Algarotti, Francesco  
Opere Del Conte Algarotti (Band 2) — Venezia, 1791 [Cicognara Nr. 3-2]

Seite: 399
DOI Seite: 10.11588/diglit.28021#0407
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trou clans l’endroit du carton, oii paroit
le blanc, ce blanc se resout sans prisme
dans les sept couleurs primitives qui le
composent. Le rayon verd pourtant à tel-
le distance qu’on le reçoive , est toujours
verd ; ce csui démontre, qu’il n’est pas
composé . Ce qu’ on a dit du verd dans les
deux experiences , dont on vient de parlerr
on peut aussi le clire de l’orangé, qu’on
suppose composé du rouge et du jaune .

On prétend , qu’avec les trois couleurs,
rouge , jaune , et bleu , on fait clu blanc .
Mais , dit on , il faut que le rouge et le
bleu soient en petite quantité par rapport
au jaune. II faut prendre garde, que ce
blanc ne soit du jaune ; et, puisque la cou-
leur de la lumiere tire un peu sur le jau-
ne, qu’ on ne le confonde avec la couleur
mème de la lumiere.

Je ne cloute pas , que Monsieur Dufay,
, pour s’assurer mieux de son blanc ainsi
composé, ne le mette aux deux épreuves
suivantes , en lui appliquant deux experien-
ces de Mr. Newton même, dont on ne
doit jamais si scrupuleusement suivre la
methode ,• que lors qu’ on ose le combattre .

II
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