsieur Du-
fay ies reduit à trois , ie rouge , le jaune,
et le bleu . Avec du rouge et du jaune
on fait l’orangè, avec le jaune et le bleu
on fait le verd , l’indigo et le vioiet ne
sont, selon lui, c|ue des nuances du bleu .
Ainsi avec les trois couieurs cle Monsieur
Dufay on fait les sept de Monsieur New-
ton . Voila l’état de la question , et voiia
ce qu’il s’agit d’éclairçir. Pour cela donc
je fais ies remarques suivantes .

Par couieurs pntniùves on doit entendre
ces couleurs , qui onf un degrè propre de
réfrangibilité , qui sont immuables, et qu
on ne sauroit decomposer . Quelies autres

piarr-
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