Algarotti, Francesco  
Opere Del Conte Algarotti (Band 3) — Venezia, 1791 [Cicognara Nr. 3-3]

Seite: 455
DOI Seite: 10.11588/diglit.28022#0463
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en Aulide, 45S

pellai clu dotix nom de pòre, et que vous
honoràtes du nom de vòtre fllle : c’est moi
qui reçûe la premiere dans vos bras epui-
sai par mille caresses la tendresse paternel-
le : c’est moi que vous aviez destinée au
fils de la Déesse, à un prince digne de
yótre alliance . Hélas ! avec quel plaisir ne
me faisois-je pas compter le noms des païs
que vous alliez dompter ensemble . Je ne
mVttendois pas que, pour commencer ce
triomphe, mon sang fût le premier qu’on
dùt verser.

Agamemnon

Ma fille, il n’ est que trop vrai: j’igno-
re par quel crime la vengeance des dieux
demande une victime telle que vous ; rnais
ils vous ont nommée . Les Grecs ne sau-
roient aborder a Troye, que vótre sang
ne soit versé. Calchas l’avoit annoncè, et
moi metne je viens d’entendre cet oracle
funeste, qui a étè prononcè contre vous
pour la seconde fois . Que n’avois-je point
fait pour vous sauver? Je vous avois sacri-
siè sintérêt de la Gréce, mon rang, ma
suretè : Arcas alloit vous defendre l’entrée
du camp : les dieux 1’ ont égaré en chemin.

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