Algarotti, Francesco  
Opere Del Conte Algarotti (Band 3) — Venezia, 1791 [Cicognara Nr. 3-3]

Seite: 420
DOI Seite: 10.11588/diglit.28022#0428
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./ί'νθ Iphîgenje

ìifs me retiennent . Moi je serai ie boui·'-
reau cTune iille , que le sang la jeunesse
sa tendresse pour moi, et mille vertus me
rendent sacrée ? Non, les dieux n' approu-
veroient pas ce sacrifìce. IIs ont voulu seu ·
lement mbeprouver, et me condamneroient,
si je leur livrois la victime qu’ils cleman-
dent. Arcas , cours au devant de la IIei-
ne ; rends lui ce billet, et que tes discours
s’accordent avec ce que jecris. Je lui man-
de , qu’Acliille , ne soupirant qu’après la
gloire, veut dissérer cet Iiymen jusqu’à son
rétour cle Troye. Va, cours, prends un
guide Jsidelle. Si ma fille met le pied dans
l’Aulide , elle est morte. Sauve-la d'UIys-
se, de sarmée, de Calclras, de la réligion,
sauve-Ia de ma propre foiblesse.

Arcas

Comptez sur moi, seigneur, je vole pour
vous obéir .

A Ï Pl

Agamemnoìi

Suspend ta colere, o clraste
Déesse , ne souille pas tes
autels du sang d’une
mortelle , qui a toujours
suiyi tes loix . . ·

Mais;
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