Algarotti, Francesco  
Opere Del Conte Algarotti (Band 2) — Venezia, 1791 [Cicognara Nr. 3-2]

Seite: 413
DOI Seite: 10.11588/diglit.28021#0421
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p. 144. ) le vert étoit nécessaire , quoiqu’ il
y eut déja dans le mélange du jaune et
du bleu .

8. Mais pour revenir à l’expérience de M.
Dufay, j’ose faire cette question : si les
trois couleurs, rouge jaune et bleu, suf-
fisoient pour faire le blanc ; d’où vient,
qu’en interceptant à la lentille une des
couleurs , qui n’ est ni rouge ni jaune ni
bleu , le blanc disparoit, et se change dans
une autre couleur ; comme il est prouvé
à 1’ article 6. ? Si les autres couleurs , vio-
let indigo vert et orangé, n’ étoient que
des compositions , ou des nuances des trois
primitives rouge jaune et bleu, le blanc
devroit bien être plus foible, moins éclst-
tant, lorsqu’ on intercepte une de ces cou-
leui’s sécondaires ; mais devroit-il changer,
quant à la couleur, et à la nature de la
lumiere ?

g. M. Dufay , après avoir rapporté son ex-
péi ience touchant le blanc, ajoùte : il est
certain, que si les sept couleurs sortent de
ce blanc, daris la cornposition duquel il 11e
sera entrê que les trois couleurs, que je
rcgarde comme scules prirnitives, ïlseradé-

montré,
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