Algarotti, Francesco  
Opere Del Conte Algarotti (Band 3) — Venezia, 1791 [Cicognara Nr. 3-3]

Seite: 445
DOI Seite: 10.11588/diglit.28022#0453
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E N

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A U L ID E.

Iphigënie

Ah , non, arrétez , nradame . Mon pè-
re, qui vouloit nous faire retourner à Ar-
gos , saura peutetre me sauver au milieu
méme de I’armee ; lui qui y tient le rang
supréme , et qui a toujours aimè Iphigénie .
Mais , hélas , de queis yeux reverrai-je Ar-
gos? Moi qui en étois partie au milieu des
concerts des danses, pour ètre Fépouse d’
Achille ; moi qui fille d’Agamemnon et de
Cljtemnestre, fdle de Thétis, devois re-
gner à Pthie dans les riches maisons tie Pé-
lée, et qui dans la race d’Achille étois de-
stinée à donner de nouveaux hèros à la Gré-
ce . Non, laissez moi mourir. Je mourrai
au moins remplissant sans murmure la de-
stinée, à laquelle m’appellent les ordres d’
un pere, et les dieux. Je mourrai sans des-
honneur.

Clytemnestre

Hèléne, soeur fatale a la maison des Atri-
des, qui troubìez toute la Gréce, qui met-
tez en armes l’Europe contre PAsie , que
Yous me coûtez de larmes ! Ce n’étoit pas
assez que vous eussiez deshonnorè la cou-
che de Ménélas. Faudra-t-il encore qu’Aga-

rhe-
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